Espagne et Portugal jour 2 Ronda

Après s’être ouvert l’appétit à gonfler les pneus des quatre vélos (le gonflement fait à l’aéroport reflétait notre jet lag), on savoure le déjeuner puis nous quittons nos hôtes adorables, direction Ronda.


La photo ci-haut reflète bien notre enthousiasme et notre naïveté.

À peine 4 km accomplis, je fais une crevaison à nouveau sur mon pneu avant. 

La chance nous sourit toutefois, Bruno, via le web, trouve un magasin de vélo à 120 m de nous. 

Le mécano, hyperconsciencieux, trouve un petit trou d’aiguille dans ma chambre à air et trouve aussi une fissure dans mon pneu qui semble être à l’origine de mes petits malheurs. Comme il n’a pas la taille de pneu équivalente, il réparera celui-ci et changera la chambre à air.


Cet arrêt nous permettera de se procurer nos cartouches de CO2 pour la prochaine crevaison.

Nous repartons quelques minutes plus tard sous un soleil radieux.

Après à peine 2 km, en descendant une petite côte avec virage au bas, j’aperçois un petit filet d’eau, s’échappant du caniveau, au centre de la chaussée. L’asphalte étant déjà chaude, je me dis voilà une condition idéale pour dérapper.

Aussitôt pensé, aussitôt fait. Me voilà sur le côté droit, laissant peu à peu quelques millimètres de peau sur le sol andalousien.

Le reste du groupe me rejoint avec précaution pour éviter d’avoir le même sort. Mon amour regarde mes plaies ; plus de peur que de mal. Un band aid sur un doigt et le reste sèchera au vent.

Le vélo a aussi quelques égratignures mais rien pour l’empêcher de fonctionner. Alors, retour en selle.

Comme à l’habitude, on tente de se tenir loin des routes à haut traffic. Résultat, une photo vaut mille mots.


Cette route de cailloux de Rio Pereilas nous donnera du fil à retordre autant pour y garder son équilibre que pour la navigation puisque quelques petits embranchements venaient confondre le tableau.

Dans ce contexte, Michèle, ayant prit un mauvais virage, a tenté de mettre le pied à terre pour se permettre de virer à 180 degres dans ce tas cailloux. Résultat, la chaussure droite n’a pas « déclippé » de sa pédale. S’en suit une chute semblant assez banale a priori.

Michèle nous rassure qu’elle n’a rien. Toutefois, en tentant de repartir, elle constate que son dérailleur arrière s’est enfoncé dans sa roue. La pièce qu’on appelle le « drop », sur laquelle est vissé le dérailleur, semble s’être un peu désaxée vers l’intérieur. Le tout se redresse assez rapidement mais je crois que la cable du dérailleur s’est aussi étiré ce qui fait en sorte qu’en se dirigeant vers le gros pignon arrière, la chaine à tendance à aller se coincer entre la roue et le gros pignon.

Quoique le vélo de Michèle soit fonctionnel, ce surplus d’attention à porter à ses changements de vitesse dans un contexte de grosses ascensions et de chaleur extrême va rendre la journée de Michèle exténuante.

Moins d’un km après ce dernier incident, on retrouve une route asphalté avec un décor enchanteur.


On se dirige vers Alozaina, notre premier village blanc de l’Andalousie. Le surnom de ces villages provient du fait que les mûrs extérieurs des maisons sont peints à la chaux.


Ces villages sont aussi reconnus pour leur position stratégique en hauteur; question de pouvoir surveiller le territoire et se défendre à une autre époque.

Aujourd’hui, je crois que cette tactique fonctionne encore pour se protéger des cyclistes qui voudraient y circuler trop rapidement.

Les pentes abruptes des rues de pavés d’Alozaina nous ont fait faire acte d’humilité forçant le pied à terre. Encore là, je laisse parler les photos.



Les locaux, bien assis à l’ombre, semblaient se demander pourquoi n’avions nous pas une voiture pour visiter leur pays alors que le thermomètre va afficher jusqu’à 39 C aujourd’hui.

Une fois au village, on fait le plein de liquides puis on repart vers El Burgo.

La beauté de la route et du paysage n’ont d’égaux que le niveau d’ascension et la chaleur ambiante.


Arrivés à El Burgo, encore achats de bouteilles d’eau (je vais boire plus de 4 litres durant la journée) et pause à l’ombre.


Par la suite, on attaque la chaine de montagnes de la réserve naturelle la Sierra de las Nieves; réserve mondiale de la biosphère.

Cette portion constituera la majeure partie de notre ascension du jour; un vrai col!

Arrivés à un belvédère où l’on prend une pause en se séchant au vent chaud, nous avions la fausse impression d’être au sommet du col.

Tout le portait à croire puisque la route redescendait et que le panorama imprenable nous montrait El Burgo au loin qui semblait si basse, confirmant l’ascension que nous venions de faire.



Et bien non, aussitôt partis, la descente se termine en moins d’un km puis on en reprend pour 400 m d’ascension.

La grimpe se terminera finalement à Puerto del Viento, à 1190 m, dominant ce que Bruno a qualifié la vallée de la mort.



De par la chaleur qu’il faisait, vous comprendrez l’ironie devant la photo suivante.


La descente du col vers Ronda s’est avérée sublime avec une chaussée de velour et une attention toute particulière pour les cyclistes.


Arrivés à Ronda à l’hôtel Alavera de los bagnos, l’accueil est chaleureux et les boissons froides sont bien méritées.

L’activité dans les boutiques en Espagne reprenant vie après 17:00, Bruno en profitera pour faire réparer le vélo de Michèle.

Je profiterai de ce moment pour prendre ma douche avecmon cuissard de vélo afin de mouiller ce dernier pour le décoller de ma cuisse gauche; il m’a servi de pansement durant la journée.

Après une marche touristique dans la fabuleuse Ronda et souper dans un resto offrant un magnifique couché de soleil, repos pour pouvoir affronter une autre bonne journée de vélo.



Bilan:

43.6+67.4= 111 km

Ascension: 450+1604= 2054 m



4 réflexions sur “Espagne et Portugal jour 2 Ronda

  1. Hello from Ireland!

    Je vois que la loi de Murphy vous a été démontré à maintes reprises dès le début du voyage. Moi qui nous trouvait malchanceux d’avoir acheté des billets de bus pour la mauvaise journée et d’avoir attrapé une petit rhume, ce n’est rien comparé à vous. Bonne continuation!

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