Nice – Amsterdam

Jour 14: Chatillon-sur-Seine

Nous devons découper notre remontée vers Meaux, près de l’aéroport Paris-Charles-DeGaule, alors ce sera Châtillon-sur-Seine, Troyes et Provins.

Au départ de Dijon, nous devons suivre un dédale de pistes cyclables au travers des trottinettes motorisées, les autres vélos, les piétons et bien évidemment, les automobiles.

Tout le monde semble savoir où aller sauf nous. Alors après 6 km à une vitesse d’environ 10-12 km/h, nous arrivons dans la campagne et reprenons un rythme normal.

Nous roulons en territoire agricole ou en forêt.

Le trafic est essentiellement absent.

Une grosse chienne a décidé de nous adopté sur presqu’un km.

À un moment donné, elle a failli se faire frapper par une des rares voitures rencontrées alors, j’ai rebroussé chemin jusqu’à la seule maison visible. Je sonne à la porte et une dame gentille me répond. Elle semble avoir abusé des victuailles locales toute sa vie. Je comprends alors pourquoi sa chienne se cherchait des compagnons actifs pour se dégourdir.

Je lui suggère de la garder à l’intérieur quelques instants sinon elle devra venir la récupérer à Amsterdam. Elle nous souhaite bon courage et retourne à l’intérieur avec son animal domestique.

Nous reprenons la route sans autre anecdote.

Nous passons dans de rares villages comme Essarois.

Et le dernier tronçon de 15 km se situe en pleine forêt.

Puis, arrivée à Châtillon-sur-Seine.

La Seine, fleuve qui passe dans Paris, prend sa source à 40 km en amont de Châtillon-sur-Seine. Il parait qu’en juin, on pouvait la voir passer en ville mais présentement, ça ressemble à cela.

Nous résidons au B&B Le Jardin de Carco.

La dame qui nous accueille est très gentille et l’endroit est une énorme maison d’époque avec des salles de bain rénovées.

Le nom provient de l’écrivain François Marie Alexandre Carcopino-Tusoli, qu’on nommait Francis Carco.

Une école porte aussi son nom dans le village.

Son roman, L’homme traqué, a remporté le grand prix du roman de l’académie française en 1922, au cas où vous auriez besoin de suggestion de lecture…

Nous soupons à L’évidence. L’accueil y est très bien, mon magret de canard aussi mais le pavé de saumon de mon amour semble sortir d’un four crématoire.

Nous en profitons toutefois pour savourer un rare rosé de Bourgogne.

Les vins de Bourgogne sont plutôt connus pour d’abord leurs rouges et quelques bons blancs. Les rosés sont traditionnellement plutôt l’apanage de la Provence.

Le lendemain matin, au petit déjeuner, nous rencontrons une dame, Vanessa, qui nous entretient de sa passion sur l’apiculture forestière dans le Jura. Son mari est à Châtillon-sur-Seine pour ure formation supplémentaire. Rencontre très intéressante.

Bilan: 884.71 km et 9962 m d’ascension

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