Munich-Budapest jour 3 et 4

Par monts, par vaux et châteaux

Résumé de deux belles journées. D’abord, je dois mentionner que rouler en Bavière et en Autriche s’avère très sécuritaire et de toute beauté. Nous avons roulé environ 160 km ces deux derniers jours dans des pistes cyclables dignes de ce nom.

Bon, parfois il y avait des chemins différents mais ceux-ci étaient beaucoup moins nombreux qu’à l’habitude probablement grâce à l’application pour vélo Komoot et un regard plus fréquent sur la carte pour éviter les imbroglios.

Malgré tout…

Notre itinéraire vers le sud de l’Allemagne avait principalement deux buts: voir le château (schloss, en allemand) Neuschwanstein et amorcer notre entrée dans les alpes.

Après quelques km hors Munich, la cime de multiples sommets des alpes allemandes et autrichiennes nous surprend par sa beauté et nous accompagne jusqu’à notre destination à l’hotel Schwansee.

La journée se déroule à merveille sauf pour le vent nous giflant par tribord sur une bonne partie du trajet.

On prend une pause lunch à Weilheim puis repartons vers Schwangau, village des châteaux.

Juste avant d’arriver à l’hôtel, les châteaux de Neuschwanstein et de Hohenschwangau se manifestent sur la droite.

Alors pourquoi c’est deux châteaux sont populaires? C’est d’abord principalement relié à Louis II de Bavière (Ludwig II, en allemand).

Il a vécu de 1845 à 1886; mort à 40 ans, possiblement fou (il n’avait pas le DSM-IV à l’époque…) ou d’une tare génétique héritée de sa mère; ils aimaient être tissés serrés à l’époque, les nobles, sauf que cela faisait des enfants pâles aimant vivre à l’abri du soleil et mourant jeunes.

En bref, il a été élevé en partie dans celui de Hohenschwangau et a fait fabriquer, entre autres, celui de Neuschwanstein. Ce dernier est aussi devenu très populaire puis qu’il serait l’inspiration du château du site de Dysney World. Il aurait inspiré, parait-il, beaucoup d’autres concepts de château dans divers films et jeux vidéos mais je vous laisse faire vos recherches personnelles.

Comme je l’ai déjà mentionné dans un autre blogue (Londres), l’Europe semble en constante réparation alors, lorsque nous nous sommes approchés du château de Neuschwanstein, au lieu de voir cette image de publicité,

nous avons vu un château en réparation!

De plus, il faut savoir que tout près du château il y a le lac Swansee (lac des cygnes), d’où le nom de notre hôtel.

Mais, les plus perspicaces d’entre vous auront déjà fait le lien avec une histoire à peine plus populaire que notre hôtel trois étoiles, celle du ballet composé par Tchaïkovski: Le lac des cygnes.

On peut même les voir dans leur nid.

Tchaïkosvki, apparemment, s’intéressait beaucoup à la vie de Louis II de Bavière. L’histoire dudit ballet se passe, par ailleurs, en Allemagne. Il y a probablement eu beaucoup d’autres sources d’inspiration mais, une chose certaine que Tchaïkovski ignorait est qu’il est interdit aux loups de se baigner dans le Lac des cygnes…

Suite à ces propos très songés, on se dirige vers une autre ville olympique: Innsbruck.

Elle fut l’hôte des jeux olympiques d’hiver de 1964 et 1976; à l’époque, les jeux d’hiver étaient la même année que ceux d’été.

La beauté du trajet n’a d’égal que l’intensité de ses ascensions débiles à 14-15 %, interminables, qui vous font réaliser qu’un vélo de plus de 30 kilos, c’est lourd.

Arrivés à Innsbruck, douche, drinks et souper en planifiant la suite du voyage. Nous voulions faire du ski à Innsbruck mais le glacier est un peu en « slush » avec la chaleur des derniers jours alors, on change de projet et après une courte marche dans cette belle ville propre et tranquille, dodo et demain, en route vers l’Italie.

Bilan:

253,1 km roulés

2499 mètres d’ascension

Munich-Budapest jour 2

On fait du surplace

En fait, nous voulions nous promener dans Munich histoire de jouer aux touristes. Google travel suggère, si l’on a qu’une journée à consacrer à Munich, d’aller voir le château de Neuschwanstein. C’est à une centaine de km de Munich et c’est là que nous allons demain alors…

De toutes façons, suivre des listes de « choses à voir » n’est pas notre tasse de thé. Nous préférons marcher pour pouvoir prendre le pouls de la ville.

Autre thème central à nos premières journées de voyage à vélo: la recherche de cartouche de CO2 pour pouvoir regonfler un pneu rapidement. Ces cartouches sont encore interdites dans les baggages alors qu’on en retrouve sur tous les gilets de sauvetage à bord de l’avion.

Après avoir marché 20 km, pris le métro deux fois et visité quatre magasins de vélos le résultat est…zéro cartouche. Ça semble rare comme des excréments pontificaux à Munich.

Cette petite balade nous aura permis de visiter à maintes reprises la place de Marie ( Marianplatz) avec l’hôtel de ville et de nombreux restos et marchés.

On visitera aussi quelques jardins dont un jardin de roses sans roses (Rosegarten).

Nous terminerons avec une visite du parc olympique; il se situe près du dernier magasin de vélo sans cartouche de CO2.

Munich était l’hôte des jeux olympiques de 1972, juste avant ceux de Montréal. Malgré la beauté du site, difficile de ne pas se souvenir de l’attaque terroriste des palestiniens envers des athlètes et membres de l’équipe olympique d’Israel.

Après un retour à l’hôtel en métro, souper et dodo.

Demain, vivement la campagne et les montagnes.

Munich-Budapest jour 1

Rencontre avec l’Isar

Chaque fois que l’on circule en voiture sur le territoire d’un aéroport moins familier, il y a toujours ce sentiment d’hypervigilance; suis-je dans la bonne entrée, la bonne sortie, vais-je dans la bonne direction, etc.

Alors imaginez en vélo.

Sept heures et demie de vol de nuit, ayant peu dormi, nous voilà en train d’assembler les vélos dans un recoin du bel aéroport de Munich. Quoique j’ai assemblé ces deux vélos plusieurs fois, mon cerveau semble aussi organisé qu’une choucroute, rendant la tâche quelque peu ardue.

Une fois les boulons bien serrés et les pneus gonflés avec ma nouvelle pompe portative TopeakMini Morph (nette amélioration comparée aux autres génératrices de sueurs testées), nous voilà en train de rouler, tous heureux d’être contents, dirigés par Google Maps Vélo, droit sur l’autoroute!?

À croire que les concepteurs de ce logiciel ont juré notre mort.

À force de virer et rond et d’inspecter la carte et les environs, on repère un chemin plus sécuritaire puis Hélène voit un cycliste contournant l’aéroport sur une piste cyclable.

Contrairement à mon amour, je déteste les pistes cyclables; elles ont habituellement de cyclable que le nom. On y retrouve plus souvent des parturientes et leur poussette ainsi que des chiens dont la laisse fera jambette à tout vélo osant s’aventurer dans la dite piste.

Par contre, cette fois-ci, la piste n’était garnie que de vélos et s’avérait ainsi sensiblement plus sécuritaire par rapport à l’autoroute. Faut croire que peu de mère aime promener leur bébé dormant tout près de turbo jets décollant et atterrissant.

La météo est fantastique et rapidement nous rentrons dans un territoire bucolique, bordé de champs de moutarde en floraison.

Tout va bien et tout est beau! Eh bien non; une fuite se manifeste dans mon pneu avant et sous peu, on doit s’arrêter pour changer cette chambre à air. Il s’avère qu’un petit trou de rien s’est formé derrière la valve; probablement un mauvais contre-coup au mauvais endroit puisque rien n’avait transpercé le pneu vis-à-vis cela.

Quelques kilomètre après la crevaison, nous commençons à longer l’Isar; longue rivière prenant sa source dans les alpes Karwendel, au nord d’Innsbruck pour se jeter dans le Danube.

Un très long parc naturel borde la rivière et en ce dimanche ensoleillé, les locaux semblent s’y être donné rendez-vous par milliers pour pic-niquer.

Pour bien nous faire profiter de ce parc, Google Maps Vélo nous entraine dans des chemins impeccables…

L’entrée en ville sera par contre calme et aisée avec une présence piétonnière et cycliste élevée mais très peu de voiture.

Le « Anna Hotel » est accueillant et après avoir pris douches et repos, on passe à la réception pour demander de garder la chambre pour demain soir. C’est possible, nous répond la réceptionniste, mais à plus de deux fois le prix actuel. Nous sommes surpris et lui répondons que nous allons y réfléchir.

Après une petite marche et un souper bavarois ( vive la bière après le vélo), nous allons magasiner une chambre.

Nous trouvons à meilleur prix, tout près, mais un peu moins beau. Le réceptionniste de l’hôtel Meier nous explique que c’est sa dernière chambre et que les prix grimpent en flèche pour lundi et mardi parce que l’équipe de foot du Real MadridCF affronte l’équipe locale ce mardi soir. Je n’y comprend rien mais bon, faut admettre que le foot est à des années-lumières plus populaire que le cyclisme.

Bilan:

41,2 km roulés

193 mètres d’ascension

Majorque

Dernière journée de vélo: Col de Soller

50 km/h

J’aimerais vous dire que c’est notre vitesse moyenne.

Mais non, c’est plutôt la vitesse des rafales de vent au levé. Les filles décident de ne pas rouler; en effet, les bourrasques ce n’est pas la joie en vélo.

Au petit déjeuner, Charles n’a aucune trace de linge de vélo sur le dos; lui aussi se dit que rouler dans le fort vent n’est pas idéal.

Hum… Certaines personnes peuvent être influencées.

Alors que certains irréductibles peuvent parfois avoir l’air moins convaincus.

Finalement, après moultes discussions avec les guides à savoir si, avec le vent, nous allons nous rendre ou pas au sommet du Col de Soller, nous partons.

D’abord, nous attaquons le Col de Sa Creu. Aucune photo puisqu’on perd surtout du temps à tenter d’ajuster notre couverture vestimentaire.

Puis, trajet roulant jusqu’au pied des 5 km à grimper pour se rendre au café du sommet du Col de Soller.

Bruno, voulant ajouter du piquant à ce voyage sans avarie, réussit à démolir sa chaussure gauche en chutant à l’ascension.

Je crois qu’il voulait simplement me laisser le temps de prendre des photos.

Après un bon café, un peu de nourriture et une réparation de chaussure extrêmement technique, nous amorçons la descente.

Matthew, le guide le plus rapide du groupe, réussi à faire exploser les meilleurs d’entre nous et les autres guides.

Finalement, nous franchissons pour la énième fois le Col des Tords puis rentrons à l’hôtel sur un faux plat descendant avec une pointe de vitesse à 70 km/h.

Douches, lunch et baggages puisque Bruno et Michèle s’envolent ce soir alors que Charles, Hélène et moi revenons demain.

Ainsi se termine une semaine au paradis de l’entrainement du vélo où nous avons roulé sur le même pavé et franchi humblement les mêmes cols que les Peter Sagan et autres grands cyclistes de ce monde.

Majorque

28, 29 et 30 mars 2018

Du vélo.

284 km en trois jours, 4990 m d’ascension alors le soir, on récupère; on récupère du décalage horaire et de l’exercise.

À partir du 27 mars, à la demande de certains membres du groupe, on a « défusionné » les groupes 1et 2 pour se retrouver Bruno, un suisse nommé Nicolas et moi dans le groupe 1.

Notre guide sera Flavien, un jeune français de 21 ans, aspirant coureur cycliste et triathlète; il nous gardera dans le rouge la plupart du temps.

Le mercredi 28 mars est une journée différente du modus operandi habituel. Nous allons à So Calobra en deux groupes de trajets de longueur différente.

Du sucre

Le trajet jusqu’à So Calobra est un des plus populaires sur l’ile de Majorque. Essentiellement, après avoir roulé différents vallons, on entame une descente vertigineuse de 10 km jusqu’à So Calobra, très petit port de mer occupé principalement par quelques restaurants puis nous remontons. C’est simple, non?

Sur le graphique du dénivelé ci-haut, So Calobra se trouve dans le creux du grand « V », près du km 72.

Arrivé sur le bord de l’eau, j’ai comme qui dirait un petit creux. Toutefois, le lunch n’est prévu qu’après avoir remonté. Je vais dans un des restos et j’achète deux cannettes de Coca-cola pour remplir ma bouteille.

Une fois les deux cannettes ouvertes et transvidées, je constate que c’est du « coke zéro » alors pour le sucre, c’est cela, zéro.

Je me dis qu’au moins j’aurai du liquide et que ce n’est qu’une montée de 10 km. Et bien, au trois quart de la montée, je me sentais comme un diabétique à jeun qui venait de doubler sa dose d’insuline par erreur. Arrivé au sommet, je me tape deux vrais cokes, deux barres de chocolat, une banane et trois jus de pomme. Vive la diète!

Une fois les symptômes similaires au Parkinson disparus, je peux me taper les derniers 10 km jusqu’au restaurant.

Arrivés au restaurant, une grande table nous attend et le repas est servi sans façon, ce qui plait à tout le monde. Les cannettes de bière sont déposées en vrac et les assiettes de pain, fromages, légumes et viandes suivent en alternance.

On retourne en bus à l’hôtel en se partageant des photos.

Le lendemain, c’est la sortie des gâteaux à Santa-Maria.

Le moment fort de cette sortie est d’aller prendre un café dans un resto qui sert de somptueux gâteaux.

Ça, c’est le petit morceau choisi par mon amour alors, on n’a pas eu le choix de partager.

Après cela, l’énergie était au rendez-vous pour le retour à l’hôtel.

Malgré le dénivelé positif de plus de 1000 mètres, Flavien, ci-haut, en vert, nous aura gardé une moyenne de 31 km/h.

Le lendemain, la ride des Corniches ne sera que du beau.

Seul bémol, le vent et le pollen printanier congestionnerons mon amour.

Demain, dernière sortie, Col de Soller.

Majorque

Jour 3: Esporles

Eh bien, croyez-le ou non, j’ai très peu de chose à dire à part le fait qu’il fait beau et tout le monde roule bien.

Post ride, on retourne à Palma de Majorca pour diner et magasiner. La visite de la cathédrale La Seu sera pour une autre fois puisqu’ils s’obstinent à ne pas l’ouvrir lorsque nous sommes prêts.

Pour les curieux, Esporles était la destination mi-ride pour le café. Rien à dire non plus sur ce beau petit village.

Alors, profitez des photos.

Bilan:

81.6+77.7= 159.3 km

1364+1245= 2609 m d’ascension

Majorque

Jour 2: St-Elm

St-Elme ou St-Érasme de Formia, pour les intimes, serait né vers l’an 253. Plus tard, dans cette belle vie qui s’offrait aux saints de cette époque, un jour, il aurait continué à prier sur un bateau alors que la foudre venait de le frapper; ce serait de cette façon qu’il aurait convaincu les marins de le nommer leur saint protecteur. Imaginez les privilèges que les magiciens d’aujourd’hui auraient eu à cette époque. Par ailleurs, comme les empereurs romains de l’époque détestaient ces illuminés de la prière, il aurait été torturé de diverses façon incluant être battu et jeté dans une fosse à serpents, enfermé dans une cage en fer avec des pics le transperçant vers l’intérieur, on lui aurait ouvert l’abdomen et enroulé les intestins autour d’un cabestan (cette dernière torture avait le mérite d’avoir un petit côté marin, tout de même), et j’en passe.

Chaque fois il s’en serait sorti indemne, sauvé par un ange ou une opération divine similaire.

Toutes ces légendes auraient pu nous servir à tolérer notre misère à rouler sous la pluie si celle-ci avait continué mais non, beau soleil ce matin.

Nos organisateurs habituellement divisent le groupe en quatre niveaux et je pourrais vous expliquer les critères de chacun avec beaucoup de détails mais bon, en résumé, 1 et 2 sont les crinqués, 3, les gens normaux et 4, les gens normaux moins pressés.

Le groupe 4 partira à 9:00, suivi du groupe 3 à 9:10. Les 1 et 2 sont fusionnés puisqu’il n’y a que sept crinqués sur la quarantaine au départ et ceux-ci, incluant Bernard, Bruno et votre scribe à roulettes, partiront vers 9:25. Tout ce décalage de temps pour que cette gang de joyeux pédaleux en lycra arrivent à peu de chose près en même temps à St-Elm pour simplement prendre un café.

Je sais, vous allez vous demander pourquoi ne sommes nous pas rester chez nous si ce n’est que pour prendre un foutu café?

Certains prennent des vacances en Floride pour se dépayser à parler avec d’autres québécois et acheter le Journal de Montréal à Boca Raton.

Nous, c’est différent. Imaginez le summum de l’absurdité puisque Charles, nous accompagnant pour la première fois dans un voyage de vélo, ne boit même pas de café.

Pourtant, regardez comme il sourit!

À part le café, il y a la bonne compagnie, des paysages à couper le souffle et des trajets de vélo relevés à souhait pour satisfaire les sportifs.

Certains diront que de se taper côtes après côtes en vélo ressemble plus à une torture que des vacances mais comparées aux tortures de St-Elme, croyez-moi, nous, c’est des vacances.

Bilan: 80 km (+ ou -, selon le groupe)

Ascension: 1364 m

Palma de Majorca

Jour 1: Une journée sans

Le vol Londres-Palma de Majorca est relativement court.

Par contre, la récupération de nos valises et vélos prendra plus d’une heure pour des raisons que seuls les bagagistes d’aéroport et les astrophysiciens spécialistes en trou noir peuvent comprendre.

Un jour, si vous demandez pourquoi vos valises sont brisées et mouillées, on vous répondra une histoire du genre qu’elles ont sûrement été projetées dans l’espace interplanétaire et que les bris viennent de leurs contacts avec les objets de la ceinture de Kuiper et que l’eau vient certainement de la neige fondue d’une comète en devenir du nuage d’Oort alors, petit conseil, ne posez jamais cette question.

Et pourquoi je tergiverse en conjonctures astronomiques? C’est que le temps passé à attendre notre navette prépayée semblait du même ordre.

Le kiosque où nous devions nous informer pour la compagnie COMMAS était le seul fermé. Un appel à leur numéro me laisse un message qui semble amical en espagnol.

Appel à l’hôtel: « Oh! Monsieur, les gens de votre tour opérateur de vélo sont partis depuis fort longtemps. Je vous suggère de prendre un taxi »

Par ailleurs, c’est le soir, il fait 7 Celsius à l’extérieur, les arbres croulent sous le vent et il pleut comme au Québec en novembre; la sensation d’être en vacance est similaire à l’effet clinique du Botox: c’est cher, laid et avec peu d’évidences scientifiques.

Finalement, nous arrivons à l’hôtel. Michèle y est déjà; elle a pris un vol différent, plus tôt et a aussi pu profiter de la navette, la seule.

Bruno arrivera plus tard, de Bologne où il venait de passer quelques jours avec une de ses filles. Il subira aussi l’absence de navette prépayée.

Le lendemain, dimanche le 25 mars, au lever, le climat de novembre dans Charlevoix perdure.

Hélène et moi avons apporté nos vélos alors je me dis qu’avec cette météo pourrie, je prendrai mon temps à les assembler parce que l’envie de rouler n’y est pas.

Bruno, Michèle et Charles ont réservé des vélos avec « Stephen Roche », l’entreprise avec qui nous avons réservé cette semaine d’entrainement à vélo. Alors leurs vélos seront prêts rapidement.

Quoiqu’il en soit, seul Bruno sortira pour une trentaine de km avec Bernard, un québécois habitué de la place.

En après-midi, on se fait une mini visite du centre-ville de Palma de Majorca.

Belle ville. On y reviendra avec plus de détails.

Au souper, nous jasons avec Bernard et sa conjointe, Brigitte. Ils en sont à leur cinquième voyage, ici avec la même organisation. Ils semblent heureux de cette formule alors tout devrait être beau puisqu’à partir de demain, la météo s’annonce clémente pour sept jours.

Palma de Majorca

Londres

Les aléas des vols internationaux font en sorte qu’un voyage de vélo à Majorque débute par une visite touristique de Londres à pied.

Avant de passer les douanes pour sortir de l’aéroport Heathrow, j’inscris notre durée prévue de séjour: 7 heures et 30 minutes.

Cela a provoqué un sourire chez le douanier; toujours plus agréable un douanier souriant.

Une fois ce détail accompli, on saute dans le train direction gare de Paddington.

Quinze minutes plus tard, nous sommes à Londres; vive l’efficacité du train en Europe.

Par la suite, nous montons dans un véhicule du fameux « London Taxi International » mieux connus sous le vocable de « taxis noirs de Londres ».

Ces voitures sont conçues exclusivement pour l’industrie du taxis; on peut s’y asseoir à six passagers (rangée de trois, face à face), le conducteur est isolée de nous par une vitre épaisse et le braquage est très court (utile dans le traffic).

Vous aurez remarqué, j’espère, que Charles Desautels nous accompagne.

Nous descendons à Big Ben. Fidèle à elle-même, l’Europe nous démontre qu’elle vieillit et nécessite des réparations.

L’Abbaye de Westminster n’y échappe pas non plus.

Nous nous promenons au abord de la Tamise en admirant ses ponts.

Le plus célèbre, le Tower bridge, tire son nom de sa proximité de la célèbre forteresse/prison, la Tour de Londres.

Les deux semblent apparentés mais pourtant le pont est relativement jeune (1886) par rapport à la tour (1066).

Je vous laisse consulter wikipedia si vous voulez plus de détails. Ceci est tout de même un blog de vélo et me voilà à faire le touriste du dimanche un samedi.

Question vélos, nous sommes surpris d’en voir moins qu’à Montréal. L’Angleterre est tout de même la patrie de la fameuse équipe Sky qui domine le Tour de France depuis 2015 (ils ont gagné aussi en 2012 et 2013, pour les férus de statistiques…) alors nous aurions cru voir plus de cyclistes, mais non.

Par contre, la présence des pubs servant le fish and chips demeure caractéristique alors nous nous empiffrons de ce valeureux morceau de morue arrosé d’une IPA puis repartons vers Heathrow pour s’envoler vers Palma de Majorca.

Espagne et Portugal jour 14 Lisbonne

Excellent déjeuner dans notre bel Hôtel Santiago puis installation quotidienne des valises pour la dernière fois et assaut final sur Lisbonne.


Une route variée nous attend. Longues descentes, longues montées, des forêts, des champs, une péninsule et deux traversiers.


Nous roulons à vive allure les premiers 64 km pour se rendre au premier traversier; celui-ci nous dépose à Sétubal. 

Chemin faisant, un couple de cigognes nous salue du haut de leur grande maison.


Une fois les billets pour le traversier achetés, il nous reste à peine cinq minutes pour y monter et nous quittons le quai.


Notre petite traversée s’effectue entre l’estuaire du fleuve Sado et l’océan Atlantique.

Une réserve naturelle a été créée dans l’estuaire du Sado. Elle abrite, entre autres, des dauphins du genre Tursiops. Pour ceux et celles ayant déjà regarder la télévision en noir et blanc, Flipper était aussi un dauphin du genre Tursiops. J’ai la chance d’en voir un brièvement avant qu’il ne sonde à tribord.

Sétubal est une ancienne ville de pêcheurs de sardines. 


La fabrication de Volkswagon et le tourisme  y ont remplacé les sardines.

Nous devions y faire escale mais sa proximité de Lisbonne nous a poussé à en finir avec le vélo aujourd’hui.

Toutefois, l’ambiance y est agréable et une pause café en admirant le bal des traversiers est bienvenue.

Il nous reste une trentaine de km jusqu’au prochain traversier mais nous ne sommes pas au bout de nos peines.

Je l’ai déjà mentionné, Google Maps en version vélo ne fonctionne pas au Portugal. Le version voiture nous dirige souvent vers des routes à voies rapides, dangeureuses pour les cyclistes. Alors je dois me rabattre sur la version « marcheur » mais celle-ci fait fi des voies à sens unique et a la perversité de nous entrainer dans des sentiers rocailleux et pentus à souhait.

Mais nous devons continuer alors je tente de prendre un trajet assez court, coupant au travers de Sétubal pour aller rejoindre la route N-10.

Rapidement, nous sommes confrontés à des rues étroites grimpant à 13% continue sur quelques km. Pour combler le tout, ces petites rues agréables débouchent sur la version portugaise du sentier de Compostelle pyrénéen.

On reconsulte Google Maps et cette fois-ci, puisque nous sommes enfoncés dans Sétubal, l’application en mode « voiture » nous propose un chemin acceptable pour accéder à la route N-10.

Il faudra tout de même grimper à nouveau puisqu’il y a une petite chaîne de montagnes à traverser au delà de Sétubal.

Par la suite, le traffic automobile nous envahira tel un essaim d’abeilles jusqu’au traversier de Lisbonne.

Jusqu’ici, je m’étais retenu de parler des automobilistes. Je dois dire qu’en Espagne, ceux-ci étaient respectueux des cyclistes, ne nous frôlant jamais et attendant patiemment derrière nous le moment opportun pour dépasser.

Au Portugal, j’ai l’impression que les automobilistes ont envie de se farcir un cycliste au piri-piri pour tester si le goût diffère du poulet!

Nous arrivons finalement sans accident au deuxième traversier et hop, en moins de trois minutes celui-ci quitte le port puis nous dépose, quelques minutes plus tard, à Lisbonne.

À l’instar des coureurs du Tour de France aux Champs Élysés, nous envahissons la place du commerce, triomphants, heureux d’avoir bouclé plus de 1000 km depuis Malaga.


Par la suite, petit dédale usuel pour trouver l’appartement réservé par Michèle et Bruno.

Plus tard, en se baladant dans Lisbonne, Hélène et moi découvrons un resto suisse dont l’un des proprios est originaire de Hull!


Cela nous changera du poisson et nous donnera l’occasion de jaser en québécois sur le Portugal et Lisbonne.

Bilan:

1043.1 + 100.9 = 1144 km roulés

9380 + 772 = 10152 m d’ascension