Excellent déjeuner dans notre bel Hôtel Santiago puis installation quotidienne des valises pour la dernière fois et assaut final sur Lisbonne.

Une route variée nous attend. Longues descentes, longues montées, des forêts, des champs, une péninsule et deux traversiers.

Nous roulons à vive allure les premiers 64 km pour se rendre au premier traversier; celui-ci nous dépose à Sétubal.
Chemin faisant, un couple de cigognes nous salue du haut de leur grande maison.

Une fois les billets pour le traversier achetés, il nous reste à peine cinq minutes pour y monter et nous quittons le quai.

Notre petite traversée s’effectue entre l’estuaire du fleuve Sado et l’océan Atlantique.
Une réserve naturelle a été créée dans l’estuaire du Sado. Elle abrite, entre autres, des dauphins du genre Tursiops. Pour ceux et celles ayant déjà regarder la télévision en noir et blanc, Flipper était aussi un dauphin du genre Tursiops. J’ai la chance d’en voir un brièvement avant qu’il ne sonde à tribord.
Sétubal est une ancienne ville de pêcheurs de sardines.

La fabrication de Volkswagon et le tourisme y ont remplacé les sardines.
Nous devions y faire escale mais sa proximité de Lisbonne nous a poussé à en finir avec le vélo aujourd’hui.
Toutefois, l’ambiance y est agréable et une pause café en admirant le bal des traversiers est bienvenue.
Il nous reste une trentaine de km jusqu’au prochain traversier mais nous ne sommes pas au bout de nos peines.
Je l’ai déjà mentionné, Google Maps en version vélo ne fonctionne pas au Portugal. Le version voiture nous dirige souvent vers des routes à voies rapides, dangeureuses pour les cyclistes. Alors je dois me rabattre sur la version « marcheur » mais celle-ci fait fi des voies à sens unique et a la perversité de nous entrainer dans des sentiers rocailleux et pentus à souhait.
Mais nous devons continuer alors je tente de prendre un trajet assez court, coupant au travers de Sétubal pour aller rejoindre la route N-10.
Rapidement, nous sommes confrontés à des rues étroites grimpant à 13% continue sur quelques km. Pour combler le tout, ces petites rues agréables débouchent sur la version portugaise du sentier de Compostelle pyrénéen.
On reconsulte Google Maps et cette fois-ci, puisque nous sommes enfoncés dans Sétubal, l’application en mode « voiture » nous propose un chemin acceptable pour accéder à la route N-10.
Il faudra tout de même grimper à nouveau puisqu’il y a une petite chaîne de montagnes à traverser au delà de Sétubal.
Par la suite, le traffic automobile nous envahira tel un essaim d’abeilles jusqu’au traversier de Lisbonne.
Jusqu’ici, je m’étais retenu de parler des automobilistes. Je dois dire qu’en Espagne, ceux-ci étaient respectueux des cyclistes, ne nous frôlant jamais et attendant patiemment derrière nous le moment opportun pour dépasser.
Au Portugal, j’ai l’impression que les automobilistes ont envie de se farcir un cycliste au piri-piri pour tester si le goût diffère du poulet!
Nous arrivons finalement sans accident au deuxième traversier et hop, en moins de trois minutes celui-ci quitte le port puis nous dépose, quelques minutes plus tard, à Lisbonne.
À l’instar des coureurs du Tour de France aux Champs Élysés, nous envahissons la place du commerce, triomphants, heureux d’avoir bouclé plus de 1000 km depuis Malaga.

Par la suite, petit dédale usuel pour trouver l’appartement réservé par Michèle et Bruno.
Plus tard, en se baladant dans Lisbonne, Hélène et moi découvrons un resto suisse dont l’un des proprios est originaire de Hull!

Cela nous changera du poisson et nous donnera l’occasion de jaser en québécois sur le Portugal et Lisbonne.
Bilan:
1043.1 + 100.9 = 1144 km roulés
9380 + 772 = 10152 m d’ascension




passionnant bonne continuation et prudence xx
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Merci K pour ce récit fidèle d’un voyage passionnant. Pas évident, après d’aussi longues journées, de s’assoir devant ton écran d’iPhone pour composer, résumer et rechercher tout ça; parfois en pleine nuit. Tu l’as fait avec brio, comme tu as su manier le Google Maps de main de maître, à travers ruelles et escarpements.
Belle aventure; souvenirs indélébiles.
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C’était extraordinaire de le faire avec vous deux. On a été impressionnés par votre résilience face aux pépins du début. Merci de nous avoir fait confiance pour embarquer dans une aventure qui semble parfois un peu folle.
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merci de nous avoir fait voyager avec vous !! sans l effort et la chaleur !! j espère que vous avez eu quelques heures pour vous reposer !! j ai bien aimer vos photo et Karl, tu as une très belle plume !!! ce fut très intéressant !! merci pour votre voyage ,et très heureux que vous soyez de retour !! bien venue chez vous !!!
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Merci. On a eu trois jours relax à Lisbonne pour se réengraisser😬
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