Jour 9: Ancénis à St-Brevin-les-pins
Nous quittons la belle demeure de Delphine après un bon petit déjeuner. D’abord, direction Nantes.

Nous passons ce curieux château à Oudon puis avons le plaisir de se taper un autre 7 km de « Gravel le matin ».

Juste avant de « rentrer dans la gravel », nous voyons un cycliste sur un beau vélo bleu style vintage. Il roule très bien mais nous laisse à nos pierres pour continuer sur l’asphalte.
Chemin faisant, nous rencontrons de plus grosses pierres, fixes et encore humides de la pluie de la dernière nuit.
Dans un virage, mon pneu avant dérape sur ces dites pierres et je percute le mur de cran à ma droite.
Ma manette de frein/dérailleur droite en prend pour son compte.

Je réussi à remettre le tout en place et nous repartons.
Au bout de ce sentier nous regagnons le pavé et le cycliste de tout-à-l’heure nous rejoint. Il est passé par les coteaux; plus sinueux, plus long et plus côteux mais cela a sûrement été plus beau.
Je l’interroge sur son vélo. C’est fait « custom » en acier chez la compagnie Suisse Cosmos. Il s’entraine pour le Paris-Brest-Paris (1200 km) de l’an prochain.
Nous le quittons pour reprendre l’itinéraire de la Loire à vélo.
Nous passons à Nantes, pas sur l’ile de Nantes toutefois mais sur la rive droite de la Loire.
Le pneu avant de mon amour, le bon pneu neuf de Lienz, se dégonfle!
Je regonfle le pneu et me dis qu’il y a peut-être un problème interne à sa roue, quelque chose qui accroche à l’intérieur ou autre. Alors je trouve un magasin de vélo tout près et nous nous y rendons.


Le mécano trouve un morceau de vitre dans le pneu en nous disant que c’est typique des routes de Nantes.
J’en profite pour renouveler mes réserves de chambre à air et nous réservons nos boites de carton afin de pouvoir emballer nos vélos pour le retour en avion dimanche.
Initialement, nous devions simplement rester à Nantes, une fois rendus, puisque le vol vers Montréal part de Nantes.
Ma blonde a toutefois considéré que ce serait « cool » de se rendre au km zéro de la Loire à vélo. Il faut savoir que certains font la Loire à vélo d’ouest en est alors que nous faisons l’inverse, tel que suggéré dans la guide Routard.
Nous lunchons à Nantes dans un resto/boulangerie près de la piste cyclable. Ce faisant, nous constatons l’avancement de nuages sombres venant de l’Atlantique.
Nous enfilons les vêtements de pluie et repartons.
Il tombe une très petite ondée et rapidement, je fabrique plus d’eau à l’intérieur de mon imperméable que j’en reçois de l’extérieur.
La pluie fini par cesser.
Ensuite, nous devons rejoindre la rive sud de la Loire et comme il n’y a pas de pont, nous prendrons un « bac » i-e un petit traversier.
Juste avant d’embarquer, un héron nous salue.

C’est impressionnant la variété d’oiseaux que nous rencontrons à chaque voyage à vélo. À part évidemment des moineaux et des corneilles, nous avons vu quantité de pies, de canards, des foulques, des hérons, des aigrettes, des buses, etc.
Les buses, des oiseaux de proie ressemblant à de petits aigles, sont particulièrement présentes quotidiennement.
Ma blonde dit qu’elles surveillent le moment où je vais m’écrouler avec mon vélo pour venir se nourrir de ma carcasse.
Tout est possible dans ce bas monde…
Nous sommes parvenus à l’estuaire de la Loire et l’air salin se fait sentir.



Le pont de Saint-Nazaire se dessine au loin.
À environ 1.5 km de chez « Fleur de sel », notre maison de chambres d’hôtes pour ce soir, une averse à éteindre un volcan nous tombe dessus. Nous roulons au plus vite vers la chambre et oublions complètement cette quête du km zéro.
Une fois arrivés, le remps d’une douche chaude et d’étendre tout ce qui était mouillé, le soleil se pointe.
Cela nous permettra d’aller marcher au bord de la mer avant de finir la journée en dégustant une pizza au feu de bois.


Anecdote bien française, nous avons découvert un distributeur à baguettes!



Bilan: 683.69 km
2290 mètres d’ascension
Avec les journées qu’on se tape ces temps-ci; je considère ce blog une pure provocation
😷😜
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