Barcelone-Martigny

Jours 2 et 3

Nous voilà à nouveau en Catalogne, territoire d’une ancienne thalassocratie de l’est de l’Espagne incluant les Baléares.

Pour les cyclistes, cette région est bien connue avec entre autre la Costa brava et l’ile de Majorque.

Je dois toutefois admettre, que pour un québécois de la campagne, une catalogne est un couverture lourde tissée avec des restants de tissus usés.

J’ai même trouvé une définition similaire à la mienne sur le web.

Avec photo à l’appui!

Les Catalans, même si leurs origines sont aussi variées que les couleurs de ma couverture d’enfance, (on y retrouve des Indo-européens, des Ibères, des Wisigoths, des Francs, etc) se définissent comme une communauté différente du reste de l’Espagne avec leur langue, le Catalan, différent du Castillan, et ils ont des avancées séparatistes remontant du moins aux années 1700.

Lorsque Hélène avait visité Barcelone en 2018, elle avait eu quelques échos de manifestations séparatistes mais maintenant, après deux ans d’une pandémie ayant fortement touchée l’Espagne, la révolution semble plus tranquille.

L’ancien Palais National de Catalogne (maintenant c’est le Musée National d’art de Barcelone) fut la base de l’ancien site de l’Expo Universelle de 1929.

Une visite du site s’imposait

Bien qu’imposant, cela reste toute de même traditionnel comme architecture comparée aux oeuvres de l’architecte barcelonais Antoni Gaudi.

Je suis loin d’être spécialiste en architecture mais le style inspiré par la nature avec ses formes arrondies, avec des termes comme hyperboloïdes, s’avère unique. Pour ceux n’ayant jamais vu la Sagrada Familia, cathédrale unique et encore inachevée, voici quelques photos.

Les colonnes supportant la voute sont des arbres avec leur branches. Leurs feuilles sont la voute, laissant percer quelque peu la lumière du soleil.

La voute
Détail dans la porte de bronze à l’entrée
L’arrière, représentant la crucifixion, des colonnes sont à l’image de côtes de la cage thoracique et des supports représentent des muscles étirés. Fascinant tout de même.

On visita la maison de Gaudi le même jour. Les formes arrondies et l’inspiration naturelle sont encore à l’honneur.

C’est évidemment très résumé et c’est surtout qu’il faut marcher dans l’oeuvre de Gaudi pour l’admirer. Toutefois, un programmeur/informaticien a éccrit un algorithme d’apprentissage similaire aux processus d’intelligence artificielle pour intégrer tous les dessins et concepts d’Antoni Gaudi. Le résultat donne une expérience disons, à éviter pour un épileptique.

Sans compter le 10 km de marche le jour même de notre arrivée, nous avons marché 25 km et plus par jour durant les deux autres jours consacrés à la visite de Barcelone.

Nous avons du recouper la Rambla, rue piétonnière bondée de cafés-terrasses et grouillante de vie, des dizaines de fois.

Une visite à la plage s’imposait mais surtout pour y admirer les bateaux et en profiter pour manger des tappas et des sushis.

Nous avons complété notre exploration par un tour de téléphérique au Château de Montjuic (je sais, nous aurions pu y grimper à vélo mais bon, la Costa brava, les Pyrénées et les Alpes s’en viennent) ce qui nous a permis d’admirer l’immensité du port commercial de Barcelone.

Jardins du Château de Montjuic
Port de Barcelone

Pour la fin, nous sommes allés chez Picasso! Ce dernier n’est pas né à Barcelone mais y a passé un bonne partie de sa vie et c’est là qu’il a étudié et développé les fondations de son art.

La plupart des néophytes comme moi se souviennent surtout de la période cubiste de Picasso avec ses portraits aux yeux mal placés. Par contre, j’ai été surpris par la force et la précocité de son talent. Admirez simplement ces deux tableaux réalisés alors qu’il n’avait que 14 ans.

Tout de même « mature » comme artiste à 14 ans pour pouvoir exprimer toute cette émotion dans le regard de sa tante.

Mais bon, ces tableaux-ci sont plus près de ce qu’on identifie généralement comme du Picasso. L’art restera toujours difficile à comprendre pour moi.

La sortie du musée nous accueille avec cette photographie mettant l’accent sur le regard mais aussi les mains calleuse du peintre/sculpteur.

Après ce bref aperçu de Barcelone, il est temps de se mettre à rouler alors demain, Tossa de mar.

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