La Loire à vélo jour zéro

Prélude: Paris-Train-Nevers

Depuis nos deux derniers voyages, nous avions pris l’habitude de monter les vélos à l’aéroport puis de débuter la randonnée directement.

Cette fois-ci, nous tentons un genre différent afin de se rendre rapidement à Nevers, point de départ du parcours « La Loire à vélo ».

En fait, 280 km séparent l’aéroport Paris-Charles-de-Gaule et Nevers et, quoique certains d’entre vous penserons que je prend un énorme plaisir à me taper cette distance quotidiennement, le but, ici, n’est pas une course mais une vacance se voulant plaisante et paisible. Alors on se fera un 32 km.

C’est la distance Paris-CDG jusqu’à la gare de Bercy.

Munich et Bruxelles ont des pistes cyclables tout près de l’aéroport; Paris-CDG a plutôt des routes à deux et trois voies sur lesquelles les conducteurs donnent l’impression qu’une bombe nucléaire est sur le point d’exploser à l’aéroport.

Après environ 4 km infernaux, les chauffards de la fin du monde peuvent continuer sur la A1 et nous laisser tranquille sur la départementale.

Le trajet jusqu’à Paris est essentiellement insipide. Nous emprunterons le parc Georges-Valbon et, pour ceux qui ont déjà visité Paris et qui n’ont jamais noté ce parc, cet oubli est tout-à-fait raisonnable puisque ce parc ressemble à un terrain de golf minable abandonné où les arbres y ont repris leurs droits.

Le seul autre point d’intérêt sera lorsque nous franchirons le canal de l’Ourcq; oeuvre d’ingénierie française remarquable ayant permis, à l’époque, d’approvisionner une partie de Paris en eau. On y transportait aussi du bois des forêts de François 1er. Beaucoup d’autres histoires y sont rattachées mais bon, j’ai deux autres journées à rattraper alors…

Par la suite, le onzième arrondissement nous fait sentir ses dizaines d’intersections pour se rendre finalement à la gare de Bercy.

Le train pour Nevers est à l’heure et nous avions évidemment réservée une place pour les vélos (à ne pas oublier pour ceux qui feront un jour ce même voyage).

Deux heures plus tard, on descend à Nevers et rejoignons l’hôtel Beauséjour. Le propriétaire est accueillant mais nous laisse savoir qu’il a hâte de vendre l’endroit.

Évidemment, il laisse aux futurs propriétaires la tache de sortir cet établissement des années soixante…

On soupe dans une crêperie bretonne fort agréable puis dodo.

Bilan: 280 km mais seulement 32 de roulés (vive le train!)

156 mètres d’ascension (ce voyage annonce peu de grimpe)

3 réflexions sur “La Loire à vélo jour zéro

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