Nantes-Bretagne-Normandie

Guérande

La première ville autre que Nantes que nous visitons est Guérande. On a perdu nos bonnes habitudes ou nous sommes plus fatigués ou je ne sais quoi parce nous finissons par quitter l’Hôtel de la Cité à 9h56.

Avant, nous tentions toujours de quitter vers neuf heures. Nous parcourons environ 11 km pour sortir de Nantes et se rendre à Indre, sur le bord de la Loire. Il s’y trouve un bac qui devrait nous faire traverser le célèbre fleuve en question mais il s’avère que le mini port est en rénovation. Ça commence bien.

Heureusement, une dame qui travaille là nous rassure que nous n’aurons pas à retourner à Nantes pour prendre un pont. Il faut simplement continuer jusqu’à Couëron où le bac est en fonction.

Puis, une fois traversés, de retour sur une section de la Loire visitée en 2018.

On peut voir sur la photo ci-haut, à gauche, le pont de St-Nazaire que nous allons traverser sous peu. Il n’y aura pas de photo à partir du pont parce que la voie cyclable sur le pont est très mince et non protégée alors, afin de pouvoir terminer le voyage en vie, nous avons opter de ne pas faire de pause sur le pont.

Chemin faisant, nous faisons une mini pause puis rejoignons Guérande en faisant peu de photos puisque le paysage est constitué de villages peu intéressants visuellement.

La vieille ville de Guérande est tout autre chose.

Nous prenons un verre à la place de l’église, juste le temps que notre chambre soit prête.

Peu de temps après, la propriétaire de La Maison Bizienne nous communique que la chambre est prête.

En fait, nous voulons simplement délester les vélos des bagages et repartir pour aller visiter les marais salants.

La région de Guérande forme une presqu’ile bordée au nord par le fleuve La Vilaine (pas rapport avec une de vos connaissances mais le nom vient plutôt du breton, ar ster vilen qui voudrait dire la rivière aux moulins.

Les premières salines, la où l’on fabrique les digues pour faire entrer et évaporer une mince couche d’eau de mer, dateraient du 7e siècle. La technique, toutefois, ce serait raffinée et fixée autour des années 1400.

Les paludiers, ceux qui récoltent le sel, travaillent ici toujours selon une méthode traditionnelle. Le gros sel de Guérande est celui qui se cristallise au fond des bassins où se trouve de l’argile. Il sera teinté de gris par cette argile.

La fleur de sel provient plutôt d’une cristallisation en surface survenant selon certaines conditions météo appropriées.

Grosso modo, le gros sel peut servir à la cuisson, mais la fleur de sel sera utilisée pour l’assaisonnement final.

Donc, la frénésie autour du sel de Guérande provient de cette notion de cueillette artisanale d’un sel qui contient, en plus du sodium et du chlore habituel, du magnésium et d’autres oligo-éléments (ces derniers sont difficiles à trouver toutefois).

Le réchauffement climatique et la montée éventuelle des eaux menacent cette méthode artisanale à moyen terme. L’autre menace semble être que le métier de paludier est difficile et n’attire pas la jeune génération, mais cela, ce n’est pas un problème unique à Guérande.

Après une centaine de km à vélo, de retour à la maison d’hôtes pour se laver puis aller souper dans la vieille ville de Guérande.

Géographiquement, cet endroit fait partie de la Loire-Atlantique mais la mentalité est bretonne. Et qui dit breton, dit crêpes…

Nous terminons notre soirée, et notre digestion, avec une visite de la porte St-Michel.

Demain, Auray.

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