Autriche-Croatie

Jour 2: Velden-Bovec

Après un petit déjeuner garni de saucisses et arrosé d’un latte dilué, on reprend la route pour l’itinéraire le plus corsé de notre voyage: le col du Vrsič ( imaginez un « i » entre le v et le r, et ajoutez un h à la fin puis croquez trois biscuits soda sans eau et prononcez le tout à voix haute et vous commencerez un tantinet à avoir l’accent slovène)

La matinée est fraîche alors c’est excellent pour rouler; encore une fois, il semble que la canicule ait oublié ce coin de l’europe.

Les petites routes empruntées sont toujours impeccables en Autriche sauf que parfois, les ponceaux ont besoin de réparation alors il faut être créatif.

Le reste de la route sera impeccable jusqu’en Slovénie.

J’étais passé rapidement en Slovénie l’an dernier lors de la TCR06 mais j’avais tellement aimé le paysage et les routes impeccables que je voulais y revenir en mode cyclotourisme pour pouvoir l’apprécier un peu plus avec mon amour et nos amis.

Par ailleurs, j’avais grimpé le col du Vrsič tard en soirée (lire, dans la noirceur) alors je n’avais rien vu de sa splendeur.

En passant, la Slovénie c’est le pays d’origine de Melanija Knavs mieux connue sous le nom de Melania Trump.

Bien des gens croient ce pays déchu puisque la Slovénie faisait partie de l’ancienne République fédérative socialiste de Yougoslavie. Il faut se détromper.

En fait, puisque la Slovénie fait partie de l’espace Schengen, la frontière est inexistante et l’on pourrait se méprendre à croire que nous sommes toujours dans la riche Autriche.

Toutefois, avant d’arriver en Slovénie, l’Autriche, fidèle à elle-même va nous avoir fait baver sur des côtes casse-patte avec du 10-12% suivi d’un km soutenu à 18%. Avec les bagages et le décalage horaire, c’en est assez pour laisser l’orgueil de côté et mettre le pied à terre.

Un char d’assaut abandonné au sommet de ce petit col nous rappelle que cette région a souvent été le théâtre de multiple guerres.

Le descente vers Kranjska Gora nous fait vite oublier la misère de la montée.

Kranjska Gora est un village typique de montagne aménagé pour sportifs en vacances.

On y prend un petit lunch avant d’attaquer le Vrsič (ça va votre prononciation slovène?).

Le col du Vrsič est un ancien sentier pédestre de montagne utilisé aussi par les fermiers et leur bétail pour accéder à différents pâturages.

Par la suite, ils l’ont élargi pour le transport de bois.

La route actuelle s’appelle aussi la « Route russe » (Ruska cesta) parce qu’elle a été construite à des fins militaires durant la première guerre mondiale par des prisonniers russes (plus de 10 000) contrôlés par des gardes autrichiens. Plusieurs centaines de ces russes sont morts suite à des avalanches et une chapelle russe fut construite par ces mêmes prisonniers pour commémorer ces événements.

À partir de Kranjska Gora, nous avons 12 km d’ascension divisés en 24 virages en épingle. Dans chaque virage, l’asphalte fait place aux pavés datant de l’époque des russes.

Nous sommes ici dans les alpes Juliennes caractérisées par leur sommet de calcaire érodé.

Arrivés au sommet à 1611 m, les jambes un peu lourdes, on prend quelques photos d’un merveilleux paysage que je n’avais pa vu l’an dernier puis nous amorçons la longue descente vers Bovec.

Bovec est aussi un petit village touristique d’environ 4000 habitants enclavé dans une vallée profonde.

La fête est à l’honneur mais malheureusement, nous en ignorons les raisons.

Quelques orages compliquent notre recherche d’un restaurant mais nous finissons par trouver le petit chemin menant au Pod Lipco suggéré par la réceptionniste de l’hôtel Alp.

Mon amour réussi à trouver des gnocchis au saumon sur ce menu hypercarnivore alors que je mange un de leur repas typique de steak épicé garni d’une boule de fromage laiteux à la turc dont je n’arrive jamais à retenir le nom.

Demain, nous demeurons à Bovec pour aller grimper la route du Mangart.

Kilométrage du jour: 83.88 km et 1886 mètres d’ascension

Bilan du voyage: 114,11 km, 2053 m+

Laisser un commentaire