Budapest
Pour cette dernière journée de vélo, nous avions le choix entre 134 km le long du Danube sur faux-plat descendant ou 90 km à travers les champs et villages avec environ 1000 mètres d’ascension.
Comme la vue du Danube, après quelques centaines de km devient monotone, on choisit les montagnes.
Tout ce trajet est en Hongrie.
En résumé, les paysages champêtres s’apparentent à ceux des cantons de l’est alors que les villages sont sans intérêts et l’asphalte est pire qu’au Québec après un printemps chaud sur une route bondée de semi-remorques.
Les conducteurs sont pires que les québécois cycliphobes.
Alors, toute une belle journée.
Malgré le dénivelé, les nids de poule et les chauffards, nous arrivons assez rapidement à notre destination finale.


Nous avons loué un appartement pour notre séjour à Budapest. La jeune étudiante russe qui nous accueille est souriante et nous explique très bien ce que nous devons savoir sur les diverses serrures et autres modalités de l’appartement.
Toutefois, lorsque le couple de propriétaires du bloc (d’énormes ukrainiens) voient nos vélos, ils expliquent à notre hôtesse, en russe, que les vélos ne peuvent monter à l’appartement pour des raisons peu claires.
Tout ce brouhaha se fait alors que je me dirigeais avec eux vers le bureau administratif pour effectuer un dépôt.
Mon amour, ignorant tout de cette discussion, s’affaire à monter les vélos à la chambre.
Plus tard, en ressortant du bureau, à l’instar de poissons rouges, les proprios, comme ils ne voient plus les vélos, semblent avoir oublié l’existence d’un problème quelconque. La polymédication à outrance est certainement un fléau mondial.
Après une douche rapide, on se rend en bus au magasin de vélo local qui semble le mieux équipé. On y trouve nos boites de transport très technos…

Comme nous sommes à l’heure de pointe, la propriétaire du magasin K2Bike croit que le chauffeur du bus ne nous laissera pas monter à bord. Alors, elle a la gentillesse de téléphoner au taxi en leur expliquant que nous avons besoin d’un grand taxi.
Quelques instants plus tard, une voiture-taxi de format familial se pointe.
Le chauffeur, un rocker dans la cinquantaine semble un peu offusqué de devoir baissé le banc arrière et d’avoir à réorganisé le capharnaüm de son véhicule pour que nous puissions y monter avec nos boites à vélos.
Une fois à l’intérieur, voyant des baguettes de drummeur un peu partout, je lui demande s’il est en effet drummeur, question de faire conversation et de tenter de lui rendre sa bonne humeur.
Son visage s’illumine et soudainement, il fait jouer des airs de rock hongrois dans la « stéréo » de sa voiture puis agrippe une paire de baguettes et accompagne la musique tout en contrôlant la roue de sa voiture avec sa cuisse gauche.
Je le répète, nous avons pris un taxi parce que c’est l’heure de pointe.
Et nous qui croyions que notre journée en vélo avait été hasardeuse…
Nous arrivons indemnes à la chambre, malgré tout.
Demain, visite de Budapest. La randonnée de vélo est terminée.


Bilan:
1440,9 km roulés
13 433 mètres d’ascension
Bon bin c’était pas mal du tout ce voyage. Merci d’avoir partagé.
J’aimeJ’aime