Rencontre avec l’Isar
Chaque fois que l’on circule en voiture sur le territoire d’un aéroport moins familier, il y a toujours ce sentiment d’hypervigilance; suis-je dans la bonne entrée, la bonne sortie, vais-je dans la bonne direction, etc.
Alors imaginez en vélo.
Sept heures et demie de vol de nuit, ayant peu dormi, nous voilà en train d’assembler les vélos dans un recoin du bel aéroport de Munich. Quoique j’ai assemblé ces deux vélos plusieurs fois, mon cerveau semble aussi organisé qu’une choucroute, rendant la tâche quelque peu ardue.
Une fois les boulons bien serrés et les pneus gonflés avec ma nouvelle pompe portative TopeakMini Morph (nette amélioration comparée aux autres génératrices de sueurs testées), nous voilà en train de rouler, tous heureux d’être contents, dirigés par Google Maps Vélo, droit sur l’autoroute!?
À croire que les concepteurs de ce logiciel ont juré notre mort.
À force de virer et rond et d’inspecter la carte et les environs, on repère un chemin plus sécuritaire puis Hélène voit un cycliste contournant l’aéroport sur une piste cyclable.
Contrairement à mon amour, je déteste les pistes cyclables; elles ont habituellement de cyclable que le nom. On y retrouve plus souvent des parturientes et leur poussette ainsi que des chiens dont la laisse fera jambette à tout vélo osant s’aventurer dans la dite piste.
Par contre, cette fois-ci, la piste n’était garnie que de vélos et s’avérait ainsi sensiblement plus sécuritaire par rapport à l’autoroute. Faut croire que peu de mère aime promener leur bébé dormant tout près de turbo jets décollant et atterrissant.
La météo est fantastique et rapidement nous rentrons dans un territoire bucolique, bordé de champs de moutarde en floraison.

Tout va bien et tout est beau! Eh bien non; une fuite se manifeste dans mon pneu avant et sous peu, on doit s’arrêter pour changer cette chambre à air. Il s’avère qu’un petit trou de rien s’est formé derrière la valve; probablement un mauvais contre-coup au mauvais endroit puisque rien n’avait transpercé le pneu vis-à-vis cela.

Quelques kilomètre après la crevaison, nous commençons à longer l’Isar; longue rivière prenant sa source dans les alpes Karwendel, au nord d’Innsbruck pour se jeter dans le Danube.

Un très long parc naturel borde la rivière et en ce dimanche ensoleillé, les locaux semblent s’y être donné rendez-vous par milliers pour pic-niquer.
Pour bien nous faire profiter de ce parc, Google Maps Vélo nous entraine dans des chemins impeccables…


L’entrée en ville sera par contre calme et aisée avec une présence piétonnière et cycliste élevée mais très peu de voiture.
Le « Anna Hotel » est accueillant et après avoir pris douches et repos, on passe à la réception pour demander de garder la chambre pour demain soir. C’est possible, nous répond la réceptionniste, mais à plus de deux fois le prix actuel. Nous sommes surpris et lui répondons que nous allons y réfléchir.
Après une petite marche et un souper bavarois ( vive la bière après le vélo), nous allons magasiner une chambre.

Nous trouvons à meilleur prix, tout près, mais un peu moins beau. Le réceptionniste de l’hôtel Meier nous explique que c’est sa dernière chambre et que les prix grimpent en flèche pour lundi et mardi parce que l’équipe de foot du Real MadridCF affronte l’équipe locale ce mardi soir. Je n’y comprend rien mais bon, faut admettre que le foot est à des années-lumières plus populaire que le cyclisme.
Bilan:
41,2 km roulés
193 mètres d’ascension


Wow. Quel beau paysage .je suis privilégié d’être la grande amie de Louise.:)))
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