Salzbourg
« Château de sel », c’est l’étymologie du nom de la ville, faisant référence aux mines de sel l’ayant rendue riche. Les Celtes venaient en chercher il y a plus de 2500 ans.
Pour ma part, je peux vous dire que j’en ai plutôt donné du sel pour m’y rendre.
Je croyais qu’après avoir gravi la route alpine du Grossglockner, le reste du voyage serait facile. Eh bien non.
Le départ de Fusch an del Grossglockner était relativement roulant; faux-plat descendant mais contrecarré par un bon vent dans la proue de mon cargo. Par contre, le paysage est toujours idyllique.


J’ai déjà écrit dans d’autres blogs que je commence à en avoir plein les jambes lorsque l’inclinaison de la route s’approche de 15%.
Alors vous comprendrez que j’étais surpris lorsqu’on a franchit une section à 24%.
J’ai du prendre un répit et par la suite, j’ai tout simplement poussé le vélo sur plusieurs mètres puisque j’étais incapable de repartir dans la pente « amoindrie » à 19%.
Arrivés sur un petit plateau, on repart mais un autre mur se dresse devant nous. J’étais tellement concentré à pousser sur les pédales que je n’ai même pas vu l’écriteau au haut de la pente; c’est mon amour qui a pris la photo.

Je peux vous dire que j’ai vu, un bref instant, alors que je regardais mon GPS pour tenter de comprendre pourquoi je forçais comme un auroch après son attelage, 31% de pente.
Cela surpasse de 10% la côte à Godin (surnommée « de la misère ») aux Éboulements, dans Charlevoix.
Par la suite, nous avons eu de longues sections soutenues à 18%. Une longue descente vertigineuse nous attendait de l’autre côté ainsi qu’un bon café.
Une fois la descente complétée, on reprend une montée de fous variant de 12 à 19%.
Rendus au sommet, je dis à mon amour qu’il reste simplement 30 km de pure descente vers Salzbourg donc, arrivée prévue dans une grosse heure…
C’est tout de même un beau décor pour réparer une crevaison.
L’entrée dans une ville à caractère médiéval et grouillante de vie comme Salzbourg nous fait vite oublier les aléas du voyage.
L’accueil à l’hôtel Weisse Taube est chaleureux et on prend un plaisir coupable à « parker » les vélos pour deux nuits.
Avant le souper, nous allons prendre un verre dans un pub irlandais où je peux enfin boire autre chose que les bières blondes sans saveur qui dominent le marché dans les petits villages du Tyrol.
Le lendemain, on se lève tôt pour débuter nos visites puisqu’on se dit que les touristes seront abondant car le premier mai, dans plusieurs pays d’Europe, c’est la fête du travail.
Premier arrêt, lieu de naissance du personnage de Salzbourg le plus populaire, Mozart.
Je pourrais vous parler aussi de Charles Doppler, découvreur de l’effet qui porte son nom mais à part les utilisateurs d’échographie ou les astronomes amateurs lisant ce blogue, son existence semble avoir moins retenu l’attention que celle de Mozart.
Tout le monde a une petite idée sur la vie de Mozart, sur la précocité de son génie musical, sur sa relation avec son père ( renommé professeur de musique), etc.
Le musée parle en bien de sa soeur qui était elle aussi une grande musicienne mais restée dans l’ombre de son frère.
On retiendra aussi que l’épanouissement musical de Mozart s’est réalisé autant, sinon plus, à Vienne.
À l’instar de la cuisine représentée ci-haut, on constate que le lieu de naissance de Mozart était bien modeste.
Par la suite, nous marchons dans la ville pour s’en imprégner, visitant au passage les jardins du Château Mirabell.

On assiste durant quelques minutes à un concert en plein air puis nous continuons notre marche jusqu’au funiculaire.



Le funiculaire nous grimpe jusqu’à la forteresse de Hohensalzburg.
Débutée dans les années 1000 et terminée dans les 1600, elle serait la plus grosse forteresse d’Europe. Elle domine littéralement la ville.


Elle abrite quelques petits musées d’intérêts discutables dont un musée de la torture, nous rappelant qu’il y a déjà eu des fauteuils moins confortables que ceux d’une salle d’attente.
Voici quelques autres photos prises lors de notre longue marche. La dernière en est une d’une machine distributrice de chambre à air de vélo; fallait y penser.




Demain, on se rend à Passau pour débuter notre « descente » du Danube vers Vienne, Bratislava et éventuellement, Budapest.
Bilan:
616 km roulés
8775 mètres d’ascension

À Vienne n’oubliez pas d’aller visiter les appartements de Sissi incluant son petit gymnase dans le Palais des Hasbourg en plein centre de la ville. Allez écouter un concert Mozart en achetant vos billets à un vendeur itinérant habillé en Amadeus. Si vous avez le temps allez voir les oeuvres de Klimt au Quarter museum au centre-ville……
Belles photos de Salzbourg qui pour nous évoquent de très beaux souvenirs près de la rivière Salée.
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