Jour 4 Cuneo -Torino
Après une bonne nuit et un bon déjeuner, nous finalisons la préparation des vélos. Chaque hôtel a ses propres modalités pour l’entreposage des vélos.
Ici, c’est dans une cave fermée avec une ancienne clé, probablement à copie unique.
La première partie de la route est tranquille et agréable.

J’en profite pour appeler Yves Orsinger pour savoir si Christine est revenue du Maroc parce que nous étions inquiets face au tremblement de terre qui sévit là-bas.
Yves me rassure, Christine est rentrée depuis quelques jours, alors pas de soucis, pour reprendre son expression.
Je communique avec Yves sur WhatsApp. Alors que je termine l’appel, je reçoit un appel d’un numéro inconnu sur la même application. Je bloque l’appel tout en tentant de garder les yeux sur la route.
Et là je vois que l’interlocuteur insiste et m’écris me disant que c’est urgent et à savoir si nous avons la clé de la cave à vélo.
Nous arrêtons de rouler et je pose la question à Bruno qui touche automatiquement la pochette gauche de son cuissard.
En effet, la dite clé est avec nous et il y a d’autres cyclistes qui attendent à l’hôtel Cuneo pour récupérer leurs vélos.
Alors Bruno largue ses grosses valises et repart vers l’hôtel Cuneo porter la fameuse clé. Ce petit allez-retour va lui rajouter environ 15 km de plus à sa journée.
Durant ce temps, les trois autres relaxons et observons les gens du coin.

Une dame nous donne espoir sur le futur à vélo.

Et ma blonde découvre des kiwis italiens.

Une fois la mission de Bruno accomplie, nous voila repartis. Rapidement, nous nous retrouvons sur une route nationale avec un trafic modéré mais rien n’est agréable.
Après environ une trentaine de km, nous prenons une pause et j’en profite pour vérifier s’il ne serait pas possible de modifier le trajet sans trop se rallonger.
En effet, je trouve une route alternative sur Komoot qui nous rallonge de 900 mètres.
Ainsi, la majorité de notre route jusqu’à Turin ( Torino en italien) sera sur des voies cyclables magnifiques.


Arrivés dans Turin, on doit naviguer des dizaines de trafics lumineux pour finalement arriver à l’Hôtel Urbani. La qualité de l’accueil et la propreté des chambres sont au rendez-vous.
Turin est une jolie ville jadis populaire parce qu’elle abrite le « suaire de Turin » dans son duomo.

Ce duomo n’est pas très attirant et n’a pas la réputation d’être une très belle église. Quant au suaire lui-même, drap jauni qui aurait, selon une légende ou une arnaque, enveloppé Jésus Christ après sa mort, les théories scientifiques et la datation au carbone 14 lui donne plutôt une origine médiévale alors…
Pour le reste, l’architecture est magnifique et la ville est vibrante alors, on se laisse absorber.




En ce samedi soir, tous les restos suggérés par le réceptionniste de l’hôtel sont pleins alors nous optons pour le restaurant « kitch » Urbani tout à côté de l’hôtel. Leur collection d’objets de porcelaine douteux est impressionnante mais cela n’empêche pas d’avoir une cuisine honnête malgré un service précipité.
Pour la prochaine journée, programme différentiel: Bruno et Michèle reprennent la route vers Bard alors qu’Hélène et moi voulons rester une journée de plus à Turin.
Nous allons tous nous rejoindre dans deux jours pour franchir le col du Grand St-Bernard.
Bilan: 288.59 km (15 de plus pour Bruno…)
Et 2907 m d’ascension