Jours 4 et 5
J’ai rattrapé mon décalage horaire et, les nuits ayant été meilleures, je n’avais plus le temps d’écrire mes anecdotes.
Je vous avais parlé de mes plaquettes de frein inappropriées. Eh bien j’ai réussi à les faire tenir en place avec de la broche; littéralement une réparation broche-à-foin puisque c’en était.

Toutefois, à l’ouverture du magasin de vélo, je peux acheter les plaquettes de frein originales puisque j’ai maintenant retirées les vieilles et on peut comparer pour avoir exactement les bonnes.
Je redémonte alors la roue avant et installe les nouvelles plaquettes; la broche à foin n’aura été qu’un concept temporaire et c’est probablement mieux pour ma sécurité.
On prend finalement la route vers 9:30 puis c’est environ 22 km de toute beauté.

Ensuite, un 5 km de montée avec une moyenne d’environ 14% vient nous rappeler qu’il faut sortir de cette région alpine.

Quelques km après, nous entrons en Italie.


Encore une petite montée puis nous arrivons sur les abords de Trieste pour découvrir sa magnificence.

La descente dans Trieste se fait par un petit chemin avec des sections supérieures à 20%; content d’avoir de bons freins!
Trieste est vraiment magnifique et malheureusement, nous y passerons trop peu de temps: il eut été mieux d’y rester deux jours.





Le lendemain, direction Pula, en Croatie.
On quitte Trieste tôt et la courte nostalgie est vite oubliée lorsqu’il faut grimpé de façon interminable pour quitter la région.
On pénètre à nouveau en Slovénie qui entoure partiellement Trieste; géographie témoignant de l’histoire complexe de Trieste ayant tantôt appartenue à l’Italie, puis aux Allemands, à la Yougoslavie puis scindée et ayant été redistribuée à l’Italie et la Slovénie et j’en passe.
Parlant frontière, nous arrivons sous peu à un petite frontière avec la Croatie, qui s’appelle en passant, la République Hrvatska (allez voir la prononciation officielle…) pour nous faire virer de bord parce que cette petite frontière n’accepte que les citoyens européens; détour de 15 km à faire. Le tout ajoutant 20 km à notre trajet initial.
Une fois entrée en Croatie, on roule en pleine campagne sous un soleil de plomb avec une géographie brisant progressivement les quadriceps.
Arrivés à Pula, on découvre une belle ville avec d’anciennes ruines romaines datant de premier siècle.
L’abondance de touristes est presque suffocante.





Arrivés à l’Hostel Joyce, je rentre dans la petite chambre, épuisé, je laisse tomber mes sacs.
Un bruit de vibration insupportable fait écho dans toute la petite chambre et nous n’arrivons pas à en trouver l’origine.
Je vais chercher le gars de la réception et li viens investiguer. Après qu’il ait passer en revue l’air climatisé, fermé tous les coupe-circuits, défait l’alarme de fumée, je m’aperçois que c’est mon rasoir qui s’est activé lorsque j’ai laissé tomber mon sac…
Heureusement, nous l’avons tous bien ri après que je me sois confondu en excuses.
Souper pizza pour reprendre des forces et dodo bien mérité.
Trajets: 113,8 et 128,8 km ascensions 1208 et 1818 m
Bilan: 552,89 km et 6902 m d’ascension