Nantes-Bretagne-Normandie

La forêt de Brocéliande

Comme nous avons parcouru une partie du voyage en véhicule motorisé, ceci veut dire que certaines distances qui nous auraient pris deux jours ont été faites en quelques heures. La météo étant plus ou moins agréable, en fait, tout le long de notre voyage, nous avons constaté que la météo au Québec était au beau fixe avec souvent une dizaine de degrés supérieurs à celle que nous avions en Bretagne-Normandie, j’avoue avoir vérifié si nous pouvions revenir à la maison plus tôt que prévu; hélas non, nos billets d’avion n’étaient pas modifiables.

Rennes-Nantes peut se faire en une journée de vélo, mais alors nous aurions eu plus de 5 jours à tourner en rond dans Nantes, ville que nous avions déjà visitée en 2018.

Vincent, rencontré chez Isabelle et Pilou, à Bellême, nous avait suggéré d’aller visiter la forêt de Brocéliande alors, comme c’est à une distance raisonnable de Rennes, cela va nous permettre d’approfondir notre visite de la Bretagne et de ses légendes.

Bon, le roi Arthur, Merlin, Lancelot, Les Chevaliers de la Table Ronde, etc., pour moi, à part le dessin animé de Disney et les différentes allusions au Saint Graal dans Indiana Jones et les romans de Dan Brown, je n’y connais rien.

Arthur, pour les locaux, viendrait de Artos qui veut dire soit ours ou guerrier en langage celte. C’est assez curieux parce que artos, en grec, veut dire pain levain et c’est un pain qu’on servait à la Pâques pour fêter la résurrection. Comme dans la légende, du moins une de ses multiples versions, le roi Arthur ne serait jamais mort mais serait en dormance sur l’ile d’Avalon en attendant de revenir pour sauver je ne sais qui, il faut croire que les légendes, même avec des origines étymologiques différentes, finissent toujours par se recouper.

Je croyais vaguement que la légende du roi Arthur venait d’Angleterre et les anglais, pour différentes raisons, qui doivent être aujourd’hui surtout économiques, disent que cette partie de l’histoire leur appartient. Les bretons, par contre, disent qu’il a vécu surtout chez eux, dans la forêt de Paimpont dites forêt de Brocéliande. D’autre sont plus unicistes en mentionnant que Arthur était un chevalier breton qui a combattue les barbares (angles et saxes) à une époque où la Bretagne était une région comprenant la Bretagne actuelle et une partie de l’Angleterre (i-e de la Grande bretagne). Mais bon, ce que j’en comprends c’est que différents rois, à différentes époques se sont approprié cette légende pour se donner une légitimité auprès du peuple qu’ils désiraient contrôler. L’histoire humaine quoi, plus ça change plus c’est pareil.

Et Merlin l’Enchanteur dans tout cela, eh bien ce serait un autre personnage de légende, magicien sorti de la forêt (…de Brocéliande, qui sait?) qui aurait instigué la naissance d’Arthur avec un sortilège et l’aurait fait devenir roi en lui faisant remporter l’épreuve de sortir une épée d’une roche ou d’une enclume (Excalibur) et qu’il aurait pu prédire l’avenir, etc. Il devait avoir tout de même un côté très humain puisqu’il est tombé amoureux d’une fée, Viviane, qui l’a fait éternellement prisonnier dans une grotte grâce à un sortilège qu’elle avait appris de lui-même. Légende ou pas, le nature humaine a peu changé avec les siècles qui passent.

Pour vous éviter un déplacement inutile, voilà le tas de roches ou Merlin serait prisonnier.

Et voilà l’allure de la forêt de Brocéliande qui ressemble à…

…une forêt.

Le village de Paimpont est charmant avec son abbaye transformée en hôtel de ville, son lac et ses quelques commerces vivant du tourisme attiré par de vieilles légendes immortelles.

Juste à voir mon habillement, vous comprendrez que la température oscillait entre 6 et 8 degrés Celsius.

Sur cette photo, on voit que mon vélo est nettement allégé. La raison est que nous avons roulé directement de Rennes à la chambre d’hôtes à St-Malon-sur-Mel (42 km) pour y laisser la majorité de nos bagages pour ensuite se dépêcher d’aller au marché Plélan-le-Grand, à 10 km de là pour acheter des victuailles pour le souper puisqu’il n’y a pas de restaurants à proximité de la chambre d’hôtes et que les propriétaires de cette dernière ne servent que le petit déjeuner.

Après avoir acheté le souper, nous n’avions aucun soucis de nous promener lentement à visiter la forêt de Paimpont (de Brocéliande) et le village du même nom et la fontaine de Jouvence puisque la température ambiante était proche de celle d’un réfrigérateur.

La fontaine de jouvence ci-haut avait l’air plutôt à sec alors la vie éternelle sera pour une autre fois.

Une fois notre tournée de légendes terminée, de retour à la chambre d’hôte Les Bouyères pour une douche chaude et le souper avec une bouteille de champagne de la Famille Bernard, gracieuseté de Pilou.

Distance à vélo aujourd’hui: 69.92 km avec 555 m d’ascension

Bilan à date: 516.95 km roulés à vélo et 4714 mètres d’ascension.

Demain, Blain.

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Saint-Malo

Bon, je sais que le blog s’intitule Hélène et Karl à vélo, mais aujourd’hui, nous trimbalerons les vélos dans une fourgonnette Renault Master. Il pleut au départ de Morlaix alors, nous sommes en partie satisfaits de notre choix.

Sur l’autoroute en direction de St-Malo, Hélène remarque des indications pour La Côte de Granit Rose. Elle se souvenait que des gens de Vendée rencontrée à Guérande nous avaient parlé de ce site touristique alors nous bifurquons.

Après avoir traversé le village de Lannion, nous arrivons sur la côte en question.

D’abord nous sommes estomaqués par une splendide plage bordée d’une eau cristalline évoquant un paysage plutôt tropical. Toutefois, je vous fais abstraction de la température du vent et de l’eau; nous sommes tout de même en Bretagne.

Déjà cela, c’est une belle surprise. L’eau, de la perception du bout de mes doigts me semble relativement froide mais il y a des bretons qui nagent allègrement.

Pour le reste, nous assistons à un exercice d’équilibre rocheux, façonné par des siècles d’érosion.

Le reflet rose est plus ou moins apparent selon les rochers observés. Pour ceux qui s’intéressent à la géologie, ce qui est mon cas puisque j’ai déjà hésité entre devenir géologiste plutôt que biologiste (finalement je me suis perdu en chemin et suis devenu médecin, allez comprendre…), le rose provient du feldspath dans le granit. Le feldspath est le minerai le plus fréquent en volume dans la croute terrestre. Comme tout bon granit, celui de la côte rose est composé de différents minéraux. Ici nous avons affaire à du feldspath pour le rose, du mica pour le noir et du quartz pour le blanc.

Ensuite nous marchons le long du littoral, question d’activer la circulation puisqu’après tout, c’était supposé être un voyage sportif. Pour les invétérés de la marche, il y a moyen ici de faire la GR 34 (40 km). Au restaurant, le midi, nous rencontrons plusieurs marcheurs venant de la terminer avec ce sourire béat des marcheurs de GR qui, bien qu’ils cherchent la tranquillité des sentiers, semblent toujours heureux de retrouver la civilisation.

Une bière et une crêpe plus tard, nous repartons vers Saint-Malo.

La pluie et le vent de cette queue de tempête rendent la conduite jusqu’à St-Malo désagréable. Nous arrivons dans un appartement loué qui se nomme pompeusement Manoir 1685 Saint Malo.

Une jeune dame nous accueille, coincée entre son téléphone portable et son Ézéchiel de 4 ans, calme comme chihuahua venant de marcher sur un nid de guêpe; si l’habit ne fait pas le moine, je ne crois pas que le prénom fasse le prophète.

Le stationnement est inclus dans la réservation mais elle ne s’attendait pas à une fourgonnette. Qu’elle se compte chanceuse, nous aurions pu arriver à vélo, dégoulinant de poussière de route sur le plancher de son appartement; nous avons l’impression, durant ce voyage, qu’à certains endroits, ils aimeraient louer une chambre mais ne pas voir de visiteurs.

De toutes façons, la fourgonnette se range très bien puis nous disons à la dame que nous allons explorer la vieille ville de St-Malo à pied. Elle nous suggère de prendre plutôt une navette puisque c’est à 4 km. Nous irons tout de même à pied et j’ai failli lui suggérer que ça leur ferait du bien à elle et Ézéchiel une belle petite marche de la sorte de temps à autre, mais je me suis abstenu.

Chemin faisant, je constate dans la vitrine d’un magasin qu’on parle d’orthopédie sur mesures. En tant que chirurgien orthopédiste, je constate que la notion orthopédique est différente ici; je n’ai aucune connaissance en prothèse mammaires ni en lingerie. Faut croire que c’est différent chez les Maloins.

Nous arrivons au port d’accueil des courses transat Québec-St-Malo.

Il y a quelques beaux bateaux tel ce catamaran de course de 42 pieds, mais à part de nombreux retraités avides de souvenirs, je ne vois pas de voileux; ils sont probablement au chaud dans leur demeure.

Après s’être baladé dans les rues de la vieille ville et avoir pris quelques photos dont celle de la piscine d’eau de mer, nous trouvons un petit resto tranquille pour déguster quelques saveurs locales dont le bulot.

C’est un mollusque gastéropode (avoir le pied sous l’estomac) comme un escargot. Au Québec, parait il, on les appelle bourgot. Comme les escargot, le goût est variable selon la préparation.

Ceci terminait notre brève visite de la ville natale de Jacques Cartier, soi-disant découvreur du Canada. Plusieurs autre navigateurs s’étaient aventurés dans l’estuaire du St-Laurent, mais Cartier a eu la bonne idée de retenir un nom. Il faut dire aussi que les descendants de Donnacona ont aussi une histoire différente à savoir qui a découvert ce territoire qu’on appelle Canada. Mais bon, c’est complexe.

Demain, Juno Beach et Bellême.

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Morlaix

Avec Concarneau et Brest, nous complétons notre visite du département du Finistère avec Morlaix. Le Finistère est cette pointe à l’ouest de la France qui avance dans l’atlantique. Phénomène linguistique intéressant, l’origine latine du mot Finistère, finis terrae, signifie fin de la terre ou bout du monde alors qu’en breton, ça se dit Penn-ar-Bed, i-e tête ou début du monde. Alors, comme l’expression dit, c’est selon.

J’avais choisi Morlaix comme village pivot puisque c’était supposé être la capitale Bretonne de la microbrasserie selon un guide de Lonely planet, mais bon, nous n’avons rien vu de la sorte.

Par contre, comme c’est une ville encaissée dans une vallée étroite traversée par le Dosenn aussi appelée la rivière de Morlaix, nous avons pu admirer une géographie intéressante.

Pour la petite histoire étymologique, la relation rivière et fleuve devient encore intéressante pour la définition d’un fleuve selon la notion d’un français ou d’un québécois.

Une rivière est un cours d’eau d’un bon débit qui va se jeter soit dans une autre rivière, un lac ou un fleuve. Par contre, un fleuve est un cours d’eau d’un bon débit qui va se jeter dans la mer. Au Québec, puisque nous n’avons qu’un fleuve, et qu’il est majestueux, nous avons tendance à regarder les multiples fleuves français comme des rivières parce qu’ils ont souvent la largeur de nos grandes rivières et non la largeur du St-Laurent à la hauteur de La Malbaie, i-e environ 15 km.

Alors la Rivière de Morlaix, qui passe sous la ville à la hauteur de l’Hôtel de ville de Morlaix, est en fait un fleuve puisqu’elle se jette dans La Manche.

Comme elle est encaissée dans une vallée étroite, Morlaix a du construire un viaduc ferroviaire pour permettre le passage du train. C’est pour cela que Morlaix porte aussi le surnom de Cité du Viaduc.

L’apparence nocturne est encore plus intéressante.

D’autres parts, Morlaix marque un point tournant pour notre voyage à vélo: La Météo!

Une dépression est en train de s’abattre sur la Bretagne et de la pluie et des vents violents s’annoncent pour quelques jours alors, puisque nous sommes en vacances et non en train de faire un défi de distance à vélo, nous optons pour la location d’une camionnette pour quelques jours. La location nous permet de la prendre à Morlaix et de la déposer à Rennes alors cela nous permettra même de visiter quelques endroits que nous n’aurions pu visiter à vélo à cause des distances et du temps que nous disposions.

Au départ de Morlaix, direction St-Malo.

Bilan à date: 447.03 km parcourus à vélo avec 4159 m d’ascension.

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Brest

L’appartement qu’on louait à Concarneau avait une espèce de chaufferette au dessus de la porte de la salle de bain. Alors, nous avons abusé de cette commodité pour faire sécher tout ce qui était encore trempé.

Au matin, tout était sec. Un croissant et un café plus tard, nous prenons la route le long de l’océan Atlantique en direction de Brest. Aujourd’hui, nous avons à faire une route relativement relevée mais les bosses de Bretagne, avec souvent du 13% et occasionnellement un 17% auront un effet casse-pattes. Wahoo, mon GPS, m’avise qu’il y aura 28 montées classifiées.

Une bonne nouvelle est que la pluie ne devrait pas être présente aujourd’hui. Toutefois, la brume est omniprésente sur une bonne partie du trajet.

Une fois la brume levée, j’avoue que nous avons eu surtout le nez dans le guidon pour grimper les multiples bosses; n’allez pas croire que la Bretagne c’est plat. En fait, la ride d’aujourd’hui est digne de Charlevoix.

Nous croisons plusieurs villages charmants dont Châteaulin.

Le viaduc ferroviaire que l’on voir sur cette photo est relativement élevé afin d’éviter les crues saisonnières de l’Aulne, le fleuve qui traverse Châteaulin.

Nous continuons notre route très accidentée puis arrivons dans un village dénommé Le Faou. Il reste un endroit pour manger et c’est Le Faou de Crêpes. J’avale une crêpe à l’emmental, œuf et jambon avec une bière brune; cette pause lunch s’avérait essentielle afin de pouvoir terminer la route.

L’entrée dans Brest est un peu décevante avec son caractère industriel. Finalement, notre hôtel se situe en haut de la ville, près du musée maritime. C’est l’hôtel Ibis et c’est relativement nul, comme quoi les hôtels cotés à plus de 9 sur Booking ne sont pas toujours fantastiques.

Une fois un brin de toilette fait, nous nous dirigeons vers le restaurant Aux Quatre Vents, recommandation du Petit Fûté. Là encore, la bouffe est médiocre. Ma blonde prend un tartare de thon. Nous sommes toujours bien à deux pas de la mer. Eh bien, on aurait cru que le tartare avait été préparé la semaine dernière et gardé au frigo depuis. La couleur du thon était brune, sans saveur et sans intérêt.

Par ailleurs, je prend une terrine comme entrée puis un planche terre et mer comme plat principal mais on ne m’averti pas que la même terrine se retrouve sur ladite planche. Le service était par ailleurs garroché alors, ne pas toujours se fier aux recommandations du Petit fûté.

Le lendemain, journée de pause prévue pour visiter Brest.

En fait, on ne visitera que le Musée Maritime National de Brest; visite fort intéressante surtout pour l’architecture navale de l’époque de Louis XIV. De 1640 à 1790, 350 navires y seront construits; les constructeurs de cette époque pourraient enseigner des techniques de gestion de chantiers complexes aux gens d’aujourd’hui. Imaginez, le bois, le fer, le cuivre, le chanvre pour les cordages venaient de différentes régions d’Europe. Le tout arrivait par bateau. Pas d’ordinateur, pas d’automatisation. Et dire qu’à l’Hôpital Charles-Lemoyne ils travaillent sur les plans de rénovation du bloc opératoire depuis 2018.

La pluie et mes sinus engorgés feront en sorte qu’on se tiendra tranquille. Il faut dire aussi que les autres musées étaient tous fermés le lundi.

Ah, aussi, il y avait un arbre décrit comme empathique; à vous de voir.

La vue sur le Musée maritime qui est une sorte de forteresse et la baie est intéressante.

Demain, Morlaix.

Bilan: 385.44 km parcourus à vélo et 3317 m d’ascension.

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Guérande

La première ville autre que Nantes que nous visitons est Guérande. On a perdu nos bonnes habitudes ou nous sommes plus fatigués ou je ne sais quoi parce nous finissons par quitter l’Hôtel de la Cité à 9h56.

Avant, nous tentions toujours de quitter vers neuf heures. Nous parcourons environ 11 km pour sortir de Nantes et se rendre à Indre, sur le bord de la Loire. Il s’y trouve un bac qui devrait nous faire traverser le célèbre fleuve en question mais il s’avère que le mini port est en rénovation. Ça commence bien.

Heureusement, une dame qui travaille là nous rassure que nous n’aurons pas à retourner à Nantes pour prendre un pont. Il faut simplement continuer jusqu’à Couëron où le bac est en fonction.

Puis, une fois traversés, de retour sur une section de la Loire visitée en 2018.

On peut voir sur la photo ci-haut, à gauche, le pont de St-Nazaire que nous allons traverser sous peu. Il n’y aura pas de photo à partir du pont parce que la voie cyclable sur le pont est très mince et non protégée alors, afin de pouvoir terminer le voyage en vie, nous avons opter de ne pas faire de pause sur le pont.

Chemin faisant, nous faisons une mini pause puis rejoignons Guérande en faisant peu de photos puisque le paysage est constitué de villages peu intéressants visuellement.

La vieille ville de Guérande est tout autre chose.

Nous prenons un verre à la place de l’église, juste le temps que notre chambre soit prête.

Peu de temps après, la propriétaire de La Maison Bizienne nous communique que la chambre est prête.

En fait, nous voulons simplement délester les vélos des bagages et repartir pour aller visiter les marais salants.

La région de Guérande forme une presqu’ile bordée au nord par le fleuve La Vilaine (pas rapport avec une de vos connaissances mais le nom vient plutôt du breton, ar ster vilen qui voudrait dire la rivière aux moulins.

Les premières salines, la où l’on fabrique les digues pour faire entrer et évaporer une mince couche d’eau de mer, dateraient du 7e siècle. La technique, toutefois, ce serait raffinée et fixée autour des années 1400.

Les paludiers, ceux qui récoltent le sel, travaillent ici toujours selon une méthode traditionnelle. Le gros sel de Guérande est celui qui se cristallise au fond des bassins où se trouve de l’argile. Il sera teinté de gris par cette argile.

La fleur de sel provient plutôt d’une cristallisation en surface survenant selon certaines conditions météo appropriées.

Grosso modo, le gros sel peut servir à la cuisson, mais la fleur de sel sera utilisée pour l’assaisonnement final.

Donc, la frénésie autour du sel de Guérande provient de cette notion de cueillette artisanale d’un sel qui contient, en plus du sodium et du chlore habituel, du magnésium et d’autres oligo-éléments (ces derniers sont difficiles à trouver toutefois).

Le réchauffement climatique et la montée éventuelle des eaux menacent cette méthode artisanale à moyen terme. L’autre menace semble être que le métier de paludier est difficile et n’attire pas la jeune génération, mais cela, ce n’est pas un problème unique à Guérande.

Après une centaine de km à vélo, de retour à la maison d’hôtes pour se laver puis aller souper dans la vieille ville de Guérande.

Géographiquement, cet endroit fait partie de la Loire-Atlantique mais la mentalité est bretonne. Et qui dit breton, dit crêpes…

Nous terminons notre soirée, et notre digestion, avec une visite de la porte St-Michel.

Demain, Auray.