Barcelone-Martigny

JOUR 1

En fait, à l’origine ce voyage devait s’intituler « Barcelone-Milan ». C’était l’itinéraire planifié pour les vacances d’avril-mai 2020. Les virologistes d’un labo de Wuhan ou leurs pangolins ou encore leurs chauve-souris en ont décidé autrement. Comme des milliers de voyageurs, nous avons annulé ce projet, économisé sur les billets d’avion durant deux ans et remplacé les km de vélos par un équivalent en litres de vin.

Six vagues de Covid-19 et trois doses de vaccins ont permis un certaine accoutumance (ou immunité, c’est selon…), alors nous pouvons reprendre les voyages internationaux en toute simplicité, ou presque.

Le prix du pétrole ayant grimpé grâce aux atrocités de Vlad Poutine (s’en vient aussi populaire que le roumain Vlad III, de la dynastie des Draculae), j’ai eu la brillante idée de vouloir prendre le vol le moins cher i-e de passer par Philadelphie pour se rendre à Barcelone.

Grossière erreur. D’abord, simplement pour entrer en Espagne il faut compléter leur application de passeport vaccinal qui n’a rien de conviviale. Cela aurait été suffisant comme emmerde mais les américains en rajoute puisqu’il faut un test Covid négatif pour entrer sur leur territoire par avion.

C’est peu compliqué je l’admet mais déjà de démonter des vélos puis de faire inspecter les boites manuellement aux objets hors dimension parce le « scanner » de YUL au comptoir dit « hors dimensions » n’accepte pas les objets portant ce qualificatif, s’il faut en plus se faire questionner sur notre vaccination et nos symptômes par des gens qui ont potentiellement voté pour Trump aux dernières élections, cela rend le déplacement cahoteux.

Par exemple, à l’aéroport de Philadelphie, après avoir attendu en ligne pour monter dans l’avion, on nous interdit l’accès et on nous réfère au comptoir principal d’American Airlines pour faire vérifier encore notre vaccination. Il fallait voir la dame, mûre pour la retraite depuis au moins une décennie, son masque abaissé à mi-bouche, toussotant son 30 minutes de sevrage de tabac, me questionnant sur la date de mon dernier vaccin parce qu’elle ne pouvait pas comprendre qu’au Québec, 12 Décembre 2021 ne s’écrit pas December 12, 2021.

Ayant prévu de telles anicroches, nous avons voulu simplifier la fin du voyage. Et puisque la pandémie nous a empêché de voir nos amis suisses depuis près de trois ans, à kilométrage égal, c’était une bien meilleure idée de terminer le tout à Martigny.

Une fois le bordel aérien terminé, l’assemblage des vélos à l’aéroport de Barcelone s’est fait facilement et Komoot ( notre application préférée pour naviguer à vélo) nous a permis de sortir de l’aéroport via une piste cyclable et de faire un 25 km sécuritaire jusqu’à l’Aparthotel Silver.

Une petite marche de 10 km nous a permis par la suite de visiter les alentours.

Cathédral de Barcelone à la Plaça Nova

Demain, on se tape une expérience Gaudi.

Bilan: 24 km roulés avec 117 mètres d’ascension

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