Nice – Amsterdam jour 20

Dizy- Champagne

Nous prenons le petit déjeuner au même restaurant qu’hier soir, La porte oubliée.

De toutes façons, c’est le seul.

Ensuite, descente vers la Marne et route sans ascension jusqu’à Dizy, commune voisine d’Épernay et voisine de Ay (prononcez Ahi), tous des hauts lieux du Champagne.

Nous avons de la chance, mon ex-beau frère, qui a grandi dans le coin, qui a fait les vendanges trop souvent, qui est sommelier et que la verve habite depuis sa tendre enfance, va nous introduire à ses amis qui font une merveille de champagne et il va nous faire une visite touristique disons, personnalisée.

D’abord le vélo.

Ce petit vidéo résume l’ambiance de ce lundi matin.

Ensuite, nous arrivons chez le vignoble Alain Bernard.

Après s’être changés en « civil », nous allons prendre un verre avec Pilou puis achetons quelques bouteilles de vins pour ne pas avoir les mains vides et revenons chez les Bernard.

Pilou avait apporté de la bouffe pour une armée. Ses parents, Dany et Christine (Kiki pour tout le monde) se joignent à nous. Il y a aussi les fils jumeaux des Bernard qui célèbrent en ce jour leur 21e anniversaire.

À cette période, la récolte des raisins est terminée et c’est tout le travail de gérer la fermentation alcoolique du champagne dans différents fûts, soit de chêne, d’acier inoxydable ou même de béton qui est commencée. Cette une période frénétique de travail mais les Bernard prennent le temps de faire une pause avec nous, pause imposée par Pilou qui survient toujours comme un tempête mirobolante aussitôt qu’il arrive quelque part.

Il n’a pas changé et les Bernard semblent être une autre de ses familles adoptives. En fait, lorsque son beau-père, Dany, a vendu ses lots de vignes, c’est au Bernard qu’il les a vendus.

Pilou et sa mère, Kiki
Dany, debout, Benoit Bernard, assis

Être vigneron est un dur métier, demandant la force du cultivateur avec le doigté d’un chimiste pour donner un produit de haute qualité. Les avants-bras de Bernard parlent d’eux-mêmes.

Je m’y connais peu en champagne mais selon Pilou, qui est tombé dedans lorsqu’il était petit, qui est sommelier depuis une trentaine d’années, c’est un des meilleurs à boire. Et nous sommes là, à la source.

Nous avons aussi ouvert quelques rouges sélectionnés par Pilou afin de diversifier le tout.
Isabelle Bernard, la conjointe de Benoit, qui gère, entre autres, les chiffres de l’entreprise. Les Bernard font aussi un vin rouge, très rare en territoire champenois et Robert semble l’apprécier…

Après ces joyeuses retrouvailles et ce bon repas, Pilou nous transporte dans les vignes pour un petit exposé technique sur le terroir.

Il nous explique la géologie à prédominance de calcaire, l’orientation de lots par rapport à la Marne et l’ensoleillement expliquant ainsi pourquoi certains sont des sites où l’on aura des résultats exceptionnels versus des cuvées ordinaires.

De plus, il nous montre que certains champs sont encore manucurés à l’ancienne alors que de nouvelles techniques suggèrent de laisser pousser d’autres plantes pour garder l’équilibre des sols.

De plus, les feuilles de vignes sont moins retirées qu’auparavant pour garder les plans tempérés face aux changements climatiques.

L’orientation des plans de vignes est aussi variées afin d’avoir certains raisins qui sont exposés plus longtemps que d’autres au soleil selon le niveau de sucre et d’eau que le vigneron préfère obtenir dans son produit.

Bref, il tente de nous résumer une science qui demande une vie à être maitrisée.

Ensuite, nous visitons la cave des Bernard où Pilou nous explique les techniques pour éliminer les dépôts dans les bouteilles de champagne.

Il a fallu aussi réparer une crevaison sur le vélo de Robert, la première du voyage.

Pilou nous quitte après avoir bu une dernière Picon bière avec nous.

Nous le remercions pour cette fabuleuse journée.

Demain, on se dirige vers Rethel.

Nice – Amsterdam jour 19

Châtillon-sur-Marne

À la Pétardière, nous étions tous les quatre dans le même appartement alors Hélène et moi pouvons sentir la fébrilité de Danièle et Robert qui semblent refaire quatre fois leurs bagages avant de partir pour de bon. Robert décide même d’abandonner son étui à lunettes; ça prend trop de place.

Une à deux fois, ils vont à l’extérieur pour moduler leurs vêtements en fonction de la température ambiante. En fait, ça oscille autour de 7 degrés ce matin mais il fait soleil alors, ce sera éventuellement confortable.

Puis c’est un départ.

Comme c’est dimanche, les rues de Meaux sont relativement tranquilles et nous sortons de la ville, direction est, par le même beau chemin qu’à l’arrivée.

Ensuite, je m’efforce de trouver le plus de « trail de vaches » possible pour en mettre plein la vue à Danièle.

Nous atteignons un point culminant intermédiaire, où les éoliennes nous observent de haut.

Nous rencontrerons des habitants typiques du fleuve La Marne…

La signalisation locale prend soin de nous avertir de ne pas trop boire.

Pour ce qui est de rouler, je me disais, au début, soyons cléments avec nos amis. Eux ils sont encore dans le décalage horaire alors que nous, nous avons plus de mille km dans les pattes depuis le début du voyage et avons passé 3 cols de montagne alors la forme est là.

Sauf que lors d’un arrêt, nous constatons que le vélo de Danièle grince.

Petite vérification rapide et je constate que son frein avant est légèrement collé alors, on fait une petite mise au point et soulageons ainsi un peu sa misère.

N’a t-elle pas l’air heureuse maintenant…

Nous approchons Châtillon-sur-Marne en longeant le fleuve en question sur 8 km.

Puis, c’est la bifurcation vers la ville.

Et l’attaque finale par une petite côte à 12%, juste question d’achever nos amis.

Arrivés à Châtillon-sur-Marne, nous logeons dans une maison privé « Chez Brigitte ». C’est très bien, propre, avec deux chambres à coucher sur des étages différents.

Une fois douchés, nous allons à la visite du village qui, en ce dimanche pm, est complètement mort.

Il y a toujours la statue d’Urbain II, pape qui sacrait les rois de France à Reims.

Nous devons attendre 19:00 pour l’ouverture de l’unique resto La porte oublié. Oublié, c’est vraiment le sentiment que ce village dégage en ce dimanche soir.

Nous mangeons un repas honnête puis un bon dodo.

Demain, visite des vignobles de Champagne avec un guide local: Pilou.

Nice – Amsterdam jours 17 et 18

Meaux

Aujourd’hui, direction Meaux.

Meaux est bien connue pour sa moutarde et son brie. Mais c’est principalement pour se rapprocher de l’aéroport Paris Charles de Gaulle que nous nous dirigeons à cet endroit.

On annonce de la pluie toute la journée alors nous partons avec les imperméables.

Puis la pluie cesse et nous les retirons parce qu’il fait trop chaud.

Quelques minutes après, la pluie revient de plus belle et nous les remettons; les aléas du cyclotourisme.

Ma blonde metbeaucoup d’espoir dans ce trou bleu dans les nuages
L’ambiance est à tout le moins dramatique

Arrivé à Meaux, nous sommes accueillis par un beau chemin bien pavé…

Nous devons traverser la ville pour se rendre à notre résidence, La Pétardière, qui se trouve à la sortie ouest de Meaux.

L’accueil est chaleureux et l’endroit est propre.

Nous profitons du fait que nous serons deux jours là pour faire la lessive.

La « buanderie » est à l’extérieur, dans la cour d’une station service. Allez comprendre.

Ma blonde profite de ce temps pour faire des emplettes pour acheter un lunch et le petit déjeuner pour deux matins.

Ensuite, nous visitons Meaux.

C’est bien mais peu épatant. Comme c’est la banlieue de Paris, ça semble en récolter de quelques éléments peu enviables. Mais bon.

Le parvis de la cathédrale St-Étienne est animé par un spectacle de danse amateur. Donc nous pouvons y prendre l’apéro avec des huitres.

Le resto du Parvis, en face, nous semble bien et c’est le cas.

Puis couchés tôt puisque demain nous devons partir tôt pour se rendre à l’aéroport.

L´arrivée du vol est prévue pour 9:21 et nous avons 28 km à faire pour s’y rendre.

Nous pouvons voir l’avion d’Air Canada de Robert et Danièle avant qu’il atterrisse.

Trouver le terminal 2B s’est avéré compliqué mais trouver deux touristes québécois avec leurs boites de carton à vélo s’est avéré encore plus complexe.

Mais nous y sommes arrivé et d’emblée, on s’est mis à la tâche d’assembler les vélos.

Ensuite, petit dédale technique pour sortir de l’aéroport et nous voilà en pleine campagne.

Nous avions hâte de faire vivre à Danièle et Robert les beaux petits chemins de la campagne française alors, le premier que nous abordons en quittant la départementale et son traffic, Danièle s’exclame en disant: « Tu nous fais prendre des trails de vaches ».

Et vlan, fini le côté bucolique, nous sommes voués à circuler dans des trails de vaches au lieu de des sentiers agricoles asphaltés. J’avoue que ça retire un tantinet le charme de la chose…des trails de vaches.

Je me disait que les vaches habituellement marche le champs au complet à la recherche de pousses fraiches, mais bon.

De trail de vaches en trail de vaches nous finissons par arriver à un passage plus techniques, un pont en réparation.

Première épreuve des aléas du cyclotourisme pour nos amis.

Puis finalement, arrivée à la chambre.

Après un brin de toilette et une petite sieste, retour au coeur de Maux pour visiter le Musée du brie et fêter l’arrivée de nos amis.

Ciel encore un peu dramatique

Bilan: 1171.59 km et 11428 m d’ascension

Nice – Amsterdam jour 16

Provins

Au départ de Troyes, quelques petits virages dans la ville puis nous arrivons sur La Voie Verte de la Seine: piste cyclable sur les anciens chemins de halage bordant ce long fleuve tranquille.

Ça nous rappelle La Loire à vélo.

Nous y roulerons environs 46 km!

La pluie est venue nous agacer quelques instants mais le temps de mettre les imperméables puis elle diminuait assez pour qu’on les retire.

Nous sommes toujours dans le territoire de l’Aube.

Le trajet est bucolique, les indications sont parfois amusante…

Mais d’autres images au loin nous rappellent que la France tire 72% de son électricité en provenance du nucléaire.

Arrivés à 15 km de Provins, le ciel s’avère menaçant.

Nous arrivons sans trop d’embûches à la maison d’hôtes Stella Cadente.

Le dame qui nous reçoit est gentille. La maison est grande. L’ensemble est propre mais de dire que la décoration des chambres est kitch est un euphémisme.

😵‍💫🤢😵‍💫

La maison est replie d’une collection de trophées de chasse qui, alliés à la décoration de luminaires « modernes » des années ´80, rendent l’endroit presque lugubre.

La pression de l’eau de la douche est excellente alors, pourquoi se plaindre.

Toutefois, après la douche et une pause, nous constatons que l’endroit est infesté de grosses punaises.

Je téléphone à la dame et lui raconte la situation.

Elle ne semble pas surprise: « vous savez, c’est la saison, elle rentre se mettre au chaud… »

Je suis d’accord mais qu’est-ce qu’on fait?

« Ah vous voulez que je vienne avec l’aspirateur pour les attraper »

Bin oui…

Alors elle arrive avec l’aspirateur et nous en « aspirons » une bonne dizaine.

C’est difficile de rempaqueter le tout et de repartir sous la pluie pour se trouver un autre hôtel…

Alors une fois la chasse terminée, nous allons prendre une marche sous la pluie pour visiter la ville médiévale.

Nous nous arrêtons au Dôme, le temps d’un apéro.

Après l’apéro, la pluie a disparu ou bien c’est l’effet de l’alcool de ma IPA locale.

Vive le beau temps!

Nous prenons le souper au restaurant Les Vieux Remparts. C’est très bien et leur carte des vins s’avère très variée alors nous buvons un vin nature, bio, sans sulfites, composé de trois cépages de sauvignon. Excellent.

Arrivés à la chambre, nous aspirons trois autres punaises; probablement qu’elles avaient pénétré par la fenêtre laissée ouverte. Pas le choix de laisser la fenêtre ouverte, c’est tellement humide ici.

Après une bonne nuit de repos, à 5:30 am je ne vois pas d’autres bestioles…

Prochaine étape, Meaux.

Bilan: 1042.57 km et 10 454 m

Nice – Amsterdam jour 15

Troyes

Sortir de Châtillon-sur-Seine se fait relativement rapidement. Nous croisons un autre bras de la Seine et ceci nous rassure sur la viabilité de ce ruisseau si cher aux français.

Nous sommes encore en territoire agricole et suivons un certain temps la route du Crémant, vin mousseux de Bourgogne n’ayant pas le droit de s’appeler Champagne.

Par la suite, nous entrons dans la région du Champagne dans le département de l’Aube.

Je croyais que le Champagne était concentré principalement autour de Reims et d’Épernay (région de Marne) mais c’est un problème de perception d’étranger relié au fait que les grandes maisons commerciales telles que Mouët et Chandon s’y trouvent.

Afin d’éviter le trafic de la route départementale, nous allons grimper à l’intérieur des terres où nous roulons parmi la vigne.

Ce détour dans la vigne nous permet de découvrir des Cadoles, petits abris en pierres sèches sans mortier construits par les vignerons sur différentes parcelles leur servant d’abris contre le froid ou la chaleur selon la saison.

Nous aurions pu y passer la nuit mais nous avions déjà une chambre réservée à Troyes…

La plupart des cadoles étaient utilisées au XIXe siècle jusqu’à environ 1920.

Celles que nous avons vues sont probablement restaurées ou maintenues en bon état parce qu’elles servent d’attraction pour des circuits pédestres touristiques.

Le dit sentier était bien entretenu mais nous avons préféré rester sur la bonne vieille asphalte.
Les vignes pour le Champagne sont à perte de vue.

Après ce petit détour côteux, nous reprenons la route non stop jusqu’à Troyes.

La chambre n’étant pas prête à 14:30, nous tentons de trouver une place pour manger. Comme d’habitude en France, tout semble être au point mort en après-midi.

Toutefois, tout près de la chambre, il y a un « fast food » de Tacos français.

Avant de partir, j’avais entendu parler de l’ouverture du premier restaurant de Tacos français à Montréal alors je me suis dit, pourquoi ne pas l’essayer ici, à Troyes.

Bref, ce n’est pas parce qu’on enroule viande hachée, fromage et frites dans une simili crêpe style tacos que c’est intéressant.

Une fois installés dans la chambre et douchés, nous partons explorer Troyes.

Troyes a une histoire remontant aux Tricasses, peuple gaulois présents un siècle avant J-C. Elle aurait pris de l’expansion à la Renaissance et était auparavant la capitale du Champagne.

On y retrouve une grande concentration de maison à pans de bois.

La plupart datent du XVIe siècle mais, évidemment, sont en constante rénovation.

Troyes est aussi reconnue pour ses andouillettes et la prunelle de Troyes.

On y retrouve des églises gothiques telle que la basilique St-Urbain.

La Seine passe au centre de Troyes.

Certaines oeuvres montrent des enfants qui s’amusent
D’autres, eh bien…

On y trouve aussi tout près le coeur de Troyes.

Ensuite, il y a la ruelle des chats. Je ne suis pas certain de l’origine du nom. Après un grand incendie à Troyes en 1524, les maisons de chaque côté de la ruelle furent reconstruites. La ruelle donne une idée de l’étroitesse des rues médiévales. Certains disent que cela permettait aux chats de sauter d’une maison à l’autre.

D’autres disent que l’étroitesse de la rue donnait lieu à des rencontres et favorisait le libertinage. Qui sait?

Par la suite, apéro pour déguster les champagnes locaux au Crieurs de vin.

Puis souper dans une brasserie française suivi de digestifs locaux: une prunelle de Troyes pour ma blonde et un marc de Champagne pour moi.

Bilan: 961.01 km et 10 293 m d’ascension

Demain, Provins.

Nice – Amsterdam

Jour 14: Chatillon-sur-Seine

Nous devons découper notre remontée vers Meaux, près de l’aéroport Paris-Charles-DeGaule, alors ce sera Châtillon-sur-Seine, Troyes et Provins.

Au départ de Dijon, nous devons suivre un dédale de pistes cyclables au travers des trottinettes motorisées, les autres vélos, les piétons et bien évidemment, les automobiles.

Tout le monde semble savoir où aller sauf nous. Alors après 6 km à une vitesse d’environ 10-12 km/h, nous arrivons dans la campagne et reprenons un rythme normal.

Nous roulons en territoire agricole ou en forêt.

Le trafic est essentiellement absent.

Une grosse chienne a décidé de nous adopté sur presqu’un km.

À un moment donné, elle a failli se faire frapper par une des rares voitures rencontrées alors, j’ai rebroussé chemin jusqu’à la seule maison visible. Je sonne à la porte et une dame gentille me répond. Elle semble avoir abusé des victuailles locales toute sa vie. Je comprends alors pourquoi sa chienne se cherchait des compagnons actifs pour se dégourdir.

Je lui suggère de la garder à l’intérieur quelques instants sinon elle devra venir la récupérer à Amsterdam. Elle nous souhaite bon courage et retourne à l’intérieur avec son animal domestique.

Nous reprenons la route sans autre anecdote.

Nous passons dans de rares villages comme Essarois.

Et le dernier tronçon de 15 km se situe en pleine forêt.

Puis, arrivée à Châtillon-sur-Seine.

La Seine, fleuve qui passe dans Paris, prend sa source à 40 km en amont de Châtillon-sur-Seine. Il parait qu’en juin, on pouvait la voir passer en ville mais présentement, ça ressemble à cela.

Nous résidons au B&B Le Jardin de Carco.

La dame qui nous accueille est très gentille et l’endroit est une énorme maison d’époque avec des salles de bain rénovées.

Le nom provient de l’écrivain François Marie Alexandre Carcopino-Tusoli, qu’on nommait Francis Carco.

Une école porte aussi son nom dans le village.

Son roman, L’homme traqué, a remporté le grand prix du roman de l’académie française en 1922, au cas où vous auriez besoin de suggestion de lecture…

Nous soupons à L’évidence. L’accueil y est très bien, mon magret de canard aussi mais le pavé de saumon de mon amour semble sortir d’un four crématoire.

Nous en profitons toutefois pour savourer un rare rosé de Bourgogne.

Les vins de Bourgogne sont plutôt connus pour d’abord leurs rouges et quelques bons blancs. Les rosés sont traditionnellement plutôt l’apanage de la Provence.

Le lendemain matin, au petit déjeuner, nous rencontrons une dame, Vanessa, qui nous entretient de sa passion sur l’apiculture forestière dans le Jura. Son mari est à Châtillon-sur-Seine pour ure formation supplémentaire. Rencontre très intéressante.

Bilan: 884.71 km et 9962 m d’ascension

Nice – Amsterdam

Jour 13: Dijon

Pas de vélo aujourd’hui. Toutefois, nous transfèrerons les vélos de l’hôtel d’hier à L’Hôtel des Halles, plus près de la vieille ville.

Christine et Yves passerons une partie de la journée avec nous, histoire de flâner un peu dans Dijon.

Nous marchons d’abord de façon aléatoire dans la vieille ville puis finalement suivons le trajet de « la chouette ».

La cathédrale Notre-Dame est un monument central de Dijon.

Mais les touristes ici sont attirés par un trajet imprimé au sol qui les dirige vers une chouette sculptée dams un contrefort d’une chapelle adjacente à la cathédrale Notre-Dame.

Personne ne semble savoir comment ou pourquoi cette chouette a été incorporée à un des contrefort de cette chapelle. Puisqu’on y retrouve des aigrettes, certains croient que c’est plutôt une représentation de hibou grand-duc et qu’un artisan voulait souligner le fait que Dijon abrite le Palais des Ducs de Bourgogne.

Alors les gens viennent toucher cette chouette ou hibou de la main gauche en espérant qu’elle exauce leurs souhaits🙄🙄.

Dijon est aussi bien connue pour sa moutarde. Alors nous payons une petite visite à Maille. Il parait que la publicité dit « qu’il n’y a que Maille qui m’aille ».

Après cette marche et achats très utiles de moutarde locale, on doit boire et manger; principal but des vacances!

Tout le monde prend un repas équilibré mais moi je veux tester l’équivalent de la poutine locale. Frites et cheddar.

Il leur manque la sauce brune toutefois…

Ensuite, nous visitons le reste de la vieille ville, haut lieu de la Bourgogne où les bon vins et la bonne bouffe sont à l’honneur.

Il y a une tonne de musées et il y a aussi le Palais des Ducs de Bourgogne à visiter mais nous avons simplement envie de se laisser absorber par la ville.

Après une bonne marche d’exploration, nous prenons un dernier verre avec Christine et Yves puis les reconduisons à leur véhicule et les laissons retourner en Suisse en espérant les revoir le plus tôt possible.

À bientôt

Ensuite, nous aménageons dans l’Hôtel des Halles, repos et souper.

Demain, retour en vélo.

Escargots au menu

Nice-Amsterdam

Jour 12: Pontarlier -Besançon puis téléportation à Dijon

Ce jour, nous roulerons à quatre. Christine et Yves ont apporté leurs vélos pour qu’on puisse faire un bout de chemin ensemble et profiter de la journée.

Il y a toujours des vérifications à faire sur la route…

Ça nous fait de la compagnie agréable et eux, une petite vacance pour déjouer le quotidien.

Le trajet prévu à vélo va jusqu’à Besançon. Il y a une certaine logistique à opérer puisqu’à presque mi-chemin, Yves devra retourner ramasser le pick-up puis s’en venir sur Besançon. De là, nous monterons tous à bord pour rallier Dijon. Cette entourloupette nous permettra de respecter notre horaire pour se rendre à Meaux, tout près de l’aéroport Paris-Charles-de-Gaule, pour le 22 septembre.

Alors en route d’abord vers Ornans.

Nous ne connaissions pas cette région de Franche-Comté où l’on produit le fromage Le Comté. Mais nous constatons la grandeur du territoire et se demandons à chaque fois pourquoi les français disent qu’ils viennent au Québec pour les grands espaces.

Depuis Nice, nous avons toujours eu de belles routes. Sauf qu’aujourd’hui, nous étions dûs pour une surprise des raccourcis Komoot: une belle côte abrupte en descendant dans du gros gravier. Parfait pour les vélos de montagne à gros pneus de Christine et Yves mais nul pour nos pneus 25 mm et de surcroît, avec les bagages.

Après cette descente, nous rentrons à Ornans.

Ornans est une petite ville d’un peu plus de 4000 habitants où les sports de plein air et la culture se marie.

Pour les amateurs d’art, c’est là qu’est né Gustave Courbet et c’est aussi là qu’il aurait peint Un enterrement à Ornans. C’est lui aussi qui a peint La naissance du monde. Je vous laisse aller explorer cet éloge à la pilosité féminine.

La rivière La Loue

L’expert en piscine inspecte les installations…
Petite pause lunch à Ornans

Après Ornans, Yves retourne vers Pontarlier pour chercher le pick up alors que nous continuons vers Besançon.

Juste avant Besançon, une descente infernale nous permet à nouveau de tester nos freins.

Puis c’est le passage dans Besançon où nous irons prendre une boisson froide en attendant Yves.

Par la suite, on place les vélos sur ou dans le pick up puis nous prenons l’autoroute vers Dijon pour arriver à un hôtel un peu douteux.

J’avais réservé deux chambres à l’Hôtel Campanile de Dijon. C’est un peu en retrait en me disant que ce serait plus facile avec le pick up versus le stationnement.

Le quartier semblait presque déserté, mais bon.

Les chambres étaient propres.

Deux km nous séparaient du Bistrot des Halles où nous avons pu expérimenter une excellente cuisine de la région de Bourgogne avec, évidemment, un Hautes-Côtes de Beaune dans les suggestions du moment sur la carte.

Bilan: 794.62 km et 8853 m, nous avons donc dépassés l’altitude de l’Everest (8849 m)

Nice-Amsterdam

Jour 11: Pontarlier

Aujourd’hui, nous irons franchement vers l’ouest pour retourner en France afin de progresser vers Paris.

Ceci veut dire que nous devons passer une autre barrière géographique suisse, la chaine de montagne du Jura.

Les montagnes du Jura sont formées essentiellement de calcaire et ce calcaire est riche en fossiles qui ont été datés de -201 à – 145 millions d’année. C’est l’ère des anciens reptiles. Les dinosaures de cette époque ont été rendus populaires dans les films de « Jurassic park ».

Après un copieux déjeuner , nous prenons la route sous une météo incertaine.

Rien à redire sur la qualité de la chaussée toutefois.

Nous arrivons en suite au pied du massif du Jura. Pour le traverser, c’est simple à comprendre pour un québécois, juste vous imaginer qu’on aurait tracé une route tissée serré pour passer par dessus l’Acropole des draveurs.

Image tirée de ma carte Komoot qui m’indique la pente en continue

La montée est soutenue, allant rarement à moins de 10%.

Rendus au col, nous pouvons admirer une dernière fois les alpes au loin pour ensuite basculer vers la France en direction de Pontarlier.

La pluie nous oblige à modifier nos vêtements

On tente de respecter les indications locales…

La géographie locale m’envoie un clin d’oeil d’un ami disparu récemment
Derniers replis du Jura

Nous arrivons à l’Hôtel St-Pierre. Le bonheur est qu’après avoir déposé Bruno et Michèle à l’aéroport de Genève, Christine et Yves nous rejoignent pour faire un petit bout de chemin avec nous.

Nous soupons au restaurant « Côté Pont »

Puis nous regagnons l’hôtel pour un bon repos, du moins pour certains…🤭.

Bilan: 733.11 km et 8192 m d’ascension

Nice-Amsterdam

Jour 9, Martigny et jour 10, Yverdon-les-bains

Nos amis Christine et Yves Orsinger vivent à Martigny et leur maison est parfois aussi agitée qu’une auberge. Tel sera le cas pour ce jour 9 puisque nous faisons escale question de passer du bon temps avec eux et aussi de faire un peu de ménage / lavage dans nos affaires.

Par ailleurs, c’est ici que le voyage de Michèle et Bruno se termine.

La météo est bonne alors durant la journée, Hélène et moi en profitons pour marcher et visiter le site du Château de la Bâtiaz.

Vue sur la ville depuis le château de la Bâtiaz

Sa construction date du XIIIe siècle. La porte était fermée à clé alors, pas de visite.

On retourne ensuite marcher en ville où, le jeudi, c’est la journée du marché public. On fait une partie des emplettes pour la paella que Christine veut préparer pour le souper.

On trouve aussi un magasin de vélo pour que Bruno puisse faire réparer les freins à disque du vélo de Michèle qui ont rendu l’âme durant la descente du col du Grand-St-Bernard.

Il y a d’autres magasins de vélo à Martigny mais celui-ci s’est avéré bien équipé en pièces avec un mécanicien efficace.

Avant le souper, Yves et Christine nous transporte jusqu’à leur chalet sur la route de Champex, question de visiter la place et d’y prendre un verre.

Ensuite, on redescend à Martigny pour aller dévorer cette fameuse paella.

Fait notoire, Bruno s’en est servi trois assiettes!

Samuel, le fils des Orsinger et Cyrielle, sa copine se joignent à nous pour le souper.

Plus tard, Lucien (le 2e fils) et sa copine, Mallory, viendront nous saluer.

Le lendemain, jour 10, Hélène et moi quittons tout ce beau monde pour continuer notre périple vers Yverdon-les-bains.

Bruno, Michèle et Yves iront grimper à vélo dans la région du barrage d’Émosson. Une étape du Tour de France de 2016 se terminait au barrage d’Émosson.

Au départ de Martigny

Yverdon-les-bains a été choisi comme destination simplement parce qu’il faut maintenant se diriger progressivement vers Paris où Danielle et Robert nous rejoindrons pour faire la route de Paris à Amsterdam.

La route à vélo jusqu’au Lac Léman se décrit plus en photos qu’en mots.

Ensuite nous roulerons plus ou moins sur les rives du Léman de Villeneuve à Lausanne.

Pour ensuite bifurquer vers les terres en direction d’Yverdon-les-bains.

Nous arrivons à l’Hôtel de la Prairie. L’endroit est propre et dispose d’une cage pour entreposer les vélos.

Une fois lavés, nous prenons le souper au restaurant la Pinte, excellent endroit.

Yverdon-les-bains est une ville du Canton de Vaud, en Suisse. Ce serait une des plus vieille ville de Suisse avec un passé remontant à 6000 ans.

Une source d’eau thermale s’y trouve ainsi, la région est connue pour ses bains thermaux depuis fort longtemps. En fait, les romains s’y trouvaient et à cette époque, la cité se nommait Eburodunum. La source alimentait les thermes de cette cité.

La ville est située sur les rives du lac de Neuchâtel.

Nous avons marché jusqu’au lac après le souper mais comme il faisait noir, nous n’avons rien vu, ou presque…

Bilan: 689.93 km et 7228 m d’ascension