La Loire à vélo

Jour 10, St-Brevin-les-pins à Nantes et jour 11, Nantes

Au réveil, le ciel est clair et le vent est léger. Cette dernière journée de vélo s’annonce agréable.

D’abord, on doit régler cette histoire du km « zéro ».

La propriétaire de « Fleur de sel » nous indique à peu où cela doit être, mentionnant que c’est sous forme de totem.

On doit d’abord passer devant un serpent de mer.

Dieu merci il est demeuré immobile. Si tout mes patients avaient autant de vertèbres, je pourrais limiter ma pratique à une dizaine de personnes.

Nous arrivons finalement à localiser le soi-disant totem.

Pour se rendre compte qu’il y en a deux.

Une fois ces formalités complétées, nous repartons vers Nantes. Par contre, au lieu de refaire à l’inverse le même chemin qu’hier, nous resterons sur la rive sud pour se rendre à Trentemoult.

Chemin faisant, nous admirons les pêches à poissons plats sur les rives de l’estuaire de la Loire.

Selon la période de l’année, cette technique à grand filet plat sert aussi à pêcher de l’anguille.

Hier je vous parlais d’oiseaux mais il y a aussi les mammifères.

Évidemment, la majorité sont domestiqués sauf pour les castors ci-bas.

Il y a aussi cette cycliste qui n’est pas encore complètement domestiquée, mais cela lui donne beaucoup de charme.

Nous rejoignons Trentemoult sans embûches. Cet ancien village de pêcheurs est un bel endroit pour luncher sur le bord de l’eau avec vue sur Nantes.

Nous prenons le traversier pour se rendre à Nantes.

Une fois arrivés à l’hôtel, on se rafraîchit un peu puis on se tape une marche de 2 km pour aller récupérer les boites de cartons pour le transport des vélos.

On démonte les vélos puis nous sommes prêts à visiter Nantes.

Jour 11: Visite de Nantes

Premier arrêt, Maison de Jules Verne. Ce dernier est né à Nantes. Écrivain prolifique, nous avons hâte d’en connaître un peu plus sur l’auteur de Le Tour du monde en 80 jours, Vingt-milles lieues sous les mers, etc.

Après 3 km de marche nous arrivons devant un édifice qui semble fermé pour réparation. Pas de chance. Cela aurait été gentil de le préciser sur leur site web.

Deuxième arrêt, une visite sur l’île de Nantes pour voir un éléphant.

L’an dernier, en mai, il y avait eu à Montréal la visite de « géants »: un scaphandrier, la petite géante et un chien. Ces espèces d’énormes marionnettes motorisées sont l’oeuvre d’une compagnie nantaise, Royal de luxe.

Ils ont un éléphant impressionnant qui se balade sur l’île de Nantes. Ça vaut le détour.

Troisième arrêt, Mémorial de l’abolition de l’esclavage

Dans la photo du haut, la première phrase mentionne que 27 233 expéditions négrières ont été recensées en partance de l’Europe vers l’Amérique et les Antilles. Je sais, on en a entendu beaucoup sur l’esclavagisme et son abolition mais bon, de voir un tel mémorial avant ces chiffres astronomiques donne froid dans le dos.

Quatrième arrêt, la Cathédrale de St-Pierre et St-Paul. Construction de style gothique datant du XVe siècle.

Ces oeuvres d’architecture sont toujours impressionnantes mais l’ère du catholicisme tout-puissant qu’elles représentent me laisse toujours perplexe.

Cinquième arrêt, Musée d’arts de Nantes.

L’exposition principale est une reprise d’une exposition de 1886, au même musée, qui avait fait scandale à l’époque.

Ci-dessous, une copie de début d’un article web sur cette exposition.

Cela nous a prit un peu de temps avant de comprendre pourquoi il y avait eu scandale en1886. Ça s’explique par mon ignorance de l’histoire de l’art que je vais vous étaler sous peu.

Avant la fin du XIXe siècle, les grandes écoles de beaux-arts favorisaient la représentation de divinité ou de personnages célèbres ou encore de grandes scènes de guerre.

Les nues, entre autres, pouvaient représenter des divinités grecques et se devaient être d’une grande précision avec un cadrage qui devait correspondre à des normes pré-établies.

Or arrive Renoir et Monet avec des tableaux où l’on représente des scènes de la vie ordinaire, parfois à la campagne, avec des coups de pinceaux disons différents des lignes précises de l’époque précédente. Ça, c’est l’Impressionnisme que l’on connait.

Mais il y avait aussi, à l’époque, les débuts du Réalisme où l’on peignait aussi des scènes de la vie ordinaire mais avec une grande précision. Ainsi, le Déjeuner sur l’herbe d’Édouard Manet, représentant une femme nue avec deux hommes habillés, assis sur l’herbe, l’air de pic-niquer, aurait fait scandale à l’époque.

Il parait qu’au Salon de Paris, à la même époque, on refusait d’exposer ces peintures.

Napoléon III, en 1863, aurait alors créé le Salon des refusés pour leur permettre d’exposer leurs oeuvres.

Ironie du sort, il parait qu’il y eut plus de visites au salon des refusés qu’au salon officiel de Paris.

Drôle de scandale…

Je veux bien croire que les mouvements Impressionniste et Réaliste ont libéré l’art de certaine contrainte mais je ne comprend toujours pas pourquoi maintenant on en est à exposer des panneaux d’armoires comme chez Home Depot.

Mais qu’est-ce que j’y connais?

On termine notre voyage dans cette agréable ville grouillante de vie qu’est Nantes.

Bilan: 744.49 km

2544 m d’ascension

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