Namur
Au lever, nous constatons que Revin est vraiment un petit village tranquille des Ardennes.

Pour accéder à la section des chambres, ça prend une clé électronique puis il y a la clé régulière de la chambre. Donc je pars avec ce trousseau le matin pour aller chercher notre linge que la dame avait gentiment lavé.
On fait le trie avec celui de Danièle et Robert puis le conjoint de la dame, un grand gaillard costaud vient nous ouvrir la porte du garage et on réinstalle les bagages sur les vélos puis c’est un départ en allant à nouveau prendre la voie verte qui longe la Meuse.



À un endroit, nous faisons une petite bifurcation dams un village pour couper court un des nombreux méandres de la Meuse. Même en vacances, la médecine n’est jamais loin, on dirait un diverticule sur la carte.

Après une trentaine de km, je constate que quelque chose me fatigue dans la poche de mon cuissard à gauche.

Malheureusement, c’est un peu loin pour retourner porter les clés à Revin.
Deux km plus loin, nous entrons dans Givet, dernière ville digne de ce nom avant de quitter les Ardennes françaises.
Alors, je cherche ardemment le bureau de poste.

Alors que je négocie les différentes possibilités avec celui qui semble être un maître de poste, Robert communique avec la dame de l’hôtel à Revin pour savoir si elle a un double des clés. Dans le cas positif, j’aurais pris la modalité en trois jours qui coûte 5 euros.
Mais non, elle n’a pas de double alors comme c’est mon erreur, j’opte pour la poste prioritaire en 24 heures…31 euros.

Le monsieur me remet un beau papier en me disant que j’ai même un numéro de suivi.
C’est fou tout le service qu’on a pour 31 euros…
Avec toute cette discussion dans le petit bureau de poste, une dame m’aborde: « Vous êtes du Québec? »
– Bin oui.
– Mon mari vient du Lac St-Jean.
Une autre, derrière sa poussette de bébé s’exclame: « Moi, ma meilleure amie arrive bientôt, elle vient de la Gaspésie. »
Le monde est vraiment petit. La première nous dit qu’elle a encore de la difficulté à comprendre son beau-père et plaisante avec les lâ,lâ typiques du Lac.
Alors puisque le café du matin, à Revin était aussi savoureux que de l’eau de vaisselle, nous décidons s’aller en boire un vrai à Givet.


Après avoir bu deux cafés chacun, nous repartons le long de la Meuse.

Prochain arrêt, nous allons diner à Dinant, ça ne s’invente pas.


Dinant est une belle ville grouillante de touristes, directement sur la Meuse. Premier arrêt lunch en Belgique. Quatrième pays visité depuis le début du voyage pour Hélène et moi.
Après avoir dévoré un pâté des Ardennes, je me sens d’attaque pour le reste de la route ad Namur.
Namur est une ville dynamique, située au confluent de la Meuse et de la Sambre. Évidemment, cette position géographique en a fait un pôle de communication par voie maritime dans cette région.
Elle est maintenant la capitale de la Wallonie.
Partout dans la ville, nous retrouvons les affiches du Festival International du Film Francophone. Il y a certainement quelques films québécois à l’affiche mais notre visite est trop courte pour explorer cela.

Nous prenons une petite marche dans la ville puis après une pause souper, regagnons l’hôtel assez tôt. En fait, nous constatons que contrairement à l’Italie, qui est l’autre extrême, les restaurants ici ferment à l’heure où ils s’activent en Italie.


Le lendemain, finit avec la Meuse et on se dirige en terres agricoles vers Louvain.



Il y a quelques petites montées mais rien de très sévère, le pays est vraiment plat.
Nous essuyons aussi un peu de pluie.

Nous avons retenu Louvain pour l’heure du lunch.
Au centre de Louvain, il y a des centaines de jeunes arrivant avec leur valise sur roulettes, sautillant sur les pavés. C’est probablement les universitaires arrivant pour la rentrée des classes à la célèbre Université de Louvain. La ville est pétillante.
Nous profitons de la terrasse couverte pour laisser passer les averses et déguster un plat typique du coin: moules et frites.

À l’ombre de l’église St-Pierre de Louvain, ce n’est pas si mal comme décor.

Une fois l’estomac bien rempli, nous repartons les jambes lourdes ( maudites bières belges) vers Malines (Mechelen en flamand, parce que nous ne sommes plus en Wallonie).
Le route ne sera pas toujours agréable avec quelques sections hautes en traffic.

Puis nous rejoignons finalement la piste cyclable longeant le Kanaal Leuven Dijle et le stress du traffic disparait.

Nous arrivons à l’Hôtel B&B de Malines sans encombre. Après une petite sieste, nous allons visiter cette jolie ville qu’est Malines ou Mechelen en flamand.
Toutefois, il n’y aura pas de souper, les moules du midi vont faire le travail jusqu’au petit déjeuner du lendemain.




Bilan: 1530.56 km et 13439 m d’ascension
Demain, Bruges