Levés tôt (encore), Hélène et moi mangeons des fruits en s’habillant.
Les vélos étant dans la chambre, les baggages sont montés sur ceux-ci rapidement et hop dans l’ascenseur…enfin bref, voir ci-dessous.

Bruno avait eu la chance de pouvoir laisser le sien au rez-de-chaussée mais décide de descendre celui de Michèle via l’escalier.
Les marches de marbre bien lisses l’ont fait descendre un peu trop vite. Il a du, entre autres, réaligner le guidon du beau Cervélo S3. Désolé, je ne crois pas qu’il voulait le prendre en photo.
Cet incident n’empêche pas Bruno de bien nous guider hors de la ville. De mon côté, j’avais téléchargé par erreur le trajet voiture et non vélo alors la « voix » de Google Map voulait m’envoyer à tout prix vers l’autoroute.
Rapidement, on s’éloigne de Sanlucar de Barrameda pour aller cotoyer le Rio Guadalquivir et ses marais salés.




Par la suite, on est dirigé via un parc naturel. La route, exempte de traffic, est toutefois très cahoteuse.
Après deux km de tape-cul, nous voyons un cycliste s’en venir vers, tout relaxe, à 10 mètres à droite de la route dans une belle piste cyclable; l’art d’avoir l’air imbéciles.

Le reste du parc se traverse alors plus rapidement.
Par contre, après avoir parcourus plus de 20 km, nous n’avons toujours pas trouvé de resto pour le petit déjeuner.
On inspecte la carte puis décidons de s’éloigner des rivages du Rio Guadalquivir pour se diriger vers le village de Trebujena.
Les collines, pour accéder au village, sont bordées de vigne; paysage rafraichissant.


Au village, je croise un cycliste en vélo de montagne et lui demande, tant bien que mal, où l’on peut déjeuner.
En fait, nous étions à 200 mètres de la place à restos du village. Petit déjeuner bien mérité après 30 km de vélo.
Sortie du village direction Séville. L’application Google Maps nous dit qu’il reste 70 km alors que sur la route, il est écrit 80 km pour se rendre à Séville.
Je regarde attentivement la carte et vois que Google nous fait bifurquer dans quelques km, histoire de raccourcir ce 80 km par des chemins plus « vélos ».
Quels raccourcis?!
Après plusieurs km sur une asphalte douteuse, trop loin de la route officielle pour envoir envie d’y retourner, nous voilà à nouveau sur des chemins de graviers, cahoteux et poussiéreux à souhait.

Par la suite, Google Maps nous propose encore une tradition quotidienne: la visite du cartier industriel. Faut-il croire que les gens d’affaires prennent toujours des raccourcis?

Après avoir quitté ces décors enchanteurs et risqué nos vies au travers des semi-remorques, on a le droit de rentrer dans Séville.

J’avais hâte de voir le décor enchanteur de cette ville dont l’origine date de huit siècles avant J-C.
Au lieu de cela, nous sommes accueillis par notre décor quotidien, un hôpital.
Après un petit dédale jusqu’au centre ville médiéval, nous obtenons finalement le décor voulu.

Notre logis pour ce soir, l’Hôtel boutique Elvira plaza est très bien mais il fallait voir la déconfiture des réceptionnistes lorsqu’on leur a dit que nous avions besoin d’un endroit pour ranger les vélos.
Ils n’ont pas de garage et la pièce pour consigner les baggages ressemble à un placart.
Face à cette impasse, nous suggérons de monter les vélos à la chambre.
Ce n’est pas assez grand.
On va faire avec.
Une fois le rituel post vélo quotidien complété, petit tour en ville pour visite brève.
Hélène et moi rentrons, sans le savoir, par la porte de sortie du palai Real Alcazar de Sevilla. C’est évidemment un lieu unique pour l’histoire de Séville incluant l’époque mauresque et chrétienne. Par contre, tenter de m’instruire sur une période des ibères chargée à bloc alors que je suis debout, dans une chaleur ambiante autour de 40 C, ne m’allume pas du tout. Ma blonde est du même avis.
Alors on déambule et on se laisse absorber par la beauté du décor.


Les musulmans avaient main mise ici autour de l’an 700 jusquà environ l’an 1000. Ils ont évidemment laissé leur marque sur l’architecture.
L’une des structures les plus notables est un minaret qui a été recouvert plus tard par les chrétiens, évidemment après l’an 1000 et des poussières.

Pour ceux qui veulent plus de détails, Wikipedia se fera un plaisir de vous gaver.
Nous complétons notre marche dans les petites ruelles coquettes puis, achat de fruits et sieste.


Ailleurs en ville, Michèle et Bruno s’afféraient à des occupations beaucoup plus sérieuses.

Nous soupons à deux pas de l’hôtel puis prenons un verre en faisant un micro bilan sur le voyage à date. Essentiellement, les débuts ont été dûrs mais la résilience a gagné.
Tout va bien.
Demain, dernière étape en Espagne: Huelva.
Bilan:
461.2 + 113.3 = 572.5 km
5635 + 246 = 5881 m d’ascension.



