La Loire à vélo

Jour 4: Sancerre à Sully-sur-Loire

Nous quittons Sancerre à regrets; nous y reviendrons probablement dans quelques années.

Après une belle descente, nous retrouvons la rive de la Loire.

Rapidement, nous voyons apparaitre au loin les tours réfrigérantes de la centrale nucléaire de Belleville-sur-Loire.

Ces deux réacteurs ont une capacité combinée de 2610 mégawatts, essentiellement l’équivalent de Manic-5 et Manic-5 PA ensemble (2660 MW).

Toutefois, malgré les multiples controverses autour de la fabrication de barrages hydro-électriques, je les trouve moins effrayant que ces réacteurs.

Le chemin de la Loire à vélo prend plusieurs visages aujourd’hui. D’abord, une piste cyclable.

Ensuite, ce sera routes et ponts.

Puis nous aurons droit aux sentiers. D’abord en poudre de calcaire blanche comme neige. Les contrastes y sont absents alors les nids de poules y sont repérés par onomatopées.

Ensuite, le chemin devient un sentier digne de Compostelle.

Nous arrêtons à Gien pour le lunch.

Pour les amateurs de course à vélo, Gien est la ville intermédiaire de la course automnale « Paris-Gien-Bourges ». Cette année, il y avait une ascension chronométrée, pour le maillot à pois, à Sancerre. Guillaume Boivin participait à l’épreuve cette année.

Par la suite,nous rentrons à Sully-sur-Loire, accueillis par un magnifique château.

Le château est construit au confluent de la Sange (voir photo ci-bas) et de la Loire.

Les guides touristiques font tout un plat sur le fait qu’en 2015, quatre tapisseries datant du XVIe siècle, classées Monument Historique, seront exposées en permanence dans la chambre du roi au château de Sully.

Ces tapisseries représentent une partie de la vie complexe de Psyché, personnage de la mythologie grecque.

Mes cours de mythologie grecque datent du secondaire 2 alors j’ai réviser un peu mes connaissances.

En bref, Psyché, la troisième fille du roi de l’époque aurait été plus belle que Vénus. Cette dernière, jalouse à souhait, demande à Éros d’aller rendre, par magie, Psyché amoureuse d’un monstre affreux. Le problème est qu’Éros va la trouver tellement belle qu’il en tombe amoureux. Il s’en suit plein de péripéties dont je vous ferai grâce mais allez lire la suite sur Wikipedia ou ailleurs, vous comprendrez de quoi se sont inspiré les compositeurs de Cendrillon, La belle et la bête, La belle au bois dormant, etc.

Bref, l’idée est que Psyché est supposée être très belle. Ci-bas, une photo d’une des tapisseries représentant Psyché avec des échantillons de laine de Toison d’or (lisez l’histoire). Peut-être c’est parce que je ne suis pas un étudiant en histoire de l’art comme une de mes collègues, je ne vois pas pourquoi nous irions voir cela. J’ai l’impression que le modèle était plutôt mâle que féminin mais bon, que sais-je. La définition de la beauté diffère selon les époques, faut-il croire.

Nous serons hébergés à l’Hostellerie du Grand Sully; hôtel un peu kitch vieux français mais avec un accueille des plus cordial.

Par la suite, souper au Restaurant des Arts; nourriture correcte mais service pourrit. Par contre nous étions assis à côté d’australiens qui étaient d’excellente compagnie.

J’ai pris un petit verre de bière en apéritif.

Pas de danger pour la route puisque nous n’étions pas en voiture. De toutes façon, dans le pire des cas j’aurais pu dire à l’agent de police que je n’avais pris qu’un verre et ce, sans mentir.

Bilan: 275,6 km

993 mètres d’ascension

Définitivement notre voyage le plus relaxe à date.

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