Nice-Amsterdam

Jour 7: Cerisey

Au lever, à Bard, impossible de trouver un endroit pour le petit déjeuner un mardi matin alors j’opte pour l’épicerie ouverte à 07:00.

C’est plutôt de la taille d’un dépanneur mais ils ne vendent que de la nourriture.

Alors, un litre de jus d’orange, deux bananes, trois croissants et deux yogourts devraient faire l’affaire.

Ensuite, en route vers Aoste et les montagnes.

Nous passons à Aoste vers midi mais ne sentons point le besoin d’arrêter manger.

D’abord, notre petit déjeuner nous soutiens encore et de deux, hier Bruno et Michèle ont perdu une heure à trouver une place pour manger et se sont rallongés d’une quinzaine de km alors, peu d’intérêt sachant la montée de 16 km qui nous attend à la fin de cette journée.

Élucubration routière de Michèle et Bruno dans Aoste

Alors nous attaquons plutôt la montée pour sortir d’Aoste suivie d’une descente à tester les freins pour ensuite entreprendre la dernière montée de 700 mètre sur 16 km.

Nous arrivons à la maison Farinet, à Cerisey. Cerisey est un petit hameau faisant partie de la commune de Saint-Rhémy-en -Bosses.

À l’époque romaine, Saint-Rhémy-en- Bosses s’appelait Endracinum et était un gite d’étape sur la voie romaine.

On dit qu’à l’époque et durant une longue période, les gens d’ici faisait du marronnage.

Marronnage est un terme avec différentes étymologies.

Plus souvent, on va le retrouver employé pour décrire la fuite d’un esclave. Le mot viendrait de l’espagnol « cimarron » qui veut dire « vivre sur les cimes »

Alors ceux qui pratiquaient la marronnage, ici, s’appelaient des marronniers ( rien à voir avec l’arbre d’origine indienne au fruit brun).

Les marronniers étaient ainsi les ancêtres des guides alpins. Ils guidaient les gens qui devaient passer le col du Grand-St-Bernard. Les conditions en hiver étant souvent très difficiles.

Revenons à la maison Farinet. Le logis est impeccable. La dame qui nous accueille a eu l’énorme gentillesse de prêter sa voiture à Brune et Michèle hier pour qu’ils puissent aller souper à Étroubles et elle répétera le geste ce soir pour nous quatre.

Ce nom de famille, Farinet, serait un des plus communs par ici.

Il a aussi été rendu célèbre par un faux-monnayeur, Joseph-Samuel Farinet. Il aurait été capturé et emprisonné à Martigny-Bourg, à deux minutes de l’endroit où nous allons demain. Certain l’aurait surnommé le « Robin des bois des alpes ».

Revenons au vélo.

Michèle et Bruno ont roulé dans le décor local ce jour, sans bagages, simple histoire de garder les jambes actives: 74.16 km avec 1853 m d’ascension tout de même!!

À date, comme on peut le voir sur toutes les photos, la météo a été fabuleuse.

Toutefois, la pluie se manifeste durant le souper laissant présager des conditions moins bienveillantes pour demain. Espérons que nous n’aurons pas besoin de service de marronnage pour traverser le col du Grand-St-Bernard demain.

Bilan: 515.97 km et 5273 m d’ascension

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