Nice – Amsterdam jour 29, 30 et 31.

Kinderdijk, Gouda et Amsterdam

Le petit déjeuner à bord de notre bateau hôtel est généreux et nous en profitons parce que la journée risque d’être un peu longue avec 85 à 90 km de vélo à faire selon les pérégrinations du moment.

D’abord, en se dirigeant vers Kinderdijk, ma blonde voudrait voir le pont d’Érasme.

Connu sous le nom d’Érasme de Rotterdam (Desiderius Erasmus Roterodamus), c’était un théologien et philosophe qui a écrit, entre autres, l’Éloge de la folie. Écrit en 1508, plusieurs extraits s’appliquent encore aujourd’hui. Tel que: « Rien n’est plus sot que de traiter avec sérieux de choses frivoles; mais rien n’est plus spirituel que de faire servir les frivolités à des choses sérieuses. »

Le pont lui-même est un pont à haubans achevé en 1996. En ce qui me concerne pour le vélo, il a été le lieu de départ du prologue du Tour de France de 2010.

En même temps nous jetons un dernier coup d’oeil à l’architecture moderne de Rotterdam.

Puis direction Kinderdijk.

Kinderdijk est située dans un polder, i-e une étendue de terre jadis submergée mais qu’on a gagnée sur la mer d’abord en l’endiguant puis en y pompant l’eau vers la mer. Une grande partie du territoire de la Hollande est ainsi constitué. En recherchant le sujet, ils disent qu’on en trouve en Belgique, en France et…à Kamouraska?!! Cette dernière partie reste à vérifier.

La série de moulins à vent retrouvée à Kinderdijk a été débutée au XIIIe siècle pour être achevée en 1740. Bien entendu, il y a eu de l’entretien fait depuis ce temps.

Régit par le vent, les moulins servent à pomper l’eau d’une rivière vers une autre pour contrôler l’assèchement du polder et ainsi y permettre la culture. Prouesse d’ingénierie pour l’époque.

Ensuite, il faut s’évertuer à trouver le bon traversier pour se diriger vers Gouda.

Une fois cela fait, le trajet ad Gouda s’accomplit rapidement.

Gouda est populaire pour son fromage mais c’est aussi une jolie ville, parcourue de canaux.

Nous y rencontrons des québécois qui font une rando à vélo de 6 mois en europe. Tout en camping; je leur lève mon casque. Vous pouvez lire leur périple sur velotrotteurs.ca.

Nous profitons de notre arrêt à Gouda pour y faire une pause lunch puis ensuite, direction Amsterdam.

Le trajet ad Amsterdam est peu glorieux en photos mais ma blonde réussit toujours à capturer quelques images.

Après de multiples virages, nous arrivons à l’Hôtel The Manor, à Amsterdam. C’est un ancien hôpital reconvertit en hôtel.

Quelques émotions à l’arrivée après cette randonnée de plus de 700 km pour Danièle et Robert et de 1892 km pour ma blonde et moi.

Nous soupons au Buurtcafé De Tros; la bouffe est excellente er l’ambiance est parfaite.

Par contre, ils leur maudite machine à carte refuse ma Master card ainsi que ma carte de débit… Une chance que la carte de Danièle et Robert fonctionnait toujours.

Vérification faite auprès du banquier qui ne comprend rien, dit que tout est en ordre mais qu’il peut voir les messages d’erreur de l’appareil du marchand. Le lendemain, elles fonctionneront de nouveau. Comme dirait mon fils Greg: « Maudite technologie ».

Le lendemain, exploration d’Amsterdam.

Au levé, nous nous dirigeons vers le Baking lab; excellente petite boulangerie avec café, à deux pas de l’hôtel.

Puis, longue marche vers le secteur Joordan pour se « tremper » dans la ville.

À première vue, Amsterdam se présente comme une ville de jeunes, où la majorité des gens circulent à vélo et où tout le monde semble être occupé.

Le site de la demeure d’Anne Franck
L’omniprésence des vélos.
Les maisons dans l’eau.

Nous en profitons pour récupérer les boites de vélos et les ramener à l’hôtel.

Nous étions partis pour les apporter à pied mais plusieurs km nous séparaient de l’hôtel alors j’ai repéré un taxi-minivan stationné temporairement (ses « hazard lights » clignotaient) alors, comme la photo du conducteur est affichée dans le pare-brise, je localise Mustapha de l’autre côté de la rue, buvant son café turc.

Je lui explique notre problématique mais il ne peut venir nous reconduire puisqu’il attend son lunch. Alors je lui demande de contacter un de ses collègues et subito-presto nous voilà en route pour l’hôtel.

J’en profite pour réserver leurs services pour samedi matin.

Arrivés à l’hôtel, nous pouvons ranger les vélos et repartir pour le souper et explorer d’avantage Amsterdam.

Le populaire « Red light district » est bondé de touristes.

La ville est tout de même jolie sous l’éclairage nocturne.

Le lendemain, c’est vendredi le 6 et dernier jour avant le retour.

Petit déjeuner encore au Baking Lab.

En fait, ce sont les meilleurs croissants et le meilleur café que nous avons savourés de tout le voyage, alors, un incontournable si vous venez à Amsterdam.

Ma blonde et Danièle vont courir un 5 km alors que j’écris cette chronique et prend un autre café avec Robert.

Puis, visite au Tropenmuseum.

Ce musée s’annonce comme le ramassis des collections tropicales usurpées par les Hollandais dans leurs colonies.

Toutefois, cela est plutôt chose du passé

Il y une forme de mea culpa d’écrit à l’entrée comme quoi les collections du musée ont été évidemment acquises à une époque la balance du pouvoir était inégale. Il est écrit que les artéfacts ont été acquis par échanges, achats ou vols.

Il est écrit aussi que plusieurs ont été retournés dans leur pays d’origine et que des ententes selon des conventions internationales de musées ont été établies, etc, etc.

Alors ce que le Tropenmuseum nous offre est plutôt une réflexion sur l’imbalance du pouvoir entre colonisateurs et colonisés ainsi que la perpétuelle lutte entre les travailleurs sous-payés et les multinationales contrôlant le marché boursier; marché boursier débuté par les néerlandais.

En fait, en 1602 ils ont lancé la Dutch East India Company, qui fut alors la première compagnie avec un capital permanent, avec des actions qui pouvaient être achetées et vendues par quiconque en avait les moyens.

Ainsi, les échanges outremer qui incluaient de l’esclavage, des génocides et de la guerre pouvaient être financés par de l’argent privé.

L’ensemble du musée est assez clair sur le « comment » les néerlandais en sont venus à être des maîtres dans le commerce international.

Ils nous précisent aussi qu’aujourd’hui, même si on se croit beaucoup mieux avec tout notre bon vouloir, qu’il existe encore des formes d’esclavagisme comme dans la récupération du cobalt servant à faire les batteries des voitures électriques, « toutes propres ».

En bref, trois grands étages de musée qui font réfléchir.

Après cela, lunch et repos cérébral.

On profite ensuite de la lumière de fin d’après-midi pour faire une visite de la ville en bateau. On y apprend quelques trucs bizarres comme le fait qu’il y a 2.5 x plus de vélos que d’habitants à Amsterdam ( population de 921 468 habitants selon Wikipedia).

Environ 16 000 de ces vélos se retrouveraient chaque année au fond des canaux pour des raisons non claires.

Certaines maisons sont penchées volontairement vers le canal afin que lorsqu’on y hisse de la marchandise via une poutre et une poulie fixée au toit, on ne voulait pas que la marchandise percute les fenêtres de la maison.

D’autres maisons sont penchées de droite à gauche parce que les pieux de bois provenant le la Forêt Noire Allemande sur lesquels elles sont montées commencent à pourrir et les faire pencher.

Il y a plein d’autres petites anecdotes plus ou moins intéressantes comme la présence de la maison-mère de Booking.com sur le canal le plus riche d’Amsterdam.

Cette autre prise de vue, nous montrant l’alignement de sept ponts, est juste élégante.

Ensuite, petit souper relaxe qui termine notre visite d’Amsterdam.

Demain, retour à la maison.

Bilan: 1892.1 km et 13 779 m d’ascension

Merci de nous avoir suivi.

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