Nice – Amsterdam jour 20

Dizy- Champagne

Nous prenons le petit déjeuner au même restaurant qu’hier soir, La porte oubliée.

De toutes façons, c’est le seul.

Ensuite, descente vers la Marne et route sans ascension jusqu’à Dizy, commune voisine d’Épernay et voisine de Ay (prononcez Ahi), tous des hauts lieux du Champagne.

Nous avons de la chance, mon ex-beau frère, qui a grandi dans le coin, qui a fait les vendanges trop souvent, qui est sommelier et que la verve habite depuis sa tendre enfance, va nous introduire à ses amis qui font une merveille de champagne et il va nous faire une visite touristique disons, personnalisée.

D’abord le vélo.

Ce petit vidéo résume l’ambiance de ce lundi matin.

Ensuite, nous arrivons chez le vignoble Alain Bernard.

Après s’être changés en « civil », nous allons prendre un verre avec Pilou puis achetons quelques bouteilles de vins pour ne pas avoir les mains vides et revenons chez les Bernard.

Pilou avait apporté de la bouffe pour une armée. Ses parents, Dany et Christine (Kiki pour tout le monde) se joignent à nous. Il y a aussi les fils jumeaux des Bernard qui célèbrent en ce jour leur 21e anniversaire.

À cette période, la récolte des raisins est terminée et c’est tout le travail de gérer la fermentation alcoolique du champagne dans différents fûts, soit de chêne, d’acier inoxydable ou même de béton qui est commencée. Cette une période frénétique de travail mais les Bernard prennent le temps de faire une pause avec nous, pause imposée par Pilou qui survient toujours comme un tempête mirobolante aussitôt qu’il arrive quelque part.

Il n’a pas changé et les Bernard semblent être une autre de ses familles adoptives. En fait, lorsque son beau-père, Dany, a vendu ses lots de vignes, c’est au Bernard qu’il les a vendus.

Pilou et sa mère, Kiki
Dany, debout, Benoit Bernard, assis

Être vigneron est un dur métier, demandant la force du cultivateur avec le doigté d’un chimiste pour donner un produit de haute qualité. Les avants-bras de Bernard parlent d’eux-mêmes.

Je m’y connais peu en champagne mais selon Pilou, qui est tombé dedans lorsqu’il était petit, qui est sommelier depuis une trentaine d’années, c’est un des meilleurs à boire. Et nous sommes là, à la source.

Nous avons aussi ouvert quelques rouges sélectionnés par Pilou afin de diversifier le tout.
Isabelle Bernard, la conjointe de Benoit, qui gère, entre autres, les chiffres de l’entreprise. Les Bernard font aussi un vin rouge, très rare en territoire champenois et Robert semble l’apprécier…

Après ces joyeuses retrouvailles et ce bon repas, Pilou nous transporte dans les vignes pour un petit exposé technique sur le terroir.

Il nous explique la géologie à prédominance de calcaire, l’orientation de lots par rapport à la Marne et l’ensoleillement expliquant ainsi pourquoi certains sont des sites où l’on aura des résultats exceptionnels versus des cuvées ordinaires.

De plus, il nous montre que certains champs sont encore manucurés à l’ancienne alors que de nouvelles techniques suggèrent de laisser pousser d’autres plantes pour garder l’équilibre des sols.

De plus, les feuilles de vignes sont moins retirées qu’auparavant pour garder les plans tempérés face aux changements climatiques.

L’orientation des plans de vignes est aussi variées afin d’avoir certains raisins qui sont exposés plus longtemps que d’autres au soleil selon le niveau de sucre et d’eau que le vigneron préfère obtenir dans son produit.

Bref, il tente de nous résumer une science qui demande une vie à être maitrisée.

Ensuite, nous visitons la cave des Bernard où Pilou nous explique les techniques pour éliminer les dépôts dans les bouteilles de champagne.

Il a fallu aussi réparer une crevaison sur le vélo de Robert, la première du voyage.

Pilou nous quitte après avoir bu une dernière Picon bière avec nous.

Nous le remercions pour cette fabuleuse journée.

Demain, on se dirige vers Rethel.

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