Munich-Budapest jours 7 et 8

La route alpine du Grossglockner

Un des buts du voyage était de rouler sur la plus haute route d’Autriche en côtoyant le mont Grossglockner qui domine les alpes autrichiennes à 3798 mètres d’altitude.

Afin de se garder de l’énergie, nous avons subdivisé cette section en deux jours.

D’abord il fallait se rendre dans la vallée en passant par Lienz; très beau trajet roulant jusqu’à cette ville.

Ensuite, pour sortir de Lienz, on s’attaque à un mur; voir le graphique en noir ci-dessous.

Au sommet de ce mur, après avoir forcé pour ne pas que les vélos partent à reculons durant quelques km, cet écriteau nous attendait. Veuillez lire à haute voix et vous comprendrez qu’un québécois n’aurait pu dire mieux.

Le paysage demeure toujours majestueux tout de même.

On accède ensuite à l’hôtel directement via la piste cyclable. Génial.

Le lendemain, journée de grimpe.

Départ tôt, dans la fraîcheur matinale, nous forçant à revêtir plus de linge qu’à l’habitude.

Cinq à six km plus loin et quelques virages en épingle à 10-12% nous convainquent de revenir à la tenue estivale.

La route du Grossglockner en est une essentiellement touristique; on ne rencontrera aucun routier lourd. Nous y retrouverons plutôt des « sportifs » de la cylindrée, soit à deux ou quatre roues.

La montée s’apparente au Ventoux en difficulté avec un décor toutefois complètement différent.

Il y a deux ans, lorsque nous avions fait le Ventoux, les baggages étaient restés dans la chambre d’hôtel, à Malaucène.

Cet fois-ci, les vélos étant « chargés », j’ai vraiment l’impression de tenter d’hisser une remorque de ciment au sommet de cette splendide route.

La gestion de la température ambiante, qui varia de 20 Celcius, à mi-montée jusqu’à 6 C au sommet, était pour ainsi dire, bizarre.

Alors que j’avais froid, voyez mon amour photographiée avec un sportif rencontré à environ 1800 m d’altitude.

Ci-dessous, d’autres images démontrant la variété du décors.

Finalement, le sommet, à 2504 m, nous accueille avec un resto chauffé.

Je crois que l’enneigement annuel, en ce lieu, est tout-à-fait respectable.

En mangeant notre pizza, je constate que tous les autres cyclistes présents boivent un 500 ml de bière! Ils connaissent probablement, faut-il espérer, chaque virage par coeur à la descente.

Pour ma part, je suis content d’être rester sobre puisque je réalise, durant notre descente vertigineuse avec ma bécane lourdaude, que mes freins à disque sont aussi efficaces qu’un fonctionnaire, un vendredi, avant le congé de Noël.

À un certain virage moins incliné, je réussi à m’arrêter, les deux mains en contraction tétanique sur le guidon. Quoique mon vélo de cyclotourisme, avec les baggages, ne soit pas toujours facile à rendre au sommet des ascensions, lorsque nous basculons de l’autre côté de la montagne, je vous assure que la vallée nous aspire tel un trou noir.

Les « pads » de frein sont probablement un peu usés et simplement en rétrécissant l’espace libre des « calipers », le tout me permet d’atterrir à l’hôtel en douceur.

Demain, Salzbourg.

Bilan:

523,9 km roulés

7513 mètres d’ascension

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