Nice-Amsterdam

Jour 5: Torino

Bruno et Michèle préparent leur trucs afin de se rendre à Bard aujourd’hui. En fait, ils veulent maximiser leurs journées de vélo dans le décor magnifique du Piedmont puisqu’ils ont choisi une période de vacances plus courte. Ainsi, ils nous quitteront à partir de Martigny.

Pour Hélène et moi, puisque nous sommes partis pour un mois, nous prendrons le temps de visiter un peu plus Turin et ses alentours.

Le musée de Rivoli nous offre plusieurs choses. D’abord une exposition d’artistes aillant vécu la guerre avec quelques oeuvres de Dali, Picasso et Goya entre autres. Pour s’y rendre, une balade à vélo nous permettant de visiter la ville à une vitesse raisonnable. Et troisièmement, sa situation sur une colline va nous donner une superbe vue sur Turin.

Alors une quinzaine de km sur vélos allégés, ça va bien.

La vue est très belle.

Une réflexion via la vision d’artistes de différentes époques est pertinente pour les gens de Turin, ayant été bombardés durant la 2e guerre mondiale mais aussi pour nous tous face aux frasques de Poutine et la montée de l’extrême droite.

Ja sais qu’à une autre époque, les intéressés par ce sujet ont tous vu les photo de Robert Capa de chez Magnum mais la vision d’un artiste qui prend la peine d’observer l’horreur, de l’absorber et de l’interpréter reste tout de même viscérale.

Ces deux oeuvres de Zoran Music, un peintre Italo-Slovène emprisonné par les nazis à Dachau nous donne l’impression que l’on peut sentir l’odeur des sujets.

Dali, eh bien, c’est moins viscéral et plutôt hyper réfléchi selon l’explication ci-bas.

Par ailleurs, comme nord américains, nous avons toujours la vision USA de la guerre du Viet-Nam. Alors les dessins et aquarelles d’artistes vietnamiens nous font voir, disons, autre chose.

Bon, il y avait bien d’autres choses comme des poèmes de Paul Éluard, des oeuvres d’un afghan ayant fuit la guerre, un film sur un soldat français parlant de ses cauchemars bref, c’est laid la guerre mais comme disait ma blonde, les Poutine de ce monde ne s’arrêtent pas à ces « détails»

Par la suite, pour égayer cette belle journée ensoleillée, on retourne au centre ville de Turin pour y savourer un café Bicerin.

Ce café traditionnel de Turin existe depuis 1763. Bicerin voidrait dire « petit verre ».

La dame qui nous l’a servi mentionne qu’à l’origine, avant la messe, les gens ne devaient pas manger alors ce café nourrissant fait avec du chocolat chaud, du café espresso et du lait froid moussé servait à faire patienter l’estomac des fidèles.

Ensuite c’est l’heure de la sieste puis l’apéro.

Hélène teste l’apérol spritz du Km5, supposé être un des meilleurs de Turin. Bref, ce n’est pas le cas alors, vive la bière des Maures.

La ville est à la fête où les nations se croisent.

Ensuite nous soupons chez Tabui, bon restaurant découvert par Michèle la veille mais hier, c’était complet.

Fish and chips très fancy arrosés avec un Pepi, sauvignon blanc de l’Alto Adige. C’est dans le Tyrol italien ( Voir Munich-Budapest pour les curieux).

Demain: Bard…mais Bruno et Michèle y sont déjà.

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