Barcelone-Martigny

Jour 5: Gérone

On se lève et il pleut des cordes. C’est une petite journée alors on se dit qu’il vaut mieux partir tard pour être certains d’avoir la chambre à notre arrivée pour pouvoir prendre une douche chaude.

Après un copieux déjeuner, nous partons sous une pluie froide et généreuse. Avant de partir, j’avais prévu de telles journées alors j’étais allé chez MEC pour m’équiper encore mieux. J’en suis ressorti avec un nouvel imperméable de vélo, leur dernier model « 3 plis » respirant, etc et une paire de bas supposément imperméable!!?? Allez savoir.

Il faut sortir de Tossa de Mar alors c’est une belle ascension et l’effort nous garde au chaud, nous donnant l’impression que notre équipement est à la hauteur.

Sauf que la gestion de l’humidité, la chaleur, le froid, l’effort associé, etc représente le problème le plus complexe en sport de plein air. Quand doit-on arrêter pour ventiler, retirer un morceau de linge, le remettre, sans se mouiller d’avantage…?

Cela fait plusieurs années que je tente de raffiner cet art avec un succès modéré.

La pluie battante affectait mon cell qui me sert de GPS. Bien que je l’avais protégé avec un ZIPLOCK, la fonction tactile de l’écran ne peut plus s’enlever, du moins sur mon I phone 12. Alors la pluie pitonnait des nouvelles programmations et, rendu au sommet du col, Youtube était en marche ainsi que ma musique et Komoot (mon application me donnant la route à suivre) ne fonctionnait plus.

Alors nous arrêtons sous un arbre et je tente de régler le tout.

Le temps de faire cela, la sueur produite à la montée se transforme en eau froide et notre température corporelle en prend un coup vers le point de congélation. Puis nous amorçons une longue descente pour glacer le tout.

Sans prendre de photo et en se réorientant via les routes les plus rapides et les plus laides, nous avons rallié Gérone au plus sacrant.

L’hôtel Ultonia est magnifique et un repère de cyclistes en voyage.

Bruno et Michèle, deux amis qui ont déjà partagé deux voyages de cyclotourisme avec nous (voir les autres blogs Espagne-Portugal et Autriche-Croatie) s’en viennent au même hôtel pour passer une semaine sur la Costa brava en vélo.

Alors qu’ils font une courte sieste pour absorber le décalage horaire, nous en profitons pour visiter Gérone.

Ville médiévale typique, Gérone, par sa géographie de montagne et de par son climat favorable, est depuis plusieurs année une base pour l’entraînement de cyclistes professionnels.

À l’origine, ce sont surtout les cyclistes nordiques qui l’ont choisi pour pouvoir s’entrainer à l’année.

Lance Armstrong, à ses heures de gloire, y avait domicile.

Maintenant, c’est plusieurs cyclistes professionnels qui y ont établi domicile et il est alors facile d’y trouver les infrastructures permettant un tourisme cycliste facile i-e forfaits de voyages, magasins de vélos, cafés cyclistes et hôtels qui accommodent les cyclistes avec « garages à velo », etc.

Alors malgré notre randonnée pluvieuse et glaciale, les retrouvailles avec Michèle et Bruno furent chaleureuse et le souper nous a permis de célébrer deux jours à l’avance l’anniversaire de naissance de Bruno😬.

Par la suite, une bonne nuit de sommeil était essentielle pour pouvoir affronter l’ascension de Cadaquès.

P.S.: les bas imperméables sont chauds, mais nullement imperméables🤨

Tossa de Mar-Gérone: 40.3 km, 405 mètres d’ascension

Bilan à date: 149.72 km et 1008 mètres d’ascension.

Une réflexion sur “Barcelone-Martigny

  1. « C’est une petite journée alors […] » – Je n’étais pas au courant qu’il y avait des petites et grosses journées, je croyais c’était toujours 24h? 😏

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