11 septembre 2016
En 2008, mon amour et moi visitions la Provence en voiture. Nous avions parcouru une partie de la route du Ventoux, via Malaucène mais le sommet était fermé. Il y avait quelques cyclistes grimpant ce chemin populaire et on s’était dit qu’un jour nous reviendrions faire comme eux.
Voilà! Sauf que nous n’avions pas prévu, à l’époque, de faire plus de 900 km, en provenance de Bordeaux et d’avoir grimpé plus de dix mille mètres comme mise en jambe au préalable.
Levés tôt, belle journée ensoleillée, on va prendre le petit déjeuner au coin de la rue; la dame sert un excellent café et elle est plus matinale que les proprios du Domaine des Tilleuls.
Comme on a aucune idée de la température au sommet et que nous voulons y passé un peu de temps, on emporte un peu de linge mais tout cela est très peu comparé à ma cargaison habituelle alors je retire mes supports à baggages et prend simplement le sac d’Hélène; mon vélo me donne l’impression de peser comme une plume. Comme quoi, dans la vie, tout est relatif.

L’approche classique de l’ascension du Ventoux, comme au Tour de France, est via le village de Bédoin.
La petite route sinueuse entre Malaucène et Bédoin est particulièrement agréable et l’omniprésence des conifères sur l’arrière-plan des montagnes, rappel un décor de la Sierra Californienne.



À Bédoin, on constate la présence de multiples cyclistes se préparant pour le Ventoux.
Puis on commence à grimper. Facile 2-3% au début, on arrive assez rapidement dans le 9% soutenu, avec comme seul décor, la forêt. C’est là que le vélo devient surtout une épreuve mentale.
Une fois arrivée à la limite des arbres, la pente s’adoucit un peu et de voir le sommet donne de l’ardeur.
Un petit 11% avant l’arrivée viendra vérifier nos convictions.


Le paysage et la météo sont sublimes.
On refait nos forces au resto du sommet en jasant avec le couple de la table adjaçante. Celui-ci est un ancien coureur automobile de côte (ce genre de course existait au Ventoux dans le passé).
Il mentionne qu’il détient le record d’ascension de 1959 dans une catégorie de voiture qui nous est complètement inconnue.
Une fois rassasiés, c’est la descente rapide vers Malaucène.




Retour des vélos aux cellier puis repos à la piscine.

Le soir, nous soupons Chez Laurette, cuisine exquise à ne pas manquer à Malaucène.
K&H
Bilan:
12362 mètres d’ascension





Superbe photos et paysages
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