Munich-Budapest: jours 14 et 15

Melk-Vienne

On se lève tôt pour partir de Melk parce qu’on a au moins 116 km à faire et habituellement, on fait toujours un peu plus que prévu.

Nous allons suivre encore la Donauradweg.

Par contre, à un moment donné, je suis convaincu que cela nous rallonge puisque cette route suit le Danube et ce dernier fait un long méandre vers le nord alors, on coupe court au sud, parmi les villages.

De toutes façons, ça nous change le décor.

Nous sommes en plein territoire de vignes et d’abricotiers.

Arrivés à Vienne, après plus de 122 km, on est surpris de constaté qu’à l’adresse de « l’hotel » réservé sur Expedia, il n’y a qu’un immeuble à logement banal.

Je téléphone au numéro relié à la chambre et l’individu me répond qu’il nous a vu passé sur nos vélos puisqu’il se trouve à la porte d’à côté.

J’entre dans son bureau s’apparentant plutôt à un fumoir dans un chantier de construction glorifié d’un ordinateur Apple blanc devenu crème sous la poussière.

Il m’explique qu’ils sont une compagnie possédant plusieurs chambres dispersées dans la ville et que cette adresse n’est que le bureau principal.

Il m’assure qu’il m’a envoyé un couriel m’expliquant comment me rendre à la chambre avec un code pour obtenir la clé d’une boite sécuritaire.

Je lui confirme la non réception dudit couriel.

Il me répond que c’est normal, baragouinant dans un anglais à fort accent allemand. « L’internet fonctionne mal et tout mes couriels s’en vont dans les indésirables ».

Je reçois donc les instructions sur une feuille ordinaire et non repartons, quelque peu sceptiques, vers la chambre.

Heureusement, ce n’est qu’à un coin de rue.

J’obtiens la clé facilement et j’ouvre la porte de ce qui me semble être un bunker. Mais quel bunker.

Rapport qualité-prix, meilleure chambre à date. Comme quoi…

Une fois installés, on part à la recherche d’un restaurent non-autrichien.

Bingo! Nous mangerons un excellent repas au Lima56, restaurant péruvien.

Vienne

C’est dimanche…

Au levé, on cherche avidement un bon café alors que les locaux se précipitent à l’église d’en face pour la messe de 9:00. À chacun sa boisson divine.

Ensuite, en route pour le Château de Schonbrunn.

La première version de ce château date des années 1500 mais fut détruite par les turcs. Les guerres sont omniprésentes dans l’histoire de ce pays quoique les tentatives d’invasion des Ottomans (les guerres Austro-Turcs) se sont déroulées principalement en Hongrie, qui, vous vous en souvenez, faisait partie de l’empire autrichien…

De toutes façons, après les conflits, ils ont bâtit le château actuel.

Dans les années 1800, c’était la résidence d’été de François-Joseph 1er d’Autriche. La plupart des gens, incluant le scribe présent, ont oublié l’existence de ce personnage historique. Son épouse Élisabeth, par contre, tout le monde fait un « ah ouin, ça me dit quelque chose ». Surtout lorsqu’on l’appelle par son surnom, Sissi.

La visite est intéressante. Soit que vous y allez ou regardez un film de 1955 avec Romy Schneider. Ou ni l’un ni l’autre🤔.

Essentiellement, Vienne est une très belle ville, vivante et dotée d’une architecture impeccable.

Pour accélérer notre visite d’un jour, on a fait le tour guidé en calèche, appelée ici, fiacre.

À la suggestion de Robert Duchesne, nous avons acheté des billets de concert de vendeurs sur la rue, habillés en Mozart.

Nous avions de sérieuses réserves en entrant dans la soi-disant salle de concert qui s’apparentait plutôt à une salle de bingo viennoise (si telle chose existe) mal entretenue.

Je dois toutefois avoué que la qualité du concert, un mélange d’oeuvres de Mozart et de Strauss, était excellente.

Demain, Bratislava.

Bilan:

1168,9 km roulés

11875 mètres d’ascension

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