C’est curieux le hasard. Rogil n’était pas une escale choisie. Nous avions tenté d’avoir une chambre à Aljezur mais il ne restait plus de place. Nous avons compris hier, en passant par Aljezur, que ce village médiéval était en fête alors ceci expliquait l’affichage complet.
Par contre, l’hôtel Alcatruz s’est avéré être parfait côté esthétique, propreté avec un buffet-déjeuner à point. Mais le côté encore plus pratique, c’est qu’il est situé exactement sur notre route. Donc pas de zig-zag dans des rues de pavés pour trouver notre chemin hors du village.

Il faut comprendre qu’en cyclotourisme, la vitesse de croisière se résume à environ 20 à 22 km/h à cause des baggages et des arrêts fréquents pour vérifier l’itinéraire. Surtout lorsqu’il faut sortir d’un village médiéval.
Alors ce matin, avec ce départ facile, on peut maintenir une moyenne de 25 km/h durant les deux premières heures.
La route est belle et l’air est frais.

Nous arrivons ainsi relativement rapidement à Vila Nova de Milfontes.


Le temps de prendre un café et de retour sur la route.
Nous suivons un trajet trouvé sur l’application Ride with GPS. Nous assumons qu’il a été pré-établi par un cycliste local.
Alors, grandes fut notre surprise et nos peurs lorsqu’au dédale des virages, nous nous retrouvons sur l’autoroute 26. Le trip tic du trajet nous dit même qu’il faut y faire 8 km.
Heureusement, l’accotement est très large et il y a une bande « vibrante » entre nous et la circulation.
On roule ce 8 km le plus rapidement possible et quittons cette zone interdite sans incident aussitôt que nous voyons la sortie pour Santiago de Cacém.
Après une ascension respectable, nous arrivons au Santiago Hôtel Cooking and Nature.

Nous avons réservé les chambres dans cet endroit seulement hier soir et ce, de façon un peu aléatoire. Une fois à l’intérieur, nous constatons que c’est le plus bel hôtel fréquenté depuis le début du voyage.
La construction est récente, décorée au goût du jour et la cuisine est en spectacle en marge de la salle à manger.
Après une douche rapide, on se retrouve dans la dite salle pour s’empiffrer de pizzas et de calzones.
Pause piscine en pm puis Hélène et moi allons prendre une petite marche avant le souper.
On constate à nouveau la multiple présence de chênes lièges dont l’écorce a été prélevée.


En discutant du sujet, au souper, avec Michèle et Bruno, on fouille Wikipedia pour apprendre que le Portugal est le principal producteur de liège.
Demain, on se rend à Lisbonne pour compléter notre dernière journée de vélo du voyage.
Bilan:
944.3 + 98.8 = 1043.1 km roulés
8576 + 804 = 9380 m d’ascension


