Jour 8: Cerisey à Martigny par le Col du Grand-St-Bernard
Après une bonne nuit de sommeil et un parfait petit déjeuner à la Maison Farinet nous attaquons une montée de plus de 1000 mètres sur 16 km: le Col du Grand St-Bernard.
On dit que ce passage entre le Valais Suisse et la vallée d’Aoste Italienne existe depuis le néolithique.
Ensuite, il y a beaucoup d’écrits sur la présence des romains 133 ans avant J-C. L’armée romaine y aurait vaincu le peuple des Salasses qui était installé dans cette région.
Je croyais aussi que c’était par là qu’Hannibal avait passé avec ses éléphants mais parait-il que c’est par un autre col plus au sud.
Napoléon y est passé aussi mais sur l’oeuvre du peintre David on le voit sur un cheval alors qu’il parait que sa monture était un mulet, moins élégant mais plus fiable dans un environnement de haute-altitude.
Comme c’était un passage fréquenté et comme les passages étroits, isolés attirent les brigands qui voulaient soulager les marcheurs de leurs biens, un diacre du nom de Bernard fonde un hospice au col du Mont-Joux vers l’an 1050. Le but de cet endroit est de venir en aide aux gens qui franchissent le col. Le succès de son entreprise fit en sorte qu’on renomma ce passage le col du Grand-St-Bernard.
Il y a un autre passage moins élevé où le même Bernard y a fait construire un autre hospice dans le même but et ce col se nomme maintenant le Col du Petit-St-Bernard.
Les chanoines de St-Bernard avec leurs chiens du même nom ont entretenu la sécurité du col à une époque où beaucoup de gens marchaient cette région.
De nos jours, le col n’est ouvert que lorsqu’il n’y a pas de neige. Pour le reste, un tunnel de plus de 5 km permet un passage sécuritaire annuel.
Pour les cyclistes, le tunnel est interdit alors c’est le col à ciel ouvert.
Et c’est très beau!






Petit soucis à la montée. Comme nous débutions notre montée, un policier italien (carabinieri) nous interpelle pour nous préciser que la route est fermée du côté Suisse pour rénovation.
J’appelle Yves Orsinger qui vérifie avec une connaissance qui est douanier suisse et celui-ci confirme que c’est bel et bien fermé.
Toutefois, entre temps nous rencontrons deux cyclistes descendant du col et ceux-ci nous rassurent puisqu’ils arrivent du côté suisse. Ils confirment qu’il y a de la construction sur la route mais on peut passer à pied, à côté de la route en réfection.

À la montée, la météo fut parfaite. Par contre, arrivés au sommet, la pluie nous accueille et perdure jusqu’au bas de la descente en Suisse.



Après 2000 mètres de descente sur 42 km, nous arrivons chez Christine et Yves, à Martigny où une bonne douche nous attend.
Après, vins et fromages à la Fromathèque de Martigny.

L’accueil de Christine et Yves est toujours merveilleusement chaleureux. Il en faut du courage pour accueillir quatre envahisseurs québécois, avec vélos et vêtements souillés d’avoir roulé sous la pluie…
Bilan: 574.31 km et 6369 m dascension