6 septembre 2016
C’est en regardant l’étape 5 du Tour de France 2016 qu’on a décidé de faire ce voyage. C’était en fait la section réalisée aujourd’hui dont la beauté nous avait inspirés.
Dommage que le massif central soit peu connu; c’est un terrain de jeu vaste, vallonné à merveille dont les montagnes sont d’anciens volcans.
On quitte tôt notre hôtel exécrable après un déjeuner frugal et insipide pour se diriger vers Neuvic. Avoir su que ce petit village était si magnifique nous aurions passé outre Meymac pour venir coucher ici. On fait des provisions en chocolat et Coca cola au Spar puis entrons dans une forêt suivant la tranquille D982 pour effectuer une longue descente vers le pont traversant la Dordogne.



Évidemment, en vélo, tout ce qui descend remonte. Par contre, nous étions encouragés par les graffitis sur le pavé gribouillés par les fans du TDF.


Sorties des gorges de la Dordogne, on aperçoit au loin un des anciens volcan d’Auvergne. Ma blonde me demande à la blague si nous allons devoir passer par dessus. En fait, je ne peux croire que la route passera là, et pourtant…

Nous traversons ensuite Mauriac, ville peu remarquable pour se diriger vers Salers. Celle-ci, merveilleuse à souhait, est notre portail du Parc Naturel Régional des Volcans d’Auvergne. Ici on s’enorgueilli du « boeuf de Salers » et des multiple fromages locaux. Il y a aussi le vin local dont j’ignorais l’existence.


Après Salers, on grimpe longtemps, avec un pourcentage d’environ 3 à 4%, mais avec un vent de face, sur un route étroite avec pavé refait pour le TDF. On roule à 1000 mètres d’altitude vers le col de Néronne avec une énorme vallée à notre droite. À couper le souffle!


Arrivés au col de Néronne nous croyons avoir fini de grimper.

On se ravitaille en eau et Coca cola.
Revenant aux vélos, deux belges analysaient nos montures. On jase et alors ils nous demandent si l’on va passer par le Pas de Peyrol. Je vérifie sur mon cell et répond par l’affirmatif. Ils partent à rire en nous faisant comprendre que la fin est un peu raide.
Alors, en route pour le Pas de Peyrol en me disant que tout est grimpable, même avec un vélo de plus de 30 kilos.
La descente post Col de Néronne nous relaxe les quadriceps. Mais assez rapidement, c’est le propre des descentes, nous arrivons au début de l’ascension du Col du Pas de Peyrol: 5 km à 9%. Pas de quoi s’énerver.
La premiére partie se grimpe facilement; un 5-6% en forêt, à l’abris du vent; alors assez roulant.
Puis, il y a littéralement un mur.
Je regarde le pourcentage sur mon gps qui grimpe à 15% et semble rester coller à ce chiffre. Je roule maintenant à 7 km/hre et regarde furtivement devant moi où pourrais-je m’arrêter avant de partir à reculons.
Finalement, je trouve une petite éclaircie parmi les arbres et décide de prendre une pause. Les camionnettes « campers », imitations variées de Westfalia, semblaient vouloir faire la même chose que moi à ce stade-ci de la montée.
J’attend ma blonde. Elle aussi va profiter de mon petit coin de repos.

Une fois revenus eupnéiques, on reprend le 15% qui se transforme après 300 mètres en un confortable 11-12% pour finir en 9% près du sommet.
Pas facile le Pas de Peyrol.


Sur la photo ci-haut, on voit que nous sommes maintenant tout près du sommet de la montagne que nous apercevions au loin ce matin.
La descente de l’autre côté est vertigineuse. Il nous reste par la suite à passer le col d’Entremont à plus de 1200 mètres, notre 3e de la journée puis nous rentrons à Murat.
Accueil chaleureux chez L’Escale de Camille. La dame nous mentionne que son fils vit à Montréal et qu’elle adore cuisiner avec le sirop d’érable. La chambre s’avère être la plus confortable à date. Alors, tout va bien.
Au souper, on refait le plein d’énergie; ma bonde commande une pizzaavec du bleu d’Auvergne et moi, un burger de leur boeuf de Salers. Le tout accompagné d’une bouteille de Boudes, rouge typique d’Auvergne.
Demain, Laguiole.
K&H
Bilan:



490.1 km roulés
5825 mètres d’ascension