Viviers-Malaucène

10 septembre 2016

Enfin une facile

Le Temps des Pauses porte bien son nom. On y a très bien dormi. Levés tôt, on prépare notre matériel avant le petit déjeuner.

À 08:00, Edmond est au poste et, tout en dégustant un excellent petit déjeuner, on pique une jasette avec ce dernier et son acolyte, Joël. 

Leur maison d’hôte est ouverte depuis mai dernier et le tout fonctionne très bien. Nous y serions restés quelques jours mais bon, on a un avion à prendre le 18/09 et des cols à grimper d’ici là.

À 9:20, on se dirige vers le Rhône pour le longer sur quelques km, direction sud. 


Puis on tourne vers l’est.

En très peu de temps, on aperçoit le Ventoux, dominant le territoire adjaçant.


Google Maps nous fait circuler dans les ptits chemins parmi les champs de vignes  et aussi ceux de lavandes. Malheureusement, ceux-ci ne sont plus en fleurs.

Rapidement, nous atteignons Vaison-La-Romaine pour l’heure du lunch. Comme nous ne sommes alors qu’à 10 km de Malaucène, nous prenons amplement de temps pour manger dans la ville médiévale.


Les cuisses ramolies par le rosé provençal, on peine pour se rendre au Domaine des Tilleuls, à Malaucène. La chaleur de 32 Celcius n’aide pas non plus.

À l’arrivée, on range les vélos dans la voute à vélos, ménage corporel, petite visite de Malaucène avec ses magasins de vélo et son calvaire sur promontoire.


On se croirait dans une ville « resort » de ski alpin mais plutôt consacrée au vélo; ceci est de tout évidence la principale activité touristique de cette ville.

Demain, le Ventoux.

K&H

Bilan:


864,1 km roulés

10378 mètres d’ascension

Langogne-Viviers

9 septembre 2016

On a choisi notre chambre d’hôte de ce soir avec une sorte de désir inavoué: « Le Temps des Pauses ».

Déjeuner copieux à la Villa des Roches, on s’apprête alors à grimper l’entrée abrupte, parsemée de gravillons, de cette résidence.

Au premier coup de pédale, mon amour fait du « sur place » et chute avec le grand braquet du pédalier lui cisaillant le mollet droit.


La chute a tellement été violente que sa selle a tournée sur 45 degrés.

Contrairement à ce que j’aurais fait(😡🙈⚡️🌪), ma blonde, maintenant garnie d’ecchymoses, panse ses plaies dans un calme olympien alors que réajuste son vélo. On grimpera la côte merdique de l’entrée à pied. 

Descente dans le village de Langogne puis, pour faire changement, on grimpe. Deux cols en fait:


Le premier col m’a fait mettre le pied par terre parce qu’il avait une section à 12% dans les gravillons, je faissais alors du sur place. 


Ma blonde, plus légère et prenant son courage par le guidon, suite à la chute de ce matin, gravit cette section de 600 mètres à 12% sans sourciller. Plein d’admiration, je pousse mon tracteur alors qu’elle m’attend en récupérant au sommet.

Le col de La Croix de Bauzon nous révèle une belle surprise: 15 km de descente fabuleuse. En fait, on constate que les cyclistes locaux viennent le grimper de l’autre sens. 

Pour nous, ce sera pour une autre fois; trop contents d’avoir une journée à bilan d’ascension négatif.

Le paysage est à couper le souffle.


Nous sommes dans les Monts de l’Ardèche.


Par la suite, on roule deux autres bonnes bosses et risquons nos vies sur la Nationale 102.

Une fois cette route infernale derriére nous, c’est une descente chaleureuse et verdoyante d’environ 10 km vers le Rhône et Viviers.


Un accueil parfait chez Le Temps des Pauses, vin rosé, Leffe blonde,spa suivi d’un excellent souper avec les autres vacanciers: un jeune couple français travaillant à Genève et un couple d’allemands de Fribourg, à la retraite, se dirigeant vers la Méditérannée.

Demain, Malaucène.

K&H

Bilan:


À date: 

799,2 km roulés = 100 km/ jour

9873 km d’ascension = 1234 m grimpés/jour

Laguiole-Langogne

8 septembre 2016

Les jours se suivent et…

Hier je me plaignais du vent et aujourd’hui confirme mon désarroi d’hier. On a roulé plus (118.1 km) et grimpé plus (1626 mètres) et pourtant, avec soit sans vent ou vent de dos, meilleure moyenne (22 km/hr) et moral A+.

D’abord petit déjeuner fantastique cuisiné par Benjamin ce matin; oeufs miroir, café sous pression, jus, muffins, etc. 

On vérifie la pression des pneus: 75 psi! Notre nouvelle pompe portative corrige cela, avec un peu d’huile de coude, rapidement.

Départ tôt, vers 9:30 puis arrêt à Laguiole « village » pour acheter compote de pommes énergisante et baume pour les lèvres.

Ensuite, pour changer, on grimpe. On arrive sur les plateaux de l’Aubrac, à environ 1300 mètres d’altitude. 


Seul les boeufs semblent vivre ici et les oiseaux de proie. En fait, nous avons vu des oiseaux de proie à tous les jours. J’ai reconnu des Buses ressemblant à la Buse pattue chez nous ainsi que la Buse à queue rousse. Les autres…il y en avait avec une grosse tache blanche unique sous chaque aile, je crois que c’est une dorte de Milan mais ceci reste à vérifier.

Ma blonde se fiche éperduement de leur identification. Elle croit plutôt qu’ils attendent que je m’effondre avec mon lourd  vélo pour pouvoir m’éviscérer.

Par la suite, on se promène de village en village: Saint-Urcize, Malbouzon, La Chaze-du-Peyre, Saint-Amans pour ensuite se taper un col portant bien son nom. Voir la photo.


Le reste sera plutôt descente que montée ad notre chambre d’hôte La Villa les Roches près de Langogne. 

On décharche les bagages puis petite visite à l’épicerie pour se préparer un souper.


K&H

Bilan:


À date:

691 km roulés

8751 mètres d’ascension

P.S.:

L’épicerie:

Murat-Laguiole

7 septembre 2016

Ça se voulait une journée de récupération…

Le petit déjeuner préparé par Monique, la charmante propriétaire de L’Escale de Camille, est bourré de bones choses, le tout fait maison. C’est à 8:30. 

Nous mangeons et discutons avec trois dames et une petite fille d’Alsace. Le tout en mode relax puisque nous estimons avoir à rouler environ 70 km.

Après un dernier aurevoir à Monique, nous levons l’ancre vers 10:45.


Sortir de Murat représente une petite séance d’escalade. Ensuite, se maintenant toujours entre 1000 et 1100 mètres d’altitude, on roule des bosses au sommet des collines avec toujours un fichu vent dans le nez. Nos oreilles en sont remplies à un point tel que même si le traffic est rare, nous ne l’entendos pas.


Le seul moment où le vent nous quitte est lorsque nous descendons dans les gorges du bassin artificiel La Truyère. Site verdoyant et tranquille, nous traverserons deux ponts puis entamerons une montée de 5 km de 7-8% pour finalement retrouver le vent face à la sortie de ce gouffre.


Nos jambes étant déjà molles suite au trois cols de la veille, s’apprêtent à faire la grève. On moulinera alors  petit plateau et gros pignon le reste de la journée.

Deux km avant Laguiole, nous bifurquons chez Les Caprices de l’Aubrac, notre chambre d’hôte pour ce soir.

Benjamin, le propriétaire nous accueille chaleureusement, nous offre un verre et sa gentillesse nous fait reléguer aux oubliettes notre supposée journée relaxe.

Plus de 80 km avec 1300 mètres d’ascension assaisonné de forts vents de face, c’est tout sauf une balade relaxe.

Une fois douchés, deux km de marche et nous sommes à Laguiole, ville française du couteau.


Plusieurs magasins/atelier s’y retrouvent.

On s’arrête dans un où la vendeuse, sympathique, nous explique du pourquoi de l’abeille sur les couteaux et les différentes façons de différencier un vrai Laguiole d’un faux. On peut voir les artisans travailler derrière une grande vitrine. 

Une fois cela fait, vin rosé, biére, fromages, charcuteries et pizza. 

Deux km de marche pour digérer puis dodo.

K&H

Bilan:

572,9 km roulés

7125 mètres d’ascension

Meymac-Murat

6 septembre 2016

C’est en regardant l’étape 5 du Tour de France 2016 qu’on a décidé de faire ce voyage. C’était en fait la section réalisée aujourd’hui dont la beauté nous avait inspirés. 

Dommage que le massif central soit peu connu; c’est un terrain de jeu vaste, vallonné à merveille dont les montagnes sont d’anciens volcans.

On quitte tôt notre hôtel exécrable après un déjeuner frugal et insipide pour se diriger vers Neuvic. Avoir su que ce petit village était si magnifique nous aurions passé outre Meymac pour venir coucher ici. On fait des provisions en chocolat et Coca cola au Spar puis entrons dans une forêt suivant la tranquille D982 pour effectuer une longue descente vers le pont traversant la Dordogne.


Évidemment, en vélo, tout ce qui descend remonte. Par contre, nous étions encouragés par les graffitis sur le pavé gribouillés par les fans du TDF.


Sorties des gorges de la Dordogne, on aperçoit au loin un des anciens volcan d’Auvergne. Ma blonde me demande à la blague si nous allons devoir passer par dessus. En fait, je ne peux croire que la route passera là, et pourtant…


Nous traversons ensuite Mauriac, ville peu remarquable pour se diriger vers Salers. Celle-ci, merveilleuse à souhait, est notre portail du Parc Naturel Régional des Volcans d’Auvergne. Ici on s’enorgueilli du « boeuf de Salers » et des multiple fromages locaux. Il y a aussi le vin local dont j’ignorais l’existence.


Après Salers, on grimpe longtemps, avec un pourcentage d’environ 3 à 4%, mais avec un vent de face, sur un route étroite avec pavé refait pour le TDF. On roule à 1000 mètres d’altitude vers le col de Néronne avec une énorme vallée à notre droite. À couper le souffle!


Arrivés au col de Néronne nous croyons avoir fini de grimper. 


On se ravitaille en eau et Coca cola. 

Revenant aux vélos, deux belges analysaient nos montures. On jase et alors ils nous demandent si l’on va passer  par le Pas de Peyrol. Je vérifie sur mon cell et répond par l’affirmatif. Ils partent à rire en nous faisant comprendre que la fin est un peu raide.

Alors, en route pour le Pas de Peyrol en me disant que tout est grimpable, même avec un vélo de plus de 30 kilos.

La descente post Col de Néronne nous relaxe les quadriceps. Mais assez rapidement, c’est le propre des descentes, nous arrivons au début de l’ascension du Col du Pas de Peyrol: 5 km à 9%. Pas de quoi s’énerver.

La premiére partie se grimpe facilement; un 5-6% en forêt, à l’abris du vent; alors assez roulant. 

Puis, il y a littéralement un mur. 

Je regarde le pourcentage sur mon gps qui grimpe à 15% et semble rester coller à ce chiffre. Je roule maintenant à 7 km/hre et regarde furtivement devant moi où pourrais-je m’arrêter avant de partir à reculons.

Finalement, je trouve une petite éclaircie parmi les arbres et décide de prendre une pause. Les camionnettes « campers », imitations variées de Westfalia, semblaient vouloir faire la même chose que moi à ce stade-ci de la montée.

J’attend ma blonde. Elle aussi va profiter de mon petit coin de repos.


Une fois revenus eupnéiques, on reprend le 15% qui se transforme après 300 mètres  en un confortable 11-12% pour finir en 9% près du sommet. 

Pas facile le Pas de Peyrol.


Sur la photo ci-haut, on voit que nous sommes maintenant tout près du sommet de la montagne que nous apercevions au loin ce matin.

La descente de l’autre côté est vertigineuse. Il nous reste par la suite à passer le col d’Entremont à plus de 1200 mètres, notre 3e de la journée puis nous rentrons à Murat.

Accueil chaleureux chez L’Escale de Camille. La dame nous mentionne que son fils vit à Montréal et qu’elle adore cuisiner avec le sirop d’érable. La chambre s’avère être la plus confortable à date. Alors, tout va bien.

Au souper, on refait le plein d’énergie; ma bonde commande une pizzaavec du bleu d’Auvergne et moi, un burger de leur boeuf de Salers. Le tout accompagné d’une bouteille de Boudes, rouge typique d’Auvergne.

Demain, Laguiole.

K&H

Bilan:

490.1 km roulés

5825 mètres d’ascension

Lubersac-Meymac

5 septembre 2016

Déjeuner servi dans notre appartement à 08:00, tel que demandé, par nos merveilleux hôtes Théodora et Ronald. Dommage qu’on soit de passage, l’endroit est paisible à souhait.


Par contre, trop de temps libre et me voilà à faire de l’entomologie et même à voir des visages dans les ailes des papillons. Alors, c’est le temps de bouger.



Départ avec un ciel couvert; on craint pour la pluie mais Ronald nous rassure, c’est juste de la brume descendant des montagnes.

En effet, à peine 30 minutes plus tard, le soleil était de retour.

Premier pépin technique. Pour retrouver notre chemin, j’écoute Google Maps avec mes écouteurs or, je l’entend à peine. C’est la jonction du fil avec la fiche mâle qui est défectueuse. Par chance, ce n’était que sur la petite rallonge procurée avec ma pile d’appoint de chez Anker. Or, mon fil d’écouteur Bang & Olufsen peut se connecter à la pile sans la rallonge. Ma blonde a la brillante idée de renforcir le joint avec un band aid pour ne pas avoir le même problème à nouveau et voilà. 

Nous repartons.

Le fait de pouvoir écouter les directions ne les valide pas pour autant. Donc après Salon-la-Tour, l’itinéraire nous suggère de monter Rue du Château-d’eau. Arrivés en haut d’une respectable ascension: cul-de-sac. En fait, l’itinéraire suggérait un ancien chemin de fermier mal entretenu. 

Une dame d’âge mûr sort de chez elle et nous dit: »Vous êtes perdus? »

– Eh bien oui.

– Mais où allez vous?

– À Meymac via Lacelle.

– Sais pas où c’est. 

Son amie à la fenêtre nous dit qu’il faudra passer par Meilhards. Je répond que je ne sais pas par où aller.

– Alors vous ne savez même pas où vous allez.

– Ben le GPS me dit que je suis chez Hilaire Broche Paulette.

Les deux dames se regardent toutes étonnées et celle de l’extérieur s’écrie:  » Ben c’est moi! Comment savent-ils cela? » pointant mon cellulaire. 

Je crois que durant quelques secondes elles croyaient à la sorcellerie. 

Finalement, elles nous orientent sur la bonne voie et nous redescendons notre côte pour se mettre à monter jusqu’au dernier 10 km de la journée.

Le paysage est de plus en plus forestier.


Et le traffic demeure silencieux.

Après avoir terminé la longue ascension de la route touristique du Parc Naturel des Millevaches en Limousin, on arrive à Lacelle vers 13:15. On tente de luncher au Relais de Naïade mais la serveuse a autant envie de nous servir qu’un chat de sauter dans l’eau bouillante.

Alors, assoiffés et affamés on se déplace vers le « Restaurant Bar Tabac ».

Le petit monsieur nous accueillant nous suggère un restant de pâtes. Aussitôt assis ils nous sert un morceau de jambon et une tranche de terrine. Je crois pas qu’il avait compris que ma blonde était végétarienne. Pour ne pas l’insulter, parce que ses réserves semblaient limitées, j’ai pris les deux assiettes et on lui a demandé de ne servir des pâtes qu’à ma blonde.

Une fois rassasiés, nous le remercions lui et son chien quasi labrador et repartons pour environ 40 km.

Beaucoup d’ascension, un passage via Bugeat puis une longue descente de 10 km via le Chemin des Hêtres.



Arrivés à Meymac, beau village mais à part notre hôtel poussiéreux ( Le Limousin), tout est fermé.

Donc, bref souper et dodo. Grosse journée demain.


K&H

Bilan:

378,3 km roulés

3850 mètres d’ascension

Puisseguin-Lascaux

3 septembre 2016

Excellente nuit de sommeil et, au grand dam des vignerons, il fait beau et fera beau encore longtemps; le malheur des uns…

Réservation in extremis d’une chambre à Lascaux; on ne veut pas répéter le même scénario de la veille avec plus de 130 km dans les pattes. 

Je préviens nos futurs hôtes de la nécessité d’un rangement pour les vélos. De me répondre: « Pas de problème pour ranger vos vélos mais vous allez vraiment grimper la côte? »

Que dois-je comprendre? Moi qui croyais que le Périgord était plat ou peu valloneux.

Les petites routes suggérées par Google Maps, en mode vélo, demeurent merveilleuses.


Et parfois…terreuses.

Mais bon, si le traffic y est absent, notre bonheur est comblé.

Après avoir cotoyé la Dordogne dans la région de Bordeaux, nous voilà à Périgueux sur le bord d’une rivière se dénommant L’Isle. Il n’y a que les français pour créer un endroit où tu peux quitter L’Isle pour te rendre sur une ile. 

Me dirons que ça date du temps où ils parlaient l’occitent ou autre qu’importe. 

En plus, cela fait un pied-de-nez aux Yalatollahs de la langue française qui disent qu’on ne peut parler de la rive nord ou sud d’une ile, que seuls les cours d’eau ont des rives et bien ici, L’Isle à deux rives et elles sont cintrée par la Voie verte, nous permettant d’apprécier ses beautés.

Quittant Périgueux, on délaisse les pistes cyclables et avons plusieurs km à gruger sur les « Départementales »: welcome back  traffic.

On doit admettre toutefois que le pavé est sublime et le respect des automobilistes envers nous est quasi californien ou vertmontois.

Plusieurs km le nez dans la roue, nous arrivons finalement à Lascaux, petite ville charmante où la gastronomie du Périgord semble s’étallée à tous les coins de rue. On empifre éclair au chocolat et coca cola, question de se recharger pour les derniers 3 km et attaquons la montée vers le Domaine de Lascaux. 

On comprend alors le couriel du proriétaire: nous attendait une montée équivalente à deux Camillien-Houde. 

Arrivée au sommet, ma blonde fait un petit cercle en vélo afin de compléter son compteur à 140 km: bien joué mon amour! Sa plus longue ride à vie.

K&H

Bilan:

Départ

image

31 août 2016

Deux bonnes vieilles boites: elles sont venues de Lido et on les ramène à Bordeaux. Le bon côté de transporter les vélos dans ces boites est leur gratuité et le fait qu’elles passent facilement dans le scanner hors dimension alors, pas besoin de tout ouvrir pour l’inspection visuelle.

En espérant que le tout arrive en même temps que nous à Bordeaux. L’escale via Bruxelles sera peut-être problématique.

À suivre.

K&H

Lascaux-Lubersac

4 septembre 2016

Après un bon petit déjeuner chez nos hôtes, Stéphane et Svetlana, à qui l’on souhaite beaucoup de bonheur dans leur nouveau projet; direction le Limousin et notre approche du Massif central français. 

On repasse par Montignac, aucun lien avec la diète à voir les patisseries et le foie gras qu’on y sert.  Puis on va grimper.

Le décor demeure merveilleux avec de grands champs parsemés de vaches et boeufs du Limousin.


Par ailleurs, les cultivateurs du Limousin font la compétition à Rougemont parce que la culture de la pomme est omniprésente; quoique leurs pommiers diffèrent en taille des nôtres et les pommes semblent être des pommes poires.


Le Limousin, comme plusieurs endroits en France, abonde de grands espaces; ceci nous ramenant toujours cette question à ma blonde et moi: « Pourquoi les français visitant le Québec nous disent qu’ils sont à la quête de grands espaces alors qu’il y en a plein ici? ».


Allez savoir…

Finalement, nous sommes accueillis par des hollandais aux « Mille joies », chambres d’hôtes superbes, en pleine campagne avec vue sur coucher de soleil.


Seul hic, ils ne prennent que du cash et je suis à court. Banque la plus proche, village de Lubersac à 6.9 km. Une fois les baggages déchargés de mon vélo, le problème est vite résolu.

K&H

Bilan:


Totaux à date:

292,4 km roulés

2463 mètres d’ascension

St-Émilion, Pomerol, Puisseguin

2 septembre 2016

QUE DU BON! 

On entend souvent cette expression des amateurs de vin de la région de Bordeaux, qu’on parle de St-Émilion, de Pomerol, d’Entre-deux-mers: que du bon.

Eh bien pour le vélo, c’est pareil. Ma blonde est allée jusqu’à dire que la ride d’aujourd’hui est sa plus belle à vie. D’abord le soleil omniprésent, peu de vent, terrain essentiellement plat, piste cyclable (Piste Cyclable Roger Lapébie) nickel ainsi qu’un pavé parfait dans les petis chemins entre les champs de vignes.

Côté trafic, assez calme ceci nous laissant moultes occasions d’admirer le paysage bucolique. 

Côté planification toutefois, on voulait choisir notre hôtel au gré de la route eh bien, celle-ci nous la rendu; du 57 km prévu nous avons roulé 83 km à force de chercher une place pour dormir. 

À l’église de Pomerol, à côté de l’école on rencontre le sosie du Quasimodo; bossu, trapu, strabisme à l’oeil droit, un peu souillé (c’est probablement le concierge de l’école) mais très avenant et il nous donne les directions pour se rendre au bourg de Pomerol.

Quelques km plus loin, on trouve un dépanneur et allons à la quête d’informations.

La petite dame du dépanneur à Pomerol nous donne un dépliant pour aller au Château Belles-Graves, celui-ci offrant des chambres d’hôtes. Le maître de chaî nous accueillant, jeune homme agréable, nous dit qu’ils sont fermés pour deux semaines, les propriétaires étant absents.

Ignorants tout de la culture de la vigne, nous le félicitons sur la beauté de ses vignes. Sa réponse nous témoigne de son stress relié à la sécheresse locale depuis quelques semaines et si la pluie ne se pointe pas, ils devront faire les vendanges plus tôt avec des raisins plus acides; à garder en mémoir pour les St-Émilions et Pomerol 2016.

Alors il nous dirige vers le Chateau de Môle; seulement à 12 km!

Alors 12 km et une montée de plus, nous sommes accueillis chaleureusement dans une superbe grande maison de vigneron avec des chambres spacieuses et rénovées au goût du jour. 

C’est la région de Puisseguin; personnellement je connais moins mais leurs vins sont excellents.

À environ un km de marche se trouve le Bistrot de la gare, du même proprio. La serveuse, du genre Bonemine, la femme d’Abraracourcix, est accueillante mais débordée. Bon, tout ne peu pas être parfait.

K&H

Bilan: