Par monts, par vaux et châteaux
Résumé de deux belles journées. D’abord, je dois mentionner que rouler en Bavière et en Autriche s’avère très sécuritaire et de toute beauté. Nous avons roulé environ 160 km ces deux derniers jours dans des pistes cyclables dignes de ce nom.

Bon, parfois il y avait des chemins différents mais ceux-ci étaient beaucoup moins nombreux qu’à l’habitude probablement grâce à l’application pour vélo Komoot et un regard plus fréquent sur la carte pour éviter les imbroglios.
Malgré tout…

Notre itinéraire vers le sud de l’Allemagne avait principalement deux buts: voir le château (schloss, en allemand) Neuschwanstein et amorcer notre entrée dans les alpes.
Après quelques km hors Munich, la cime de multiples sommets des alpes allemandes et autrichiennes nous surprend par sa beauté et nous accompagne jusqu’à notre destination à l’hotel Schwansee.

La journée se déroule à merveille sauf pour le vent nous giflant par tribord sur une bonne partie du trajet.
On prend une pause lunch à Weilheim puis repartons vers Schwangau, village des châteaux.

Juste avant d’arriver à l’hôtel, les châteaux de Neuschwanstein et de Hohenschwangau se manifestent sur la droite.


Alors pourquoi c’est deux châteaux sont populaires? C’est d’abord principalement relié à Louis II de Bavière (Ludwig II, en allemand).
Il a vécu de 1845 à 1886; mort à 40 ans, possiblement fou (il n’avait pas le DSM-IV à l’époque…) ou d’une tare génétique héritée de sa mère; ils aimaient être tissés serrés à l’époque, les nobles, sauf que cela faisait des enfants pâles aimant vivre à l’abri du soleil et mourant jeunes.
En bref, il a été élevé en partie dans celui de Hohenschwangau et a fait fabriquer, entre autres, celui de Neuschwanstein. Ce dernier est aussi devenu très populaire puis qu’il serait l’inspiration du château du site de Dysney World. Il aurait inspiré, parait-il, beaucoup d’autres concepts de château dans divers films et jeux vidéos mais je vous laisse faire vos recherches personnelles.
Comme je l’ai déjà mentionné dans un autre blogue (Londres), l’Europe semble en constante réparation alors, lorsque nous nous sommes approchés du château de Neuschwanstein, au lieu de voir cette image de publicité,

nous avons vu un château en réparation!

De plus, il faut savoir que tout près du château il y a le lac Swansee (lac des cygnes), d’où le nom de notre hôtel.
Mais, les plus perspicaces d’entre vous auront déjà fait le lien avec une histoire à peine plus populaire que notre hôtel trois étoiles, celle du ballet composé par Tchaïkovski: Le lac des cygnes.


On peut même les voir dans leur nid.

Tchaïkosvki, apparemment, s’intéressait beaucoup à la vie de Louis II de Bavière. L’histoire dudit ballet se passe, par ailleurs, en Allemagne. Il y a probablement eu beaucoup d’autres sources d’inspiration mais, une chose certaine que Tchaïkovski ignorait est qu’il est interdit aux loups de se baigner dans le Lac des cygnes…

Suite à ces propos très songés, on se dirige vers une autre ville olympique: Innsbruck.
Elle fut l’hôte des jeux olympiques d’hiver de 1964 et 1976; à l’époque, les jeux d’hiver étaient la même année que ceux d’été.
La beauté du trajet n’a d’égal que l’intensité de ses ascensions débiles à 14-15 %, interminables, qui vous font réaliser qu’un vélo de plus de 30 kilos, c’est lourd.




Arrivés à Innsbruck, douche, drinks et souper en planifiant la suite du voyage. Nous voulions faire du ski à Innsbruck mais le glacier est un peu en « slush » avec la chaleur des derniers jours alors, on change de projet et après une courte marche dans cette belle ville propre et tranquille, dodo et demain, en route vers l’Italie.








Bilan:
253,1 km roulés
2499 mètres d’ascension
À propos du Lac des cygnes la troupe nationale de Pologne viendra danser ce ballet à la PDA à la fin février 2019. Nous avons déjà nos billets.
Nous pourrons comparer avec le même ballet que nous avons vus à St-Petersbourg
Attention aux loups dans les sous-bois
Très belles photos
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